Entretien avec le professeur Faurisson

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Seconde Partie

 

Troisième Partie

Berlusconi : «Sarkozy a trompé tout le monde sur la Libye»

Dans une interview accordée à l’agence italienne Aki, l’ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, se dit absolument convaincu que ce qui s’est passé en Libye n’était pas une révolution mais une ingérence dans les affaires de ce pays, et il accuse la France d’en avoir été l’instigatrice.

En Libye, ce n’était ni un «printemps arabe» ni une «révolution populaire», a souligné Berlusconi qui a rappelé que Kadhafi était aimé de ses compatriotes. Certes, le peuple libyen manquait de libertés, mais il avait le pain et le logement gratuitement, a-t-il ajouté. Il estime que le gouvernement français a présenté de façon trompeuse à la communauté internationale sa décision d’intervenir dans le conflit interne en Libye comme se situant dans le cadre de la révolution dans ce pays.

Toutefois, cette déclaration de Berlusconi ne peut faire oublier que l’Italie a participé à l’agression contre la Libye alors qu’il était lui-même président du Conseil et promis qu’«en Libye, nous ne tirerons pas une balle». Il était revenu sur ses belles paroles convaincu, d’ailleurs, par Sarkozy. Il avait alors reconnu ne pas pouvoir se soustraire à une intervention italienne en Libye sous la forme de raids ciblés.

Aujourd’hui, Berlusconi se rappelle que Nicolas Sarkozy a donné l’ordre de bombarder la Libye par des avions français avant qu’une décision commune ne soit prise et avant, aussi, l’attaque aérienne supposée de Kadhafi sur Benghazi.

Voilà le résultat de ce qui a été appelé le printemps arabe, conclut Berlusconi qui fait observer l’inquiétude de tous face à cette situation qui rejette les pays concernés en arrière et cela, dit-il, n’a rien à voir avec la démocratie occidentale. Continue reading

Dommages Collatéraux : la face cachée d’un terrorisme d’État

Par Guillaume de Rouville

La démocratie ambiguë – de Guillaume de Rouville

Lors des guerres menées par les États-Unis depuis la chute du mur de Berlin au nom d’une certaine idée de leur puissance, est apparue une notion, celle de « dommages collatéraux », qui a été utilisée par les organes des relations publiques du Pentagone pour justifier et faire accepter aux opinions occidentales des actes de guerre provocant des victimes civiles. Ces dommages collatéraux ne seraient pas souhaités par la puissance militaire qui déplore ces tragiques erreurs, fruits de renseignements erronés ou d’une technologie défaillante.

Or, a y regarder de plus près, on s’aperçoit que la plupart de ces actes de guerre ayant détruit la vie de milliers de civils en Afghanistan, en Irak, en Libye ces dernières années [1], ne sont pas des erreurs, des dommages collatéraux d’une entreprise militaire qui ne prendrait pour cible que des soldats en uniforme appartenant à la partie adverse, mais bien des actes délibérés visant à tuer des femmes, des enfants et des hommes sans défense.

On pourrait se demander dans quels buts de telles horreurs seraient entreprises. La doctrine militaire répond : pour imposer la terreur source de toute obéissance. Continue reading