Le faux féminisme des Femen (les dégénérées islamophobes impérialistes)

Spécialisées dans les happenings provocateurs – et soigneusement calibrés – les Femen sont sous le feux des médias français depuis leur irruption dans les manifestations anti-mariage gay à l’automne 2012. Fondé en Ukraine en 2008, ce groupe contestataire, adepte d’un « féminisme radical » (le sextrémisme), veut attirer l’attention des médias par la nudité afin de protester contre « l’abus du corps féminin ». Leurs cibles officielles : « les valeurs patriarcales qui imprègnent les sociétés industrialisées » et les religions qui oppriment les femmes. Mais leur combat se fait parfois (souvent) plus politique. Ainsi, leur dernier exploit en date a consisté à uriner sur une photographie du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, devant l’ambassade d’Ukraine à Paris. Ce nouveau « coup d’éclat », relayé sur le compte Twitter des Femen (où l’on trouve plusieurs photos du président ukrainien accompagnées d’une invitation « à pisser sur les opinions de Ianoukovitch et à le sortir du monde politique ») rappelle que ce groupe est né des turbulences de la « Révolution orange » anti-russe. Quel projet politique cache le féminisme des Femen ?

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Les Femen se font connaître en France au moment de l’affaire Strauss-Kahn/Nafissatou Diallo où trois activistes de l’organisation déguisées en soubrettes s’étaient déplacées devant le domicile parisien de Dominique Strauss-Kahn en guise de protestation (voir ici). Moins anecdotique, leur engagement contre les opposants au mariage gay. En novembre 2012 des militantes des Femen France sont intervenues à plusieurs reprises dans des manifestations contre le projet de loi prévoyant le mariage pour tous. Dans celle organisée par l’institut Civitas, les slogans (peints sur le corps) étaient particulièrement provocateurs : « Saint esprit étroit », « Fuck God » (« Baise Dieu »), « Fuck religion » (« Baise la religion »), « Fuck church » (« Baise l’Église »), « In gay we trust » (« Nous croyons en l’homosexualité ») ou « Occupe-toi de ton cul ». Après avoir arrosés des manifestants avec des extincteurs portant l’inscription « See the sperm, the Holy sperm » (« Voyez le sperme, le saint sperme »), elles sont repoussées par le service d’ordre, et certaines se plaignent d’avoir été frappées par des individus répartis en petits groupes. La journaliste Caroline Fourest qui accompagnait les activistes afin de les filmer déclare également avoir été prise à partie. En réalité ces allégations se révèleront mensongères (voir ici) ce qui n’a pas empêché Caroline Fourest et plusieurs membres des Femen de porter plainte pour « violences en réunion ». Elles recevront le soutien de plusieurs membres du gouvernement, notamment Najat Vallaud-Belkacem, (ministre du droit des femmes) ainsi que Cécile Duflot (ministre du logement). La députée socialiste Anne-Yvonne Le Dain suivie par six de ses confrères demandera même à Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, la dissolution de l’institut Civitas et cinq de leurs agresseurs présumés seront arrêtés et mis sous contrôle judiciaire. La manipulation, bien que grossière, se sera révélée payante.

Les Femen disent vouloir s’attaquer aux religions qui oppriment les femmes. Toutes les religions ? Curieusement le judaïsme, pourtant foncièrement misogyne (voir ici) et ses institutions sont totalement épargnés par le Femen, tandis que l’Islam concentre l’essentiel de leurs attaques. On ne compte plus leurs hapennings provocateurs devant les mosquées (voir ici). L’islamophobie des Femen, aux forts relents néocolonialistes, a notamment conduit au départ d’une jeune  militante tunisienne (voir ici). Comme l’association Ni Putes Ni Soumises en France (voir ici), les Femen instrumentalisent le féminisme contre l’Islam – l’un des derniers remparts contre le mondialisme – en bonnes théoriciennes du choc des civilisations. Ainsi, la fondatrice des Femen Anna Hutsol a déclaré que la société ukrainienne avait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes ». En réaction, le mouvement Muslim Women Against Femen (« Femmes musulmanes contre les Femen ») est créé en avril 2013 par des étudiantes de Birmingham qui considèrent à juste titre que les Femen sont islamophobes et impérialistes. Ce groupe lancera notamment une campagne sur Internet, avec comme slogan «Muslimah Pride » (« Fière d’être musulmane »), contre les féministes qui manifestent seins nus.

Mais leur cible privilégiée reste avant tout la Russie et son président. Les Femen dénoncent régulièrement « l’ingérence des dirigeants russes dans les affaires intérieures » de l’Ukraine. En octobre 2010, le mouvement organise ainsi une manifestation contre la visite du président russe Vladimir Poutine (voir ici). Six activistes l’accueillent aux cris de « Ukraïna ne Alina ! » (L’Ukraine n’est pas Alina), en allusion à la gymnaste Alina Kabaeva que la rumeur publique (ultérieurement démentie) présentait comme étant sa maîtresse, afin de lui signifier que Moscou n’est plus souverain en Ukraine. Lors d’une visite du patriarche Cyrille 1er de Moscou dans le pays, une militante de Femen, seins nus, s’est jetée sur lui avec l’inscription « Kill Kirill » (« Tuer Cyrille ») écrite dans son dos, l’accusant de « vouloir accroître l’influence de la Russie ». Des armes seront retrouvées dans le local des Femen (voir ici). On ne s’étonnera guère que les Femen soutiennent activement le coup d’État pro-européen actuellement en cours en Ukraine (voir ici).

Leur engagement indéfectible en faveur du camp occidental bénéficie des largesses des fonds privés et de certains représentants des milieux d’affaire européens et américains (voir ici). Le soutien est aussi parfois plus proprement politique :   la co-fondatrice des Femen, Inna Shevchenko, recherchée en Ukraine pour avoir tronçonné une croix du Christ, obtient sans peine le statut de réfugiée politique en France auprès de l’OFPRA (voir ici) avant d’être consacrée nouvelle Marianne des timbres-poste (voir ici). Comme pour la “Révolution orange” et l’actuel coup d’État en Ukraine, financés par les officines occidentales et américaines (voir ici), on ne peut que douter du caractère purement féministe et spontané des provocations post-situationnistes des Femen qui relèvent davantage des méthodes de communication modernes bien rodées que de l’agit-prop maoïste. Fausses rebelles mais vraies sionistes, les Femen sont au mieux des idiot(e)s utiles, au pire des agents conscients, de l’impérialisme occidental.

Source: Blog de Nicolas Bourgoin

LE SÉNAT VOTE LA FIN DU CDI ET TOUT LE MONDE S’EN FOUT !

Dans 1984, la dictature décrite par Orwell utilisait des slogans comme: « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. » 
Tout aussi fort, le hollandisme révolutionnaire ajoute ceci : « La fin du CDI, c’est la sécurisation de l’emploi. »

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Par Frank Vinrech, boulevard Voltaire

14 mai 2013, la loi sur « la sécurisation de l’emploi » a été votée au Sénat, par 169 voix contre 33. La fin du CDI et tout le monde s’en moque…Pas une manifestation dans la rue, nada ! Pas le moindre sénateur pendu non plus… Les moutons ne voient pas l’abattoir que l’on construit devant la bergerie.



Le CDI vous préservait des licenciements sauf en cas de « cause sérieuse et réelle ». En clair, à moins d’une faute grave ou d’une inaptitude au travail, la seule chose que pouvait tenter votre patron était de vous pousser au suicide comme chez France Télécom…


Aujourd’hui, le boss pourra vous virer pour avoir refusé de changer de poste, pour avoir refusé de changer de lieu de travail, y compris de l’autre coté de l’Hexagone… Ou simplement s’il vous juge « incompétent » !



Le CDI prévoyait l’impossibilité de baisser votre rémunération sans votre accord. Le boss pouvait demander. Certains ont essayé… 
Grâce à notre Sénat, refuser une baisse de salaire (jusqu’au SMIC) devient un motif valable pour vous faire pointer à Pôle emploi (article 18 de l’accord national interprofessionnel – ANI).



Finalement, c’est quoi cette… chose ? 
Rien de moins que la mise au pas de la France par la Commission européenne en matière de droit du travail et la destruction d’un acquis vieux de 20 ans.
 C’est l’échine courbée jusqu’à la brisure de vertèbres devant l’ultra-libéralisme. Un grand jour pour le MEDEF.



Comme d’habitude, les travailleurs ont été trahis par plusieurs syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) puisque cette loi n’est que la retranscription de l’ANI signé entre lesdits syndicats et le patronat le 11 janvier 2013. FO et la CGT l’ont refusé, encore heureux…


Chaque fois que les syndicats parlent des organisations patronales comme « des partenaires sociaux », c’est déjà joué.



Dans 1984, la dictature décrite par Orwell utilisait des slogans comme: « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. » 
Tout aussi fort, le hollandisme révolutionnaire ajoute ceci : « La fin du CDI, c’est la sécurisation de l’emploi. »



Au Sénat, les communistes sont les seuls à avoir voté contre.
 Comme à son habitude, l’UMP a botté en touche, intrinsèquement lâche, en choisissant de s’abstenir. Il ne faudra pas les oublier ceux-là non plus, le jour du grand nettoyage au Kärcher de la scène politique.
 Comme à son habitude, c’est le PS qui s’y colle pour faire reculer les acquis sociaux…

Mali: les dessous impérialistes d’une intervention franco-américaine

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« Au Mali, les menaces d’intervention américano-françaises [visent] à profiter de la déliquescence [de l’Etat] sous domination continue depuis les indépendances [afin de] réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse».

Par Mireille Fanon-Mendes-France, experte à l’ONU et présidente de la Fondation Frantz Fanon – Médiapart

L’écoute attentive du discours des deux candidats à la présidence des Etats-Unis a confirmé l’orientation stratégique de déclencher une nouvelle guerre, aux conséquences totalement imprévisibles, contre l’Iran. Dans ce but, l’establishment américain et ses médias n’hésitent pas à instiller l’idée que ce pays est sur le point de finaliser la bombe nucléaire. Dès lors serait un danger pour l’ensemble du monde mais particulièrement pour l’Etat d’Israël, dernier rempart moyen-oriental d’un Occident dont l’influence se contracte irrésistiblement et dont le modèle libéral est entré dans une crise terminale.

Les Etats-Unis se posent en gardien de la paix et de la sécurité internationales. Ainsi qu’on a pu le voir en Irak où leur intervention a été imposée à la communauté internationale par le mensonge, en Afghanistan où celle-ci a été justifiée au nom de la démocratie et contre la situation faite aux femmes, les Etats-Unis ont bien l’intention d’attaquer l’Iran dès que leur calendrier sera en cohérence avec celui de l’Etat d’Israël. Mais, entretemps, Washington ne perd pas de vue son objectif principal: contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète. Et dans ce conflit encore feutré mais qui pourrait se transformer en guerre chaude, l’Afrique est le continent de tous les enjeux. Le rapport «Horizons stratégiques» publié par le Ministère français de la Défense, avril 2012, anticipe cette éventualité et s’inquiète du face-à-face Chine-Etats-Unis: « enfin, sans conduire à une logique bipolaire, le format de la relation sino-américaine devient, qu’on le souhaite ou non, l’enjeu de la gouvernance de demain ».

C’est bien sous cet angle que doit être évaluée la situation du Mali et les menaces d’intervention américano-françaises. Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse. Dans ce jeu géostratégique, le Mali devient otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens. Ceux-ci souhaitent porter partout la guerre sans fin, de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation. En répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain, les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis et Africom

La première étape pour les Etats-Unis qui avaient compris que l’ancienne puissance coloniale de l’Afrique francophone, la France, n’avait plus les moyens de jouer le rôle de soutien et de protecteur effectif des transnationales implantées pour capter les ressources naturelles indispensables à leur domination économique, était d’implanter des bases Africom. Il y a six ans, les Etats-Unis, par le biais d’Africom, ont décidé d’un cadre militaire spécifique au continent afin de faciliter sa mise sous tutelle.

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Appel à la lutte contre Bachar al-Assad : une trahison de plus pour le syndicalisme français

Dans une déclaration commune du 5 décembre 2012, les syndicats CGT, FSU et Solidaires ont clamé leur soutien au « peuple syrien » et appelé « la communauté internationale à redoubler d’efforts et de détermination pour que soient enfin respectés les droits humains et que cesse cette barbarie ».

On l’aura deviné, il ne s’agit en aucun cas d’un élan de solidarité réelle avec le peuple syrien, mais bien d’un appel à l’ingérence humanitaire, paravent gauchiste et larmoyant de la campagne d’attaques d’États étrangers (au premier rang desquels : la France) contre le gouvernement de Bachar al-Assad par l’intermédiaire du djihadisme sponsorisé. Bref, une exhortation à la destruction par le menu de l’une des dernières nations proprement souveraines du Moyen-Orient.

En ce qui concerne les objectifs de lutte de nos syndicats, on ne peut que rester perplexe. D’abord, leur soutien à l’impérialisme des pays de l’OTAN fait tâche. Il n’est plus à prouver que l’atlanto-sionisme (car Israël a bien un rôle déterminant dans la politique atlantiste) a été dans le monde l’idéologie la plus mortifère de ces vingt dernières années. On ne compte plus les centaines de milliers de morts générés en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye par la puissance militaire des Anglo-Saxons et de leurs vassaux européens.

Mais rappelons également aux syndicats une réalité qui les concerne peut-être plus directement encore et qu’ils semblent avoir « oubliée » : l’OTAN est in fine le bras armé du pouvoir bancaire. Continue reading

Syrie : Les erreurs de calcul de la Turquie !

par Dr Amin Hoteit ( libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite)

Quand la Turquie s’est préparée à son rôle de « Directeur Régional pour la Recolonisation » en tant que « puissance néo-ottomane» ou « califat islamique moderne », elle a cru que son chemin serait sans encombres étant donné l’absence de stratégie arabe, l’isolement de l’Iran, et l’évolution des conditions régionales ayant rendu Israël incapable de  tenir son propre rôle consistant, selon les théories de Shimon Peres, à promouvoir  l’idée d’un « Nouveau ou Grand Moyen-Orient »  fondée sur « la pensée sioniste » et « l’argent arabe ».

La Turquie a vraiment cru que telle était la meilleure façon de s’assurer le leadership de la  région pour commencer, puis celui du monde musulman ensuite… confortée en cela par ses atouts économiques, ses bonnes relations avec les peuples de plusieurs États indépendants d’Asie centrale, son passé Musulman doublé Continue reading

Les facteurs géopolitiques de la guerre impérialiste contre la Syrie (Deuxième partie: L’Ancien ordre du Moyen-Orient )

par Fida Dakroub

Généralités

Beaucoup de malheur a surgi de ce monde par la confusion et les choses tues[1]. On publie ouvrage sur ouvrage, article sur article, la plupart même cinq ou six fois pour qu’ils ne se perdent pas au cours du long chemin de la prétendue « révolution » syrienne, dont les héros auraient assiégé, depuis un an et quelque, le « tyran de Damas » dans son Grand sérail de despotisme et de tyrannie. Analyses préalables, analyses incidentes, analyses, intérieures, analyses subsidiaires et autres essentielles sont, à chaque instant, soulevées en très grande prolifération.

À propos de chacune de ces grandes et petites analyses, les animateurs de télévision engagent régulièrement, sur les grands écrans, d’entretiens avec des professeurs en sciences politiques, des experts spécialistes des affaires syriennes, des présidents de centres de recherche sur le Proche-Orient, des charlatans orientalistes devenus experts en géostratégie proche-orientale après avoir lu « Tintin et les cigares du Pharaon ». Tout ce bruit, ce brouhaha, ce qu’en-dira-t-on, ce bâillement, ce ronflement, à la radio, à la télé, sur internet, dans les salles à manger, tous ceux-ci constituent des « grands débats » sur le « Printemps arabe » et la prétendue « révolution » syrienne, précisément. Ce sont surtout ces « docteurs » en shamanisme proche-oriental que les médias de l’ordre ont coutume de consulter chaque fois que l’on veut reproduire l’imagerie typique du « despotisme » arabe face à la « démocratie démocratique » de l’Occident.   Cependant cette fois-ci, nous voyons ces mêmes « docteurs », qu’on a tant consultés, se précipitent devant les caméras des médias de l’ordre, diffuseurs de la propagande impérialiste, non pour accuser les Arabes d’un « penchant inné au despotisme », mais au contraire, pour les glorifier et les féliciter de leur « printemps », considéré par les fanfarons de l’impérialisme comme l’« incarnation suprême » de l’achèvement total de la démocratie bourgeoise occidentale. Plaudite, acta est fabula ![2] Continue reading

Pourquoi je ne voterai pas pour Jean Luc Melenchon aux élections présidentielles de 2012

J’ai longtemps pensé à voter pour Jean Luc Mélenchon aux élections présidentielles de 2012. Surtout après la lecture de plusieurs de ses livres. En effet, son discours me séduisait: Redonner à l’Homme une place centrale dans la société au détriment du capital et de la haute finance. Oui, je suis pour. Qui ne l’est pas? Mis à part ceux qui détiennent le “capital” puis dirigent et bénéficient des profits extraordinaires de la haute finance?

Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon? La raison est très simple. Et vous la comprendrez en lisant le courriel que je lui ai adressé le 18 Mars 2011 suite à son passage dans l’émission de Jean Jacques Bourdin sur RMC. Bien entendu, ce mail est resté sans réponse malgré 7 relances. Si vous aussi vous souhaitez obtenir une réponse au sujet que j’aborde dans ledit courriel, vous pouvez “tenter” de contacter Jean Luc Mélenchon à l’adresse qui suit:

jean-luc.melenchon@europarl.europa.eu ou comme je l’ai également fait, en passant par son site: http://www.jean-luc-melenchon.fr/contact/

Email à Jean Luc Mélenchon du 18/03/2011

Sujet: Résolution UNSC

Monsieur Melenchon,

Je vous ai entendu ce matin 18/03/2011 sur RMC (émission de M. Bourdin). Et tenais simplement à vous dire à quel point je suis déçu par votre position sur la question Libyenne!

Je vous pensais proche du peuple, et désireux d’œuvrer pour ce dernier, en dénonçant les manipulations incessantes auxquelles se prêtent nos medias. Egalement, en dénonçant les manipulations et leurres auxquels nous soumettent nos dirigeants.

Après lecture de “L’autre Gauche” et “Qu’ils s’en aillent tous”, il ne faisait aucun doute que mon vote irait au Front de Gauche. Bien que je notais déjà une certaine faiblesse en matière de politique extérieure. Ce vote, vous l’avez perdu ainsi que celui de tous mes proches. Malheureusement, nous n’avons plus d’autres alternatives que l’abstention.

Votre Xénophilie affichée et démagogie ne suffisent plus.

Revenons sur la question Libyenne : je n’ai pas la prétention de vous apprendre les enjeux poltico-stratégiques et énergétiques de ce pays. Ni de vous apprendre l’histoires de ces « pseudo » mouvements rebelles, organisés depuis Washington, et financés par des agences gouvernementales et ONG (Notamment la N.E.D …)

Je trouve tout simplement déplorable la récupération médiatique que vous faites de cette situation, en profitant d’une population (FRANCAISE) totalement désinformée et soumise à une féroce propagande médiatique. Je m’explique : la résolution est présentée comme ayant un but « humanitaire » et également un but de venir en aide aux « révolutionnaires ». Et donc, le front de gauche qui prône la révolution, s’engouffre dans la brèche en disant que bien sur, il faut soutenir les révolutions populaires !

Une démarche honnête, venant d’un homme tel que vous, un intellectuel, se disant proche du peuple, transparent, dénonçant les « autres » politiciens, aurait été de revenir en détail sur l’histoire de la Libye (depuis que Kadhafi la dirige) et d’approfondir un peu plus vos recherches au sujet de ces pseudo-révolutions. Et d’exposer par la suite un avis avisé sur la question.

Aussi, depuis quand une intervention militaire est une bonne chose pour un peuple ? Vous expliquiez ce matin, que vous étiez contre l’intervention en IRAK (1ère et 2nde guerre du Golfe). Bravo Monsieur Melenchon, merci de rappeler ces faits, qui soit dit en passant, ne sont pas spécialement glorieux, il s’agissait là de ne pas soutenir une démarche américaine criminelle, quoi de plus normal ? Vous ajoutez également qu’il s’agira d’une intervention « light », il ne s’agira que de clouer au sol l’aviation Libyenne. Une chose semble vous échapper. Non, elle ne vous échappe pas. Vous êtes tout simplement du même acabit que ces « politiciens » que vous aimez critiquer. Kadhafi a regagné le contrôle du pays, et est donc aux commandes de l’armée. Dans ses nombreuses déclarations, il montre une détermination sans faille et promet de se battre jusqu’à « la dernière goutte de son sang ». Et donc, cette intervention « light », vous le savez très bien, deviendra par la force des choses une opération sanglante. Qui ne bénéficiera à aucun Libyen. Ni rebelle, ni pro-gouvernement. Elle provoquera une déstabilisation comme celle que nous voyons en Irak. Et ceci, servira les intérêts de ces « élites » qui apparemment vous répugnent (TOTAL, BP, ETC…)

A ce moment là, peut être aurez vous l’occasion d’une seconde récupération politique en dénonçant l’enlisement ?

Pensez bien que si je prends le temps de vous écrire ces mots, c’est que ma déception est grande. Il ne s’agit pas de simples diatribes sous le coup de la colère. Je souhaite très sincèrement que ces quelques lignes vous fassent réfléchir, et qu’elles suscitent votre envie d’approfondir le sujet, et d’avoir une approche intellectuellement plus honnête.

Je reste à votre entière disposition pour continuer cet échange

Bien respectueusement,

MKERone

Mensonges et vérités sur la Syrie

Formé à Paris sous l’égide de la France, le Conseil national syrien entend renverser le régime du président Bachar el-Assad. Il est présidé par Burhan Ghalioun, professeur de sociologie à l’université de la Sorbonne (ici avec Alain Juppé, le 23 novembre 2011)

 Par Thierry Meyssan

Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d’une extrême gravité qu’ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s’interrogent sur le bien-fondé d’une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car —avec l’appui du Réseau Voltaire— certains sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l’ampleur de la propagande de l’OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l’état de la guerre médiatique.

En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des événements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des événements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir Continue reading