Le vrai faux tweet de Hind Bint Hamad Al-Thani qui dénonce les crimes de son père en Syrie

Plusieurs sites arabes et anglais se sont relayés l’information selon laquelle Hind a critiqué les agissements criminels de son père en Syrie. Certains internautes n’y croient pas. D’autres affirment l’avoir lu dans un tweet posté par la princesse qatarie. Vraie ou fausse information ? L’analyse de Tunisie-Secret.

Hind Bint Hamad Al-Thani, la fille de la seconde épouse de cheikh Hamad, cheikha Mozah, aurait tweeté en arabe : « L’ingérence du Qatar en Syrie est un scandale dans l’histoire de l’Etat. Mon père a soutenu la révolution syrienne croyant que ce qui s’y passe est la revendication d’un peuple. Mais ce que nous observons aujourd’hui est tout le contraire. J’ai vu la vidéo diffusée par des combattants les montrant manger le cœur d’un homme. Ces images ne traduisent pas des revendications de liberté, mais des crimes commis contre le peuple syrien ».

Elle a ajouté ce passage très important qui peut nous donner une idée sur l’origine de ce tweet, sur son authenticité ainsi que sur son objectif : « Je critique l’intervention de quelques combattants Saoudiens. Qui les a autorisé à tuer et à exécuter des citoyens syriens ? J’ai également reçu une vidéo montrant un citoyen saoudien en train d’exécuter 21 citoyens syriens dont ils disent qu’ils sont des soldats. C’est ce qui transforme une révolution populaire en révolution terroriste ».

Ces propos ont été bel et bien tweeté par Hind, mais avec l’accord et sous les directives des Services secrets qataris. Comme disent les spécialistes, il s’agit pour le moment d’un « prospect test » en vue d’un repli ou désengagement qatari de la crise syrienne. Si le test s’avère concluant, Al-Jazeera se chargera de mettre en scène « l’humanisme » de la princesse et la « prise de conscience » de l’émirat qui a cru soutenir la liberté et la démocratie en Syrie…Hamad Bin Jassim Bin Jaber Al-Thani, le chef de la diplomatie qatarie, portera alors le chapeau et l’émir sera lavé de tout soupçon et présenté à l’opinion arabe comme un bon émir qui a été induit en erreur par son Premier ministre.

Ce plan est d’autant plus plausible que la victoire de l’armée syrienne sur la canaille islamo-fasciste est de plus en plus probable, et que dans ses négociations avec les Russes, John Kerry a récemment confié à son homologue Sergueï Lavrov que le Qatar a été prié de se désengager de la crise syrienne au profit exclusif de l’Arabie Saoudite. D’où la phrase dans le tweet de Hind, qui a trahi les auteurs de ce stratagème puisqu’elle accable les Saoudiens. La ficelle est bien trop grosse, même si le roi d’Arabie Saoudite est aussi impliqué dans le terrorisme wahhabite en Syrie que son cousin bédouin cheikh Hamad.

Hind Bint Hamad Al-Thani, la fille de Mozah, a beau se lamenter sur le sort des citoyens syriens qui se font dévorer le cœur, son père n’échappera pas au tribunal de l’Histoire, s’il a encore la chance d’échapper au Tribunal Pénal International pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité, pas seulement en Syrie mais également en Libye. Idem pour Hamad Bin Jassim Bin Jaber Al-Thani, celui qui fait office de Premier ministre et auquel certains Américains et israéliens pensent comme successeur-putschiste de l’émir actuel.Tunisie-Secret.com

Karim Zmerli  

(Source: Tunisie-Secret)

La tension monte entre la France et le Qatar au sujet de la guerre au Mali

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Les tensions s’aggravent entre la France et le Qatar avec des accusations selon lesquelles la pétromonarchie serait en train de financer et d’armer des séparatistes et des militants islamistes liés à al-Qaïda au Mali et, plus généralement, de propager l’intégrisme islamique en Afrique.

Par Jean Shaoul, E&R

La France a étroitement collaboré avec le Qatar pour évincer Mouammar Kadhafi en Libye. Elle est également actuellement en train de coopérer avec Doha ainsi qu’avec Riyadh et Ankara pour mener une guerre sectaire dans le but de renverser le président syrien Bachar al-Assad et d’isoler l’Iran. Mais maintenant un retour de flamme s’est produit car la politique du Qatar contrecarre les intérêts géostratégiques et commerciaux de la France au Mali et en Tunisie qui se trouvent au centre des projets de la France de recoloniser son ancien empire en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Le premier ministre qatari Cheikh Hamad ben Jassim al-Thani s’est opposé à l’intervention française au Mali, préconisant plutôt le dialogue.

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) au pouvoir, Harlem Désir, a dénoncé ce qu’il a appelé « une forme d’indulgence » de la part du Qatar envers les « groupes terroristes qui occupent le Nord-Mali. » Ses remarques ont été suivies par la visite du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, à Doha pour discuter du Mali avec al Thani.

Une déclaration du ministère de la Défense a souligné sans équivoque que le Qatar était « un client privilégié de la France » dans le domaine de l’armement et que les « prises de commandes se sont élevées à 450 millions d’euros pour 200 millions d’euros de matériels livrés » depuis 2007. Le ministère a aussi fait remarquer que du 16 février au 7 mars, un exercice commun se déroulerait au Qatar – baptisé Gulf Falcon 2013 – et impliquant 1 300 soldats français et un nombre identique de Qataris.

La presse française a accusé le Qatar de souhaiter voir le Nord-Mali faire sécession tout comme elle avait soutenu la sécession du Sud-Soudan du Soudan. Ceci permettrait au Qatar de forger des liens étroits avec la nouvelle nation – qui est supposée être riche en pétrole et en gaz – et d’étendre ainsi son influence en direction de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique sub-saharienne.

En juin dernier, l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné avait publié un article intitulé « Notre ami du Qatar finance les islamistes au Mali ». Il citait des sources du renseignement militaire français affirmant que le Qatar apportait, par le biais de la société du Croissant Rouge entre autres, un soutien financier à divers groupes : les insurgés touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), l’Ansar-Dine, l’organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et son groupe dissident, le Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

Roland Marchal, spécialiste de l’Afrique sub-saharienne a suggéré que des forces spéciales qataries étaient entrées au Nord-Mali pour former des recrues d’Ansar el-Dine, qui fait partie d’al-Qaïda, une accusation également avancée par l’Expres

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Why Qatar wants to invade Syria

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image:During the 1970s the Emir of Qatar: Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani was engaged in more mundane interventions, such as letting his hair down alongside other Gulf royals in select Club Med destinations, as this photo attests (he’s the guy on the left).

By Pepe ESCOBAR, ASIA TIMES

Make no mistake; the Emir of Qatar is on a roll.

What an entrance at the UN General Assembly in New York; Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani called for an Arab coalition of the willing-style invasion of Syria, no less. [1]

In the words of the Emir, “It is better for the Arab countries themselves to interfere out of their national, humanitarian, political and military duties, and to do what is necessary to stop the bloodshed in Syria.” He stressed Arab countries had a “military duty” to invade.

What he means by “Arab countries” is the petromonarchies of the Gulf Counter-Revolution Club (GCC), previously known as Gulf Cooperation Council – with implicit help from Turkey, with which the GCC has a wide-ranging strategic agreement. Every shisha house in the Middle East knows that Doha, Riyadh and Ankara have been weaponizing/financing/providing logistical help to the various strands of the armed Syrian opposition engaged in regime change.

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