De Gaulle vu par l’Egypte nassérienne

Au-delà du jeu de miroirs entre la France de De Gaulle et l’Egypte de Nasser, l’étude de Hoda Abdel-Nasser, dont nous publions un extrait, met l’accent sur l’évolution de la position impartiale française vis-à-vis d’Israël après l’agression de 1967.  

« J’ai commencé à admirer De Gaulle durant la seconde guerre mondiale. Je me souviens de lui défilant sur les Champs-Elysées à la libération de Paris. Durant la guerre, j’ai admiré l’officier déterminé à poursuivre la lutte en dépit de toutes les difficultés. De même, De Gaulle a été courageux en ce qui concerne l’Algérie où il affronta la situation sans louvoyer. Il s’agit d’une question de dignité. Je pense que c’est un homme de principes ; je pense qu’en dépit des difficultés, les relations avec lui diffèrent des relations habituelles avec les politiques. C’est un grand privilège pour un homme que d’être en relation avec un homme de principes ».

Telles sont les paroles prononcées par Nasser au sujet de l’impression que lui fit De Gaulle à travers son histoire personnelle, ses prises de position nationalistes, ses initiatives et ses actions politiques.

« Par son intelligence, sa volonté et son courage, exceptionnels, le président Gamal Abdel-Nasser a rendu à son pays et au monde arabe tout entier des services incomparables. Dans une période de l’Histoire plus dure et dramatique que tout autre, il n’a pas cessé de lutter pour leur indépendance, leur honneur et leur grandeur. Aussi nous étions-nous tous deux bien compris et profondément estimés. Ainsi avions-nous pu rétablir entre la République arabe unie et la France les très bonnes relations que leur commandent leur grande amitié séculaire et leur volonté commune de justice, de dignité et de paix ».

Ici, c’est le général qui exprime son estime à Nasser. Les deux dirigeants ne se sont jamais rencontrés, mais durant leur mandat, les relations franco-égyptiennes d’une part et les relations franco-arabes de l’autre ont connu une évolution déterminante sur une période de temps n’excédant pas dix années ; au regard de l’histoire des relations entre les peuples, une telle période semble courte. Continue reading

Coup and counter-coup in Washington

General David Petraeus, former CIA director

 

By Webster Griffin Tarpley

Sometimes, generals purge politicians. In 1648, during the English Civil War, Colonel Pride and his troops removed those members of the Long Parliament who opposed military domination; the puppets who remained were called the Rump Parliament.

This year, a cabal of generals evidently believed it could secure the White House for Mitt Romney by staging the Benghazi incident and using it as the signal for a cold coup under cover of elections — probably including computer-generated election fraud — to bring down Obama. They guessed wrong.

Politicians sometimes purge generals. When the French Secret Army Organization (OAS) staged a putsch in Algiers in April 1961 to prevent the independence of Algeria, President de Gaulle had to round up and jail a number of generals and other officers. The Obama administration and its establishment controllers appear to be ousting a number of intelligence and military officials who took part in illegal operations to replace Obama with Romney. These sackings are being presented to the public under the guise of soap opera sexual infractions or expense account padding, in the hope of hiding some real mechanisms of power from the popular gaze. The outgoing US military cabal favors the extension of colonial wars, like those in Iraq and Afghanistan, as well as an attack on Iran. Good riddance.

General Petraeus: Neocon Who Sought War with Iran

The most spectacular example is the fall of General David Petraeus, the CIA director, and one of the leading US advocates of an early war with Iran. The heads of several other rogue figures are rolling. The result is one of those rare moments when parts of the rogue network or invisible government can be observed by those who have enough knowledge to understand what they are seeing. But the firings have only scratched the surface.

The Romney backers were made up of neocons, Bush holdovers, and members of the Mormon Mafia in the intelligence community — a relatively narrow base. The Obama supporters were the Brzezinski-Nye soft power group and military opposed to the Iran war. The neocons and reactionary Mormons wanted to restore aggressive war and wholesale bombing as the preferred option for US foreign policy. Although they love drones and assassinations, they want to keep significant US conventional forces in the Middle East.  Continue reading