Le vent de l’Histoire tourne : L’Argentine prouve qu’il y a une vie après la “mondialisation inévitable” et que l’avenir n’est pas dans la destruction des États

Le gouvernement argentin vient de décider, ce 16 avril 2012, d’exproprier le groupe espagnol Repsol de sa participation dans la compagnie pétrolière argentine YPF, qui est donc renationalisée.

Cette nouvelle décision fait grimper aux rideaux le gouvernement de Madrid qui y dénonce une attaque contre les « intérêts espagnols ». Mais elle s’inscrit en réalité dans une politique de longue haleine, mise en œuvre depuis dix ans par le président de la République Nestor Kirchner puis par sa femme qui lui a succédé à ce poste.

Cette politique « néo-péroniste » est approuvée par une très grande majorité du peuple argentin : elle consiste à rendre à la République argentine sa souveraineté et son indépendance nationales, et sa capacité à assurer la justice sociale entre ses habitants. Ses succès sont remarquables.

RAPPEL DE L’HISTOIRE RÉCENTE DE L’ARGENTINE

Tout au long des années 90, l’Argentine avait appliqué, sous la présidence de Carlos Menem et à la demande du FMI, une politique ultra-libérale de privatisation à outrance de toute son économie.

Cette politique fut assez comparable à celle dont sont actuellement affligés la France et les pays de l’Union européenne, sous les exigences du même FMI et de la Commission européenne. Dans l’Argentine des années 1990, comme dans la France des années 2000-2010, les médias et les politiciens ne cessaient d’expliquer au peuple argentin qu’il était nul, et que son salut collectif ne viendrait que des « réformes indispensables » consistant à vendre à des groupes privés étrangers tout ce qui appartenait au peuple argentin.

Cette ultra-libéralisation de l’économie argentine a certes provoqué l’enrichissement d’une partie de la population pendant quelques années, et surtout une débauche de consommation.

Mais elle a aussi et surtout entraîné une autre partie de la population dans la pauvreté (environ 20% de chômeurs officiels vers 1998) , avant de provoquer une hyper-inflation et une crise économique et financière de très grande ampleur à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Continue reading

Venezuela respalda nacionalización de recursos naturales de Argentina

Este lunes la presidenta de Argentina, Cristina Fernández, anunció la nacionalización de la industria petrolera YPF, que era manejada por la española Repsol

El Gobierno Bolivariano, dirigido por el presidente de la República Bolivariana de Venezuela, Hugo Chávez, respalda la decisión de nacionalización de los recursos naturales de la República de la Argentina, que este lunes anunció la recuperación de la industria petrolera YPF.

Venezuela fijó esta postura a través de un comunicado:

República Bolivariana de Venezuela

Ministerio del Poder Popular para Relaciones Exteriores

Comunicado

El Presidente de la República Bolivariana de Venezuela, Comandante Hugo Chávez, saluda y respalda la decisión anunciada por el gobierno de la Presidenta Cristina Fernández, de nacionalizar la principal empresa petrolera argentina.

El gobierno de la República Bolivariana de Venezuela resalta la vigencia de la doctrina de manejo soberano de los recursos naturales, especialmente los recursos energéticos, ratificando así el rumbo que nuestros países estamos construyendo tanto bilateralmente como en el seno de la Unión de Naciones Suramericanas (UNASUR).

La República Bolivariana de Venezuela rechaza las amenazas e intentos de intimidación que, desde Europa, se han formulado contra la República Argentina, y hace un llamado a que las naciones hermanas del continente acompañemos a la Argentina en el ejercicio de sus derechos soberanos. Continue reading

The Financial Collapse in Argentina planned by Globalists. Now It’s Europe’s Turn

Argentina tango lessons: Europe’s turn for financial danse macabre

By Adrian Salbuchi for RT

20111219-220533.jpg

Exactly ten years ago Argentina suffered a full-scale financial and governmental collapse. That was the end-result of over a decade of doing exactly what the IMF, international bankers, rating agencies and global “experts” told us to do.

Then President Fernando de la Rúa kept applying all IMF recipes to the very last minute, making us swallow their poisonous “remedies”.

It all began getting really ugly in early 2001 when De la Rúa could no longer service Argentina’s “sovereign debt” even after driving the country into full “deficit zero” mode, slashing public spending, jobs, health, education and key public services.

By March 2001, he had brought back Domingo Cavallo as finance minister, a post Cavallo had already held for six years in the nineties under then-President Carlos Menem, imposing outrageous IMF deregulation and privatization policies that weakened the state and led straight to the 2001 collapse.

Well, it wasn’t really De la Rúa who brought back Cavallo but rather David Rockefeller (JPMorgan Chase) and William Rhodes (CitiCorp), who personally came to Buenos Aires to tell/order President De la Rúa to name Cavallo… or else!

So, by June 2001, Cavallo – a Trilateral Commission member and Soros-Rockefeller-Rhodes protégé – tried to allay a default by engineering a new sovereign debt bond mega-swap which increased public debt by $51 billion, but did not avert total collapse that December.

What then? De la Rúa and Cavallo protected the bankers, avoiding a massive run on all banks by freezing all bank deposits. “Corralito” they called it – “the crib” – whereby account holders could only withdraw 250 pesos per week (at the time, equivalent to $250; after the 2002 devaluation, equal to $75).

Continue reading