Le Leader politique tunisien Chokri Belaid dénonce le Qatar et est Assassiné

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Mondialisation.ca via E&R

Le Discours ci-après a conduit à l’assassinat du leader politique tunisien Chokri Belaid.

C’est de nos enfants qu’il s’agit !
Intervention de M. Chokri Belaid :

« Ce sont nos enfants et ils devraient rappeler à M. Ghannouchi sa propre jeunesse. Quand on ouvre nos lieux de cultes, nos mosquées légitimement édifiées pour adorer le Dieu unique…

Quand à Tunis on “autorise des agents”, à la solde de criminels US et de l’entité sioniste d’y pénétrer dans le but d’embrigader nos jeunes gens, avant de les “envoyer se faire tuer en Syrie” pour défendre un projet qui n’est pas le leur… Quand on laisse notre pays ouvert à ces voix venues de l’Orient ; ces voix prétendument pieuses, alors qu’elles n’appellent qu’à la “fitna” [sédition, révolte, émeute d’après Wikipédia] et aux illusions…

Quand dans notre pays – le pays de Yadh Fadhel Ben Achour [2], le pays des réformes, du progrès, de la prestigieuse mosquée Zitouna [3] et de son université [4] – on laisse entrer ces tenants de la fitna et de l’ignorance… venus aussi des montagnes de Tora-Bora et d’ailleurs… Quand on les laisse prêcher la violence dans les mosquées et les universités de Tunis… s’adonner à la violence… s’accaparer les prières du Vendredi… prononcer leurs discours incendiaires pour inciter à la zizanie, aux assassinats, aux blasphèmes, à la discorde entre nous, et à la négation de notre identité tunisienne… on oublie qu’ils ne savent rien de la Tunisie !

Ils ne savent rien des valeurs de la Tunisie, vieille de 3 000 ans. Ils ne savent rien de Mohammed ben Arafa al-Werghemmi [1316-1401] qui fut le premier à interdire l’esclavage. Les Américains et les Britanniques n’en savent rien ! Ils ne savent pas que cette région du monde a donné la première Constitution et la première Démocratie du temps de “Carthage”. Ils ne savent pas que la première Constitution du monde musulman et de la patrie arabe date de « Ahd El-Aman » [Pacte de sécurité-1857] et que ce pays a fondé la première centrale syndicale sous la présidence de Mohamed Fadhel Ben Achour [1946]. Ils ne savent rien de rien !
Et les voici qui nous apportent les prêcheurs de la fitna et de l’ignorance, pour nous prendre nos enfants, leur laver le cerveau, les armer, les corrompre de leur argent ; jusqu’à ce que l’on découvre que c’est “une affaire montée par des Services du renseignement”, pour la mise à exécution d’un projet US-sioniste ! Oui… “Le projet qui consiste à partager la Syrie” en de multiples petits états divisés sur des bases ethniques : un État pour les Sunnites, un État pour les Alaouites, un État pour les Druzes, un État pour les Chrétiens… Idem pour le Liban, etc. Où est-ce que tout cela nous mène ?

Cela nous mène à offrir une légitimité à l’entité sioniste en tant qu’État juif. L’État n’est plus que religieux ! Nous ne pouvons plus parler ni de patrie, ni d’union ! Nous ne sommes plus affiliés ni à la patrie, ni à la citoyenneté, ni à l’équité ! Nous ne sommes plus fidèles à nos pays ! Nous ne pouvons plus penser “Al dine lil’Lah wal watan lil’jamih” [La religion pour Dieu et la patrie pour tous] !

Observez où tout cela nous a déjà mené aujourd’hui. Observez notre jeunesse délibérément égarée ; le responsable de cet égarement étant “un gouvernement mêlé à certaines transactions”, transactions qui sont la cause de la transformation des maisons de Dieu en lieux d’endoctrinement. Et, c’est notre peuple qui en paie les frais aujourd’hui ! De jeunes adolescents, sans éducation, sans savoir, et sans expérience. Il a suffi d’une “fatwa” lancée par un individu installé sous un “climatiseur” en Orient, en Arabie saoudite, ou au Qatar, capitale de la normalisation avec l’entité sioniste, pour que nos enfants, la chair de notre chair, aient à en payer les frais ! »
Chokri Belaid

Texte original : vidéo / Truth about Syria, publiée le 06/02/2013

شكري بلعيد و حديث غاية في الأهمية عن سورية
Vidéo transcrite et traduite de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca.

Bassam Tahhan sur l’assassinat de Chokri Belaid : “la Tunisie otage du Qatar”

Interview du 10 février 2013 à la radio francophone iranienne : Bassam Tahhan, professeur de stratégie et de géopolitique, revient sur l’assassinat du leader politique tunisien Chokri Belaid et dénonce le jeu pervers du Qatar.

Hollande a peur de ses armées

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Craignant que des militaires ne tirent sur le président de la République, le service de sécurité de l’Élysée a fait neutraliser les armes, lors de la cérémonie des vœux annuels (base d’Olivet, 9 janvier 2013).
© Présidence de la République

Par Thierry MEYSSAN, Voltairenet.org

Les aventures militaires de Nicolas Sarkozy et François Hollande en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie et maintenant au Mali sont très vivement discutées au sein des armées françaises. Et l’opposition qu’elles rencontrent est arrivée à un point critique. Quelques exemples :

En 2008, alors que Nicolas Sarkozy venait de modifier la mission des soldats français en Afghanistan pour en faire des supplétifs des forces d’occupation états-uniennes, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Bruno Cuche, refusa d’y envoyer des chars Leclerc. La crise fut si profonde, que le président Sarkozy profita du premier faits divers pour contraindre le général Cuche à démissionner.

En 2011, c’était au tour de l’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la Marine, d’exprimer publiquement ses doutes sur l’opération en Libye qui, selon lui, éloignait les Forces françaises de leur mission principale de défense de la Patrie.

En 2012, e général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air fut encore plus explicite pour affirmer que la France n’a ni la vocation, ni les moyens d’attaquer la Syrie.

Au cours des cinq dernières années, la conviction s’est installée parmi la plupart des officiers supérieurs —souvent des catholiques très pratiquants— que la puissance des armées françaises a été détournée par les présidents Sarkozy et Hollande au service d’intérêts privés ou étrangers, états-uniens et israéliens.

Ce que confirme l’organisation même des récentes opérations extérieures. Depuis 2010, la plupart d’entre elles ont échappé au commandement du chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, pour échoir au commandement du général Benoît Puga, depuis l’Élysée.

Ce parachutiste, spécialiste des Opérations spéciales et du Renseignement, incarne à la fois la dépendance à Israël et le renouveau du colonialisme. C’est lui qui supervisa, en Égypte, la construction du Mur d’acier qui termine de clôturer la Bande de Gaza et l’a transformée en un ghetto géant.

On sait que Nicolas Sarkozy n’aimait pas le contact des militaires. François Hollande, quant à lui, les fuit. Ainsi, lorsqu’il s’est rendu au Liban pour enjoindre le président Michel Sleimane de soutenir la guerre secrète en Syrie, le 4 novembre dernier, il n’a pas jugé bon d’aller saluer le contingent français de la FINUL. Cet outrage n’est pas à mettre sur le compte du dédain, mais de la crainte du contact avec la troupe.

La crise de confiance a atteint un point tel que le service de sécurité de l’Élysée craint que des militaires n’attentent à la vie du président de la République. Ainsi, le 9 janvier, lors de la présentation des vœux présidentiels aux Armées, sur la base du 12e régiment de cuirassiers d’Orléans, l’Élysée a exigé la neutralisation des armes. Les percuteurs des fusils d’assaut et des mitrailleuses ont été retirés, ainsi que les platines des pistolets. Les munitions ont été confisquées et stockées dans des sacs plombés. Une telle mesure n’avait pas été prise depuis la crise algérienne, il y a une soixantaine d’années.

Lorsque François Hollande déclarait : « La communauté militaire est une famille, avec les actifs et les réserves (…) j’en connais la stabilité, la solidarité et j’apprécie aussi le sens de la discipline, de la cohésion et même de la discrétion », le comportement de son service de sécurité démentait ses propos. Le président a peur de ses armées. Il se défie de ses soldats, car il sait ne pas pouvoir justifier des missions qu’il leur assigne.

Cette crise ne manquera pas de se développer si le président de la République poursuit dans sa volonté d’étendre les opérations secrètes à l’Algérie. Or, depuis la suspension de la conscription obligatoire et la professionnalisation des armées, de nombreuses recrues sont issues de familles musulmanes originaires d’Algérie. Elles ne manqueront pas de réagir avec émotion à une recolonisation rampante de la patrie de leurs parents.

Kadhafi aurait été tué par un agent secret francais

Selon des informations révélées par le journal italien Corriere della Sera c’est un agent des services secrets étrangers et non un membre des brigades révolutionnaires libyennes qui aurait tué le Colonel.

C’est un agent des services secrets étrangers et non un membre des brigades révolutionnaires libyennes qui aurait tué Kadhafi. Selon le journal italien Corriere della Sera, le président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT) a assuré à la télévision égyptienne qu’un ‘agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi ». Ce n’est pas la première fois que la version officielle de la mort du Colonel est remise en cause, mais cette fois, c’est un officiel libyen qui relance la théorie du complot monté par des services secrets étrangers.

Selon le journal italien, la rumeur circulait depuis longtemps que si des agents étrangers étaient impliqués, il ne pouvait s’agir que de Français. ‘Sarkozy avait toutes les raisons de faire taire le Colonel et le plus rapidement possible’, selon une source diplomatique citée par le quotidien, en référence au fait que Kadhafi avait ouvertement menacé de révéler des informations sur ses relations avec le président français, y compris concernant le financement de sa campagne en 2007. On sait que des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à la traque de Kadhafi.

Le quotidien italien a par ailleurs obtenu auprès de l’ancien responsable des relations avec les agences de renseignement étrangères au nom du Conseil national de transition, des informations selon lesquelles le colonel Kadhafi a été localisé grâce à son téléphone satellitaire, ce qui était ‘un jeu d’enfant pour les experts de l’OTAN’. Continue reading