Syrie : « Les attentats de Paris sont le résultat de la politique étrangère française »

Bashar al-Ja’afari

La Syrie déclare que les attentats commis à Paris ont été commis par des terroristes qui bénéficiaient précédemment du soutien des dirigeants occidentaux et français.

Interviewé par Press TV, l’ambassadeur syrien aux Nations-Unies, Bashar al-Ja’afari, a déclaré que le soutien de l’Occident au terrorisme en Syrie a eu pour résultat un effet boomerang sur la France.

« La France paie aujourd’hui le prix de ses politiques irresponsables vis-à-vis de la crise syrienne », a déclaré al-Ja’afari.

Mercredi, des hommes armés et encagoulés ont pris d’assaut les bureaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, assassinant douze personnes. Plusieurs éminents imams de France ainsi que le Vatican ont publié une déclaration conjointe pour condamner ces attaques.

Ja’afari a déclaré :

“À plusieurs reprises, nous avons mis en garde le gouvernement français concernant le fait de collaborer avec des terroristes, de s’en servir à des fins géopolitiques. Et nous les avions prévenus qu’un jour, cette politique se retournerait contre eux.”

Il a ainsi cité les déclarations de l’ancien ministre de l’Intérieur et actuel Premier ministre de France, qui déclarait en 2013 : « Je ne peux pas, en tant que ministre de l’Intérieur, empêcher des djihadistes français d’aller en Syrie et d’accomplir leur djihad ».

“Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, avait effectué des déclarations bien plus graves en 2012. Il avait alors déclaré que les djihadistes islamistes faisaient du bon boulot en Syrie. Désormais, ils les qualifient de terroristes car maintenant ils tuent des Français. Mais lorsqu’ils tuaient la population syrienne, l’État français les considérait comme de nobles djihadistes.”

Des centaines de citoyens français ont rejoint les rangs de groupes militants takfiristes en Irak et en Syrie. Ils ont également appelé à mener des attaques contre la France.

Une vidéo publiée par Daesh à la mi-novembre montrait trois Français pseudo-djihadistes brûler leurs passeports et appeler les autres Français à les rejoindre ou à mener des attaques sur le sol français.

Une autre vidéo montrait une exécution effroyable menée par un citoyen français provenant d’un petit village de Normandie.

Selon des rapports, près de 1 000 Français provenant de différents horizons ethniques et sociaux auraient quitté la France pour rejoindre les milices takfiristes en Irak et en Syrie.

Source: Quenel +

Sommes-nous en pleine guerre de religion en Europe ou s’agit-il juste d’une énième opération sous faux drapeau ? Par Gilad Atzmon

Le massacre en France a été un crime dévastateur contre la liberté et le droit de rire.

Mais a-t-il réellement été exécuté par un groupe de musulmans irrationnels et lunatiques qui ont décidé de tuer sans pitié parce qu’on se moquait de leur prophète ?

Le peuple français devrait se demander ce qui a amené des membres de leur société à commettre un tel meurtre de sang froid à l’encontre de leurs concitoyens.

La France devrait se demander pourquoi elle a déversé des bombes sur les musulmans. Qui a préconisé avec ferveur ces guerres « interventionnistes » ? Quel fut par exemple le rôle de Bernard-Henri Lévy, l’avocat principal de la guerre contre la Libye ?

À quoi rimait cette agitation française contre la Burka ? Qui a mené cette guerre à l’encontre des musulmans au cœur de l’Europe ? Est-ce que c’était vraiment au nom de la tolérance ?

La liberté et le rire sont en effet précieux, mais n’est-ce pas le gouvernement socialiste français qui s’est acharné à harceler et à interdire le meilleur et le plus brillant comédien en France, Dieudonné M’bala M’bala, parce qu’il faisait de la satire à propos de la religion de l’Holocauste ? Qui a poussé le gouvernement français à prendre des mesures aussi sévères contre un artiste ; n’était-ce pas le groupe de pression juif du CRIF ?

Si l’Europe veut vivre en paix, elle devrait considérer le droit des autres nations à pouvoir vivre en paix. En cédant aux caprices du Lobby, nous avons lié le destin de Paris à celui d’Alep ; Dieu nous en préserve.

Mais il y a un récit alternatif qui retourne notre perception de ce désastreux massacre parisien. Continue reading

L’axe de l’espoir, de Pékin à Beyrouth, en passant par Moscou, Téhéran et Damas

La stratégie états-unienne, imaginée par Zbigniew Brzezinski, de soutenir l’obscurantisme islamiste pour lutter à la fois contre les politiques musulmanes progressistes et contre la Russie a suscité une alliance pour lui résister. Désormais, la Chine, la Russie, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah sont contraints de faire bloc pour survivre. En définitive, observe André Chamy, le piège se retourne contre celui qui l’a posé.

Dokou Oumarov, émir d’Al-Qaïda au Caucase du Nord, était chargé de paralyser la Russie durant les Jeux Olympiques de Sotchi, pendant que l’Otan changeait le régime en Ukraine.

Islam contre islam…

L’Iran, la Syrie et le Liban grâce au Hezbollah et à ses alliés, considérés par les occidentaux depuis des années comme une source du Mal, en raison de leur soutien à ce que l’Occident appelle « le terrorisme », n’ont pas fini de faire parler d’eux. Après un traitement individuel pour chacun d’entre eux en fonction des clivages politiques dans la région, un axe s’est mis en place qui commence aux portes de la Russie et de la Chine pour finir à celles de Tel-Aviv.

Cet axe trouve ses racines dans la politique occidentale réservée à cette région du monde. Les États-Unis, suivis des principaux pays occidentaux, ont décrété la manière dont leurs intérêts économiques devaient être préservés coûte que coûte. Cette politique partiale a généré au fil des années des tensions, source de conflits armés et de combats de rue qui n’en finissent pas d’alimenter les journaux télévisés.

Cette politique, inscrite dans la durée, a été être mise en œuvre avec l’appui d’acteurs locaux. Toutefois, une accélération s’est opérée après la chute du Mur de Berlin, vécue comme un événement historique, ce qui est évidemment le cas, mais qui a marqué l’avènement d’une stratégie agressive et méprisante à l’égard du Proche-Orient.

L’URSS ayant disparu, les pays de la région ne pouvaient plus rien espérer comme autre salut que de s’en remettre à la volonté occidentale, et notamment à celle des États-Unis. Au lieu de tirer profit de cette position privilégiée d’arbitre, ces derniers et certains pays occidentaux allaient privilégier l’écrasement et la domination du « Proche-Orient élargi », à travers des interventions directes en Irak, en Afghanistan, mais également au Liban, au Yémen, dans le Maghreb avec l’intention déclarée d’intervenir en Syrie et en Iran.

Les États-Unis savent, depuis les années soixante dix, suite au choc pétrolier, qu’ils doivent contrôler les sources de matières premières, tout particulièrement celles du pétrole, ainsi que les voies d’acheminement de ces ressources, car ils ont fait l’amère expérience de découvrir cette nécessité vitale tant pour leur économie que pour le confort de leurs citoyens.

Les avis des experts divergent dans l’évaluation des réserves en gaz et d’hydrocarbures, mais une idée reste constante, celle du caractère épuisable de ces trésors qui se trouvent selon eux entre les mains de bédouins cupides qui n’ont que faire de l’utilisation qui sera faite de leur or, dès lors que leurs loisirs et plaisirs sont financés.

À l’heure où les « chocs de civilisation » de Samuel Huntington ont remplacé la Guerre froide, l’islamisme est devenu pour les États-Unis le nouvel ennemi utile, « allié » à eux, en quelque sorte, contre l’Europe. Pragmatiques et opportunistes, ils ont vu dans le mouvement islamique une « lame de fond », et ont choisi de jouer la carte musulmane pour mieux contrôler les artères de l’or noir. Cet allié dangereux qu’est l’islamisme, ils avaient pressenti son intérêt bien avant l’implosion du communisme.

À partir des mêmes années 1970, les États-Unis vont soutenir les extrémistes islamistes, des Frères musulmans syriens aux islamistes bosniaques et albanais, des Talibans à la Jamaa Islamyah égyptienne. L’on évoqua même leurs liens avec le FIS (Front islamique du salut, devenu le groupe violent « GIA ») en Algérie. Ils ont choyé les wahhabites à la tête de la monarchie pro-US d’Arabie Saoudite qui finance la quasi-totalité des réseaux islamistes dans le monde. Ils ont joué les apprentis sorciers, et les mouvements fondamentalistes qu’ils croyaient manipuler se seraient parfois retournés contre le « grand Satan » pour réaliser leurs propres objectifs.

En revanche, les USA ont abandonné ou voulu neutraliser les pays musulmans susceptibles d’acquérir une puissance politique et une relative autonomie. Songeons au président Jimmy Carter abandonnant le Shah, alors que l’Iran était en train de devenir maître de son pétrole. À cela se rajoute la volonté d’écraser toute velléité d’indépendance même intellectuelle des pays arabes laïques tels que la Syrie, l’Égypte ou l’Irak.

Jouer avec l’islamisme s’est fait au détriment des mouvements laïques pouvant représenter une alternative à l’islam politique radical, celui-ci redevenant une valeur refuge après chaque échec dans cette région. Cependant, cet « islamisme » n’est évidemment pas à confondre avec la République « islamique » d’Iran qui a un parcours atypique. D’ailleurs, plusieurs auteurs de travaux de qualité sur les mouvements islamistes font parfois l’erreur de confondre la République islamique d’Iran avec les islamistes, alors qu’ils n’ont rien de commun, si ce n’est le fait de revendiquer la référence à l’islam et à la charia. La différence fondamentale vient de la définition même de l’islam politique prôné par les uns et les autres.

Tout les sépare fondamentalement, et si effectivement les États-uniens n’ont pas fait grand chose pour sauver le Shah, cette attitude était justifiée selon eux par des raisons stratégiques, car l’Iran ne devait d’après eux en aucun cas devenir une grande puissance régionale. Ce qui expliquera que quelques temps après la chute du Shah, les États Unis aient initié la guerre menée par Saddam Hussein à l’encontre de son voisin, ce qui permettait de ruiner les deux seuls pays qui pouvaient exercer une influence déterminante dans la région du Golfe. Continue reading

Syrie: Al-Qaïda déclare la guerre à l’Armée syrienne libre

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Le groupe d’opposition syrienne Etat islamique en Irak et au Levant, branche irako-syrienne d’Al-Qaïda, a annoncé le début des hostilités contre son ex-allié, l’Armée syrienne libre (ASL), rapporte samedi le quotidien Al-Watan Al-Arabi.

C’est la première confrontation ouverte au sein de la rébellion syrienne. Selon une déclaration du groupe mise en ligne sur un site extrémiste, l’Etat islamique en Irak et au Levant projette une “opération punitive” contre  l’Armée syrienne libre dans la banlieue est d’Alep.

“Cette campagne baptisée Lutte contre le mal visera les agents du régime syrien ainsi que les membres de l’Armée syrienne libre qui perpètrent des attaques contre les militants de l’Etat islamique”, lit-on dans la déclaration.

Le journal fait également état de nombreuses actions de protestation organisées par la population civile dans la région d’Alep, sur les territoires contrôlés par les rebelles.
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Syrie – Identification des enfants morts dans la ghouta

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Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.

Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent [1].

On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).

Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.

Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.

Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues de familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.

[1] « À propos des vidéos du massacre du 21 août », Réseau Voltaire, 30 août 2013.

Source: réseau Voltaire

l’histoire des deux missiles tirés par la «Brigade de l’Islam»

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Pourquoi les Occidentaux et les Américains se sont-ils abstenus d’accuser le régime syrien d’avoir fait usage des armes chimiques dans la Ghouta de Damas ?

«La délégation russe a fourni aux missions occidentales et américaines lors de la réunion extraordinaire de l’Onu une version de l’attaque à l’arme chimique survenue le 21 août dans la banlieue est de Damas», rapporte le quotidien libanais Assafir dans son édition de vendredi 23 août citant des sources arabes.

Cette version, qui n’a pas été rendue publique, a été étayée par des documents et des images satellitaires des lieux de l’incident et de la région de Ghouta.

Selon les sources, les Américains n’ont avancé aucun document qui contredit la thèse russe vu que les images prises par les satellites US aboutissent au même résultat : C’est l’opposition syrienne qui a perpétré l’attaque à l’arme chimique. De ce fait, les Occidentaux n’ont pas pointé du doigt le régime et se sont contentés de demander un élargissement de la mission de la commission d’enquête internationale.

Une brigade relevant de l’opposition syrienne baptisée «Liwaa al-Islam» et dirigée par Zahran Allouche a tiré depuis la région de Douma le 21 août à 1h35 deux missiles de fabrication locale et contenant des produits chimiques.
Cette brigade est l’une des plus importantes bandes armées dans la Ghouta où environ 25 mille combattants sont déployés dans les villages de Arbin, Zamalka, Saqba, kafarnabt, Ein Tarme et Maazamiyeh. L’un des projectiles s’est abattu dans la région de Joubar alors que le second est tombé dans une zone située entre Arbin et Zamalka.
Le tir des missiles est une riposte à l’opération d’envergure baptisée «Bouclier de la ville» lancée par l’armée arabe syrienne aux entrées de Damas.
Mercredi, l’artillerie des forces gouvernementales avait commencé à 1h00 du matin à pilonner les bastions des miliciens alors que les chars et les forces d’infanterie avaient avancé à 6h00 vers Joubar pour attaquer les positions des groupes terroristes. Treize brigades extrémistes se sont mises à la disposition du Front al-Nosra pour combattre l’armée syrienne dans cette zone.

Selon des sources concordantes, les miliciens relevant du «Front de la conquête de la capitale» se sont retirés de Joubar à 1h00 quelques minutes avant la chute du missile sur la région. Ce qui justifie la présence de quelques dépouilles des combattants parmi les victimes du carnage, en comparaison avec le lourd bilan des citoyens morts.

Source : Assafir, traduit par l’équipe de Alahed

Les rebelles syriens utilisent des produits chimiques contre les troupes du gouvernement

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L’armée syrienne découvre des agents chimiques dans des tunnels rebelles près de Damas

Les rebelles syriens ont utilisé des armes chimiques contre les forces du régime dans la banlieue de Damas, à Jobar, où les soldats ont découvert des stocks d’antidotes d’empoisonnement toxiques, rapportent des médias d’état.

Les soldats de l’armée syrienne ont en effet trouvé des agents chimiques lorqu’ils sont entrés dans des tunnels rebelles dans la banlieue de Damas, à Jobar excactement, selon les télévisions syriennes, ajoutant que certains d’entre eux avaient commencé à suffoquer. Des ambulances ont été dépêchées sur place pour soigner les soldats qui étouffaient.

Cette même source a ajouté que les troupes de l’armée se préparaient à lancer un assaut dans la banlieue où les rebelles sont soupçonnés se trouver, rapporte Reuters.  

Ghisham Doyle pour WikiStrike

Source: RT