TOUTE SOMME AU-DESSUS DE 100.000 EUROS EN BANQUE COURT UN RISQUE

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Par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013

du 13 au 17 mai 2013 : Le plan de la CEE sur Chypre va être sans doute appliquée en Irlande…”Bank deposits of over 100,000 euros ARE at risk” et c’est le quotidien Irish Times qui vous le dit ici, lisez bien car c’est de l’eau à mon moulin qui veut que les banques, via la Troïka, finiront par vous braquer vos économies d’une manière ou d’une autre… “Discussions on the controversial bank resolution regime, which is likely to see savers with deposits over 100,000 euros “bailed in” as part of future bank wind-downs, are due to intensify this week in Brussels, ahead of Tuesday’s meeting”… Soyez prêts car cela va arriver un jour ou l’autre ici.

LE PATRON DE L’EUROZONE PREPARE UN PLAN POUR RASER LES ESPAGNOLS, ITALIENS, ETC.
du 13 au 17 mai 2013 : Là aussi, on aura tout vu. Samedi, le Télégraph de Londres a demandé aux Anglais vivant en Espagne de retirer leur argent des banques, sous risque de tout perdre. Jeremy Warner écrit: “Spain is officially insolvent: get your money out while you still can … I don’t advise getting your money out lightly. Indeed, such advise is generally thought grossly irresponsible, for it risks inducing a self reinforcing panic. Yet looking at the IMF projections, it’s the only rational thing to do.”, lire ici l’article de Jeremy Warner.

Au même moment, un archevêque espagnol avertit les politiques d’une situation très très grave: “The Catholic Primate of Spain has called for a profound shift in Europe’s debt crisis policy to avert social collapse, warning that soaring unemployment in Spain and across southern Europe has become “very dangerous”” lire ici Ambrose qui relève lui aussi que les 27% de chômage espagnol (officiel) est désormais intenable… sans parler des 64% des jeunes espagnols au chômage! Je ne sais pas si vous imaginez, 64% !!! De quoi transformer toute ville espagnole en capitale du crime et du trafic de drogue parce que ce sera avant tout une question de survie.

Mais le plus fort se trouvait dans l’édition de la semaine passée, signé du correspondant du Telegraph à Bruxelles, Bruno Waterfield: “British savers could face losses in eurozone bank stress tests: Uninsured depositors and bondholders in eurozone banks could face imposed losses following stress tests carried out before a “single-supervisory mechanism” headed by the European Central Bank begins work next June”, comprenez que le fameux Diesel-Boom (il avait déclaré que Chypre est une répétition -ou test grandeur nature- de ce qui va se passer dans les autres pays) va appliquer le plan aux autres pays: “Jeroen Dijsselbloem, the chairman of eurozone finance ministers, warned that that the ECB checks on the quality of banking assets could lead to banks being shut down, highlighting the need for eurozone agreement on bank resolution rules this summer”… Comprenez ensuite que des stress-tests, les fameux, cette fois vont dire que les banques sont mourues, ce qui va déclencher le rasoir Troïka à trois lames qui va raser les comptes des Espagnols, Italiens, etc. Il faut toujours lire entre les lignes à Bruxelles. Et aussi les stats… Cela évite des déboires.

PS: Selon Elstat, le chômage des jeunes grecs est de 64,2% et celui des adultes de 27%, chiffres officiels. Rajoutez beaucoup pour avoir le vrai chiffre. Les jeunes grecs vont-ils finir par se révolter ?

LA SOCIETE GENERALE OBLIGEE DE FLIQUER SES CLIENTS POUR GARDER SES LIQUIDITES
du 13 au 17 mai 2013 : QUITTEZ CETTE BANQUE AU PLUS VITE…
Notre lecteur Kevin nous rapporte une fait que d’autre lecteurs m’ont signalé (l’une de mes amies a eu sa carte SG de bloquée parce qu’elle se trouvait d’Espagne, sans avertissement), et que j’ai déjà eu l’occasion de traiter ici, lisez bien: “Je sais que cela ne va pas vous étonner mais je vous met ci-dessous mes échanges avec mon banquier (SG bien sur). Discipliné, je lui ai envoyé la liste des pays dans lesquels des retraits/paiements pourraient être effectués, mais non, ça ne lui suffit pas! Dois-je millimétrer mon voyage à l’avance? Fini le temps où on pouvait partir avec son sac a dos et voguer au gré des envies! Rien que pour ça, je vais clore mon compte dés le 1er Juin! Au passage mon autre banque est beaucoup moins emmerdante (CIC), je n’ai pas a les prévenir et s’ils ont un doute c’est eux qui m’appellent. Quel est le problème avec la SG ?? Je ne comprends pas pourquoi cette banque est comme ça?”… Voici le mail de la banque:

Bonjour Monsieur (…) pour ce faire, merci de bien vouloir me préciser les lieux et dates correspondant à vos déplacements, afin de prévenir notre service carte et de ne pas être bloqué en conséquence. Cordialement, Julien XXX Conseiller de Clientèle, Agence Paris XXX

Encore une raison de rejoindre Bruno Boulefkhad le 18 mai devant la SG à la Défense… Bis: QUITTEZ CETTE BANQUE AU PLUS VITE (et tant qu’il est encore temps).

PS: dans un genre encore plus surréaliste, le Fisc a envoyé un accusé de récéption à un contribuable un peu particulier. “Le Trésor public a adressé un courrier à un contribuable mort, au cimetière d’Autheuil (Orne). Même le numéro de la tombe était précisé dans le libellé de l’adresse. Visiblement, l’administration fiscale était bien décidée à rentrer en contact avec ce contribuable, décédé il y a quelques mois”. Bercy devrait envoyer une lettre de redressement à tous les Français morts et enterrés, le déficit serait comblé assez rapidement. Cela vous montre à quel point ces gens sont déséspérés, envoyer une relance au cimetière…Lire ici Ouest-France avec la photo !!!

PS2: Selon Nathalie, “au distributeur du Crédit Agricole du Centre Ouest, ils ne délivrent que 40 euros par jour!”… Cela vous montre que le CA a aussi de graves problèmes de liquidités

DETTES, EURO, ÉTATS UNIS, ÉTHIQUE : ENTRETIEN B.Esambert, O.Delamarche, O.Berruyer

Débat à propos de la situation économique mondiale avec Bernard Esambert (grand patron, conseiller du président Pompidou), Olivier Delamarche et Olivier Berruyer.

Les intervenants proposent une analyse très intéressante et sans tabou sur la situation économique actuelle (dettes, euro, États-Unis, éthique et solutions) suivie d’une analyse approfondie du système politique et économique, en croisant leurs expériences.

COMMENT PROCÉDER À UNE DISSOLUTION DE LA ZONE EURO

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EURO: un changement significatif

Par Jacques SAPIR, économiste à l’EHESS

La déclaration d’Oskar Lafontaine du 30 avril dernier constitue un moment historique. C’est la première fois qu’un ancien acteur de premier plan dans la mise en place de l’Euro admet que ce dernier a constitué une erreur. Cette déclaration marque un tournant dans la position de l’élite européenne dont Oskar Lafontaine fait partie. Elle annonce d’autres déclarations du même ordre qui vont désormais se multiplier dans les mois à venir.

Les raisons d’un changement

Cette déclaration est particulièrement intéressante quant aux motifs de sa conversion à une sortie de l’Euro. Rappelons qu’Oskar Lafontaine, en tant que président du SPD, avait été un des fervents partisans de la monnaie unique dans les années 1990. Il dit d’ailleurs explicitement qu’il a cru en un mécanisme d’unification des salaires à l’échelle européenne, mais que ce mécanisme fut vidé de son contenu par l’action des divers gouvernements. La position d’Oskar Lafontaine n’est donc pas une position de refus de la monnaie unique par principe. Mais, il constate que dans la configuration actuelle du rapport des forces en Allemagne, il n’y a aucune chance que s’inverse la politique actuelle de dumping salarial. De ce point de vue, il convient de citer précisément le texte :

« La situation économique se dégrade de mois en mois, et le chômage a atteint un niveau qui sape de plus en plus les structures démocratiques.

Les Allemands n’ont pas encore pris conscience que les Européens du sud, y compris la France, seront du fait de la paupérisation économique, forcés de riposter, tôt ou tard, à l’hégémonie allemande. Ils sont plus particulièrement soumis à la pression du dumping salarial pratiqué par l’Allemagne en violation des traités européens depuis le début de l’union monétaire. Merkel se réveillera de son sommeil du juste quand les pays qui souffrent du dumping salarial allemand se mettront d’accord pour imposer un changement de politique de gestion de la crise aux dépens des exportations allemandes»

Ce passage est particulièrement instructif car il montre comment la politique actuelle, dont l’origine se trouve dans ce que Lafontaine appelle « l’hégémonie allemande » va aboutir à scinder l’Europe en deux et va unifier contre l’Allemagne les pays de l’Europe du Sud et la France. La préoccupation de Lafontaine est donc d’éviter un tel conflit qui ruinerait effectivement la construction européenne. C’est donc pour sauver l’Europe qu’il envisage la fin de l’euro, une position que j’avais défendue dans un document de travail datant de juillet 2012, document qui avait été transmis au Président de la République2. Dans ce document aussi étaient envisagées la possibilité de fortes hausses salariales en Allemagne ainsi qu’une forte bouffée inflationniste dans ce pays. On y montrait pourquoi ces mécanismes n’avaient aucune chance de se produire et l’on en déduisait la nécessité d’une forte dévaluation.

La conversion d’Oskar Lafontaine à une dissolution de la monnaie unique n’est donc pas si surprenante que cela. Oskar Lafontaine croit en l’Europe mais, lui, ne vit pas dans le monde enchanté des bisounours où se complaisent tant les socialistes de toutes tendances qu’une partie du Front de Gauche, organisation qui est pourtant l’équivalent français de Die Linke, le parti à la gauche du SPD dont Lafontaine fut l’un des fondateurs. C’est par réalisme que Lafontaine arrive donc à la solution d’une dissolution de la zone Euro.

Comment procéder à une dissolution de la zone Euro

Il part dès lors du constat que les dévaluations internes (les politiques de déflation comme on aurait dit dans les années 1930) seront incapables à elles seules de modifier la situation. Elles devraient être accompagnées d’une hausse volontariste de TOUS les salaires allemands d’au moins 20%, ce qui est impossible aujourd’hui en raison de l’état du rapport des forces en Allemagne. Il précise alors comment il conçoit cette dissolution de la zone Euro et envisage notamment la nécessité d’établir un contrôle des capitaux (et sans doute initialement un contrôle des changes) pour faire aboutir cette politique. Il est ici frappant de constater comment un homme politique peut rejoindre des positions exprimées par des économistes universitaires et comment il conçoit, encore une fois de manière très réaliste, un mécanisme dont l’Europe a déjà donné l’exemple avec la crise Chypriote. Une nouvelle fois, il convient de citer Oskar Lafontaine in extenso :

« Si des réajustements réels à la hausse ou à la baisse ne sont pas possibles de cette façon, il devient nécessaire d’abandonner la monnaie unique et de revenir à un système qui rende possible les dévaluations et les réévaluations, comme c’était le cas avec le prédécesseur de la monnaie unique, le Système Monétaire Européen (SME). Il s’agit fondamentalement de rendre de nouveau possibles des dévaluations et des réévaluations à travers un système de change contrôlé par l’Union Européenne. Dans ce but, de stricts contrôles des capitaux seraient l’inévitable première mesure, afin de contrôler les mouvements de capitaux. Après tout, l’Europe a déjà mis en place cette première mesure à Chypre. »

Tout cela est envisagé sans drames, loin des pronostics catastrophistes auxquels s’abandonnent des hommes politiques français, et y compris Jean-Luc Mélenchon, qui aurait été mieux inspiré de s’inspirer de la réflexion de son ami Lafontaine plutôt que d’abonder dans le sens d’un Attali sur ce point, dans l’émission Des Paroles et des Actes. À nouveau, le texte de Lafontaine fait un singulier écho aux propositions contenues dans le document de travail de juillet 2012 quand il évoque la nécessité de garantir un soutien aux pays d’Europe du Sud pour leur permettre de réussir au mieux leurs dévaluations3. Il en est de même quant au sentier à suivre. Sur ce point, je ne peux que reprendre ce que j’écrivais en juillet 2012 :

« Les dernières négociations européennes ont eu le mérite de faire prendre conscience des obstacles immenses qui existent sur la route d’une possible survie de la monnaie unique. Les institutions européennes pourraient cependant jouer un rôle non négligeable dans la mise en œuvre de cette dissolution de la zone Euro. Il importe en effet que cette dissolution soit présentée comme un élément de politique européenne, concerté et combiné, et non comme un retour au « chacun pour soi ». La population française pourrait être préparée à l’idée d’une dissolution de la zone Euro par la mise en valeur de l’alternative entre soit une période prolongée de récession, voire de dépression, soit un ajustement beaucoup plus rapide dans le cas d’une dévaluation avec des perspectives importantes de croissance à moyen terme. Cette dissolution impliquerait cependant :

(a) Une décision collective suite à un sommet européen. Il ne semble guère possible de pouvoir tenir secrète cette décision plus de 24h. Celle-ci pourrait être prise un samedi ou dans la nuit d’un samedi au dimanche. Il est donc important que le gouvernement ait déjà préparé comment il agirait en ce cas.

(b) La transformation du MES pour partie en fonds de stabilisation bancaire et pour partie en un « Fonds Monétaire Européen » dont la tache serait de résoudre les crises de balance de paiement des pays européens (ce qui était la tache originelle du FMI) qui pourraient survenir par la suite, et la transformation de la BCE en un organisme chargé du suivi des règles communes et des parités nouvellement annoncées par les États et validées en conseil européen (ECOFIN).
Ces parités devraient pouvoir être révisées tous les ans pour tenir compte des mouvements différents de l’inflation structurelle et des gains de productivité. La BCE pourrait de plus administrer l’Union bancaire visant à l’adoption de règles prudentielles communes pour la banque de détail en particulier.

(c) Le Système Monétaire Européen serait reconstitué à titre provisoire pour garantir des fluctuations communes aux parités. Il serait cependant différent du SME originel en ceci qu’il s’accompagnerait de mesures de contrôle des mouvements de capitaux pour prévenir toute attaque spéculative. Il est possible qu’un ou plusieurs pays refusent ces conditions, et le SME reconstitué pourrait ne commencer à fonctionner que sur un groupe plus restreint de pays que l’Euro aujourd’hui. Cependant, les avantages en matière de stabilité de ce SME reconstitué devraient être suffisant pour attirer vers lui progressivement plus de monnaies. »

On pourra comparer au texte de Lafontaine :

« Durant une période de transition, il sera nécessaire d’aider les pays dont la monnaie subira de façon certaine une dévaluation pour soutenir son cours, y compris au moyen d’une intervention de la Banque Centrale Européenne, afin d’éviter un effondrement. »

Cette déclaration constitue un moment politique extrêmement important dans la crise de l’Euro. Elle annonce d’autres conversions. La multiplication des partis et des hommes politiques prenant parti, en Europe, pour une « fin de l’Euro » est aujourd’hui un fait important. Il est clair, de ce point de vue, que les premiers à franchir le pas bénéficieront d’une certaine prime dans l’opinion publique et auprès de leurs électeurs quand le mouvement s’amplifiera d’ici les prochains mois.

OSKAR LAFONTAINE (ANCIEN PRÉSIDENT DU SPD ET FONDATEUR DE DIE LINKE) SOUHAITE LA DISSOLUTION DE L’EURO

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Par Jacques SAPIR, économiste à l’EHESS

Oskar Lafontaine est un dirigeant de gauche allemand de premier plan. Il a dirigé le SPD pendant des années, puis il a été un des fondateurs du parti de gauche Die Linke. Jusqu’à ce jour, il avait défendu l’Union Monétaire, soit l’Euro.

Oskar Lafontaine fut Président du SPD de 1995 à 1999, Ministre des Finances de 1998 à 1999 avant de démissionner en raison de divergences politiques avec le Chancelier (SPD) Schröder et il fut un des fondateurs de Die Linke dont il assuma la direction jusqu’en 2009 ou il se retira pour raisons de santé.

Dans la déclaration qui vient d’être publiée, il change radicalement de position et estime qu’il faut progressivement dissoudre l’Euro afin d’éviter une catastrophe économique et sociale en Europe du Sud. On trouvera ci-dessous le texte de sa déclaration du 30 avril 2013.

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Une traduction en français, établie par Stathis Kouvelakis, se trouve ici à la fin du billet.

Face à Marine Le Pen, Pierre Moscovici ment. (vidéo)

Pour se maintenir au pouvoir les membres de l’UMPS mentent. Et dans les débats leur tactique consiste à diaboliser l’adversaire, à dire des généralités, et à éviter d’aller des sujets de fond. Un bel exemple nous a été donné par Moscovici sur BFM TV face à Marine Le Pen.

Voir le débat dans lequel Moscovici se fait ridiculiser. Il en a même l’oeil qui suinte…

Mensonge n°1:

Marine Le Pen: « Monsieur Moscovici vous avez dit l’euro est trop fort, vous comptez faire quoi ? »

Moscovici: « L’euro est trop fort ? Moi? j’ai jamais dit ça ! »

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Source : Le Monde 03/02/2013

Mensonge n° 2 :

Moscovici dit à Marine Le Pen sur le chèque de 31 milliard au FMI:

« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… »

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Source : Le Figaro 12/10/2012

Mensonge n° 3. Le mensonge sentimental du petit juif immigré.

Moscovici déclare que ses parents sont venus en France pendant la guerre et qu’ ils y ont été protégés.

FAUX : Son père, Serge Moscovici a quitté la Roumanie en 1947 et est arrivé en France en 1948.

Sa mère, Marie Bromberg est née en France, en 1932, d’une famille juive venue de Pologne.

Source : Prêchi Prêcha

POURQUOI L’OR CHUTE ?

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Prêchi-Prêcha

Notons qu’à l’été 2008 quelques mouvements erratiques sur l’or avaient précédés la faillite de Lehmann Brothers qui a entrainé la divergence des taux dans la zone euro. Si on devait être dans même genre de configuration, avec un évènement bancaire dans d’ici à quelques mois qui entrainerait une divergence des taux dans la zone euro, la France serait très sévèrement touchée.

La mer se retire toujours avant un tsunami.

Lu sur le blog Hashtable

En France, on a tout compris : ce que le peuple veut, ce sont des déclarations de patrimoine des ministres et l’autorisation pour les homosexuels de se marier. Le reste, l’économie, le chômage, les impôts, les banques en faillite, tout ça, le peuple n’en veut pas. Il a la téléréalité et Nabila pour l’occuper, alors pas question de se prendre la tête sur ce que fabriquent la Chine ou les marchés boursiers.
Conséquence logique mais dommage pour vous : ce billet ne parlera pas de la fortune de la ministre Delaunay.

Que voulez-vous, savoir que la brave ministre qui s’ennuyait est multimillionnaire est, finalement, sans intérêt. Qu’il y ait des contribuables qui, fort naïfs, découvrent ébahis qu’elle a tant gagné d’argent que ça alors qu’elle a toujours largement pioché dans leurs poches, c’est quelque chose qui ne surprend pas lorsqu’on la met en rapport avec l’état dans lequel est le pays.

Soyons clair : c’est la catastrophe. Je l’indiquais dans un précédent billet, la faillite est autant morale que financière, et les chocs soubresauts de moralisation ridicules qu’impulse mollement Hollande à coup de déclarations télévisuelles ternes n’y changeront absolument rien.

D’ailleurs, le prochain fusible probable de ce gouvernement de clowns, Moscovici, a dû reconnaître du bout des lèvres que les impôts et prélèvements allaient encore augmenter un tantinet : eh oui, à cause de toute cette tempête d’ultra-libéralisme qui décime des familles et tue des petits chevaux, l’État va encore accroître sa pression fiscale. Il était temps : à 56.9% du PIB de dépense publique et à 46.5% de prélèvements, on a frôlé la surchauffe capitaliste libre-échangiste et l’étiolement de l’État. L’Austérité Qui N’Existe Pas va donc encore s’abattre sur le peuple pendant que l’élite s’occupera de produire des papiers amusants sur son patrimoine (un unique âne ici, quelques sous-bocks et un paquet de clopes là).

La France est très clairement partie en sucette. Les ministres ont abandonné toute prétention à la compétence et la ligne politique de Hollande et de son gouvernement, si tant est qu’il y en ait encore une, ressemble plus à une nouille aux flasques enroulés décroissants qu’à une quelconque direction ferme empruntée vaille que vaille et par conviction. Le pari est lancé sur le nombre de mois qui s’écouleront avant l’explosion finale, caractérisée par une série de mesures chypriotes (saisie sur les comptes, fermetures bancaires, blocage des capitaux, …).

Et pendant que les médias sont tous, gros micros mous tendus aux quatre vents, occupés par de palpitantes questions sociétales, les gouvernements qui ont un peu de bon sens continuent de placer leurs pions pour les prochains événements mondiaux.

Au premier rang de ceux-ci, on retrouve bien évidemment la Chine dont j’avais déjà évoqué les manœuvres sur l’or. Pour rappel, je notais que l’Empire du Milieu était lancé (ainsi que, dans une moindre mesure, la Russie et l’Inde) dans un achat d’or tous azimuts. Son appétit n’a pas changé, les positions de sa banque centrale restant définitivement à l’achat. Parallèlement, on se souvient que le pays avait ouvert des lignes de swap direct avec, notamment, le Japon, lui permettant d’échanger des biens et services sans plus passer par le dollar.

Il semble que les Chinois continuent donc d’assoir, tranquillement mais sûrement, leur monnaie comme remplaçant possible du dollar américain ; non seulement, la quantité d’or dans les coffres de la Banque Centrale chinoise augmente drastiquement, mais en plus, le pays entend ouvrir une ligne de swap directe avec … l’Australie, éliminant le dollar américain du commerce entre les deux nations.

De façon étonnante et en opposition diamétrale avec l’incompétence assez compacte qui caractérise le gouvernement français, la Banque de France a d’ailleurs décidé, devant ces opportunités, de tenter, elle aussi, d’avoir une telle ligne avec la Chine : ici, il s’agit essentiellement de damer le pion à la rivale anglaise dont on comprend qu’elle pourrait offrir à terme cette facilité à l’Empire du Milieu, mais que son allégeance aux États-Unis empêche pour le moment de concrétiser.

Pas de doute : en achetant de l’or, en multipliant les lignes d’échange direct du Yuan vers les autres monnaies, la Chine continue à se débarrasser de ses liens avec le dollar. Et justement, il est particulièrement intéressant de constater que, malgré ces achats massifs d’or de la part de banques centrales (la Chine étant d’ailleurs largement rejointe par la Russie et l’Inde dans ce domaine), le métal précieux a pris ces derniers jours une solide dérouillée (descendant sous 1400$ l’once).

Que se passe-t-il ? Et surtout, pourquoi cela n’est pas du tout bon signe

Eh bien comme l’indique assez clairement Charles Gave dans son dernier édito, la baisse subite des cours de l’or indique d’abord … une évaporation de la liquidité monétaire. En substance, ce qu’on observe ici, c’est une véritable fuite des dépôts et une destruction du crédit. La monnaie s’enfuit de la zone euro, à grandes enjambées. Et le mouvement que l’on voit sur l’or est la démonstration d’une vente massive … de certificats divers et variés sur l’or, autrement dit, de l’or papier (ETF) : à l’évidence, on assiste ici à un véritable lessivage des mains faibles (tous les spéculateurs rentrés sur le marché pour bénéficier de la tendance, mais dont les positions sont de court ou très court terme). S’ajoute à ce mouvement qu’une partie de plus en plus importante des acheteurs d’or est en train de réclamer la livraison physique de l’or ou, lorsqu’il faut aller vite, de revendre leurs ETF.

Parce que, pour ce qui est de la livraison, on sait tous qu’il va y avoir un problème : il n’y a pas assez d’or physique pour répondre à la demande correspondante à l’or-papier. Et pour ceux qui avaient de l’or en dépôt physique, il semble que la nervosité soit au rendez-vous puisque des retraits massifs (et records) ont actuellement lieu dans les entrepôts du Comex.

Autrement dit, si l’on s’en tient à l’actuelle dégringolade des cours de l’or, la relique barbare n’est plus fashion, ni trendy et plus personne n’en veut. Vendez.

Et si vous comprenez vraiment ce qui se passe sur les marchés actuellement, profitez de l’aubaine.
Achetez. En effet, si l’on s’en tient aux remarques avisées d’analystes qui ont un peu plus de flair que nos ministres et les habituels commentateurs sur les médias mainstream, la chute actuelle démontre surtout une crispation très importante des marchés, et une perte de crédibilité des trackers sur l’or (l’or-papier). En revanche, l’or physique, lui, continue d’attirer tant les banques centrales des pays émergents qui cherchent à s’affranchir des monnaies occidentales de plus en plus pourries que les investisseurs soucieux d’échapper aux rabotages de plus en plus douloureux que les autorités leur font subir (par l’impôt, l’inflation ou la ponction directe sur les comptes).

Soyons bien clair : l’ensemble de ces éléments ne peut guère être interprété en faveur d’un avenir radieux. Il faudrait être désespéré ou stupide (ou les deux) pour continuer à clamer que la France pourra, d’ici à la fin de l’année, faire baisser sensiblement son chômage et enregistrer une croissance quelconque. De la même façon, il faudrait être complètement déconnecté de toute réalité pour croire qu’on ne va pas au devant d’un grain majeur ; agiter la presse sur des sujets de seconde importance et ne rien faire pour préparer le peuple au déluge qui s’annonce relève quasiment d’un comportement criminel.

En tout état de cause, ce pays est foutu.

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“Si le Portugal ne peut plus payer ses dettes, il doit faire défaut”

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« Le Portugal ne pourra jamais payer ses dettes, au lieu de cela il s’appauvrit. Si vous ne pouvez pas payer, la seule solution, c’est de ne pas payer. Quand l’Argentine était en crise, elle n’a plus payé. Est-ce que quelque chose s’est produit ? Non, rien n’est arrivé », a déclaré Mario Soares, l’ex-Premier ministre socialiste portugais qui a dirigé les deux premiers gouvernements à la suite de la dictature de Salazar.

express.be via E&R

Estimant que le gouvernement portugais était devenu le serviteur servile de la Chancelière allemande Angela Merkel, il a exhorté les forces politiques du pays à s’unir pour « faire chuter le gouvernement » et à faire cesser la politique d’austérité imposée par la troïka composée du Fonds Monétaire International (FMI), de la Commission Européenne, et de la Banque Centrale Européenne (BCE).

« Dans leur avidité à obéir à Senhora Merkel, ils ont tout vendu et ruiné ce pays. En deux ans, ce gouvernement a détruit le Portugal », fulmine-t-il.

Ses déclarations ont été formulées alors que la cour constitutionnelle portugaise à jugé la semaine dernière que la suppression du 14ème mois des salaires des fonctionnaires et des pensionnés, proposée par l’actuel Premier ministre Pedro Passos Coelho, était illégale.

Par ailleurs, une fuite dans un rapport de la Troïka a indiqué que le pays menace d’entrer dans une spirale de la dette, et qu’il pourrait nécessiter à terme un second plan de sauvetage.

En effet, selon ce document, les besoins de financement du Portugal pourraient atteindre 15 milliards d’euros en 2015, c’est-à-dire plus que les montants dont il avait besoin avant la crise, et alors même que sa cote de crédit s’est dégradée. Précédemment, il ne nécessitait que 10 à 12 milliards d’euros annuels.

Cependant, vendredi, les ministres de l’Eurogroupe ont donné leur accord pour une extension de 7 ans des prêts que le Portugal a reçus dans le cadre de son plan de sauvetage.

Pour Dario Perkins de Lombard Street Research, un défaut du Portugal pourrait exclure le pays de la zone euro.

L’Allemagne pourrait s’inquiéter que d’autres pays adoptent la même attitude et elle pourrait choisir de se montrer inflexible. Il pense que les pays de la périphérie redoutent d’être exclus de la zone euro, car ils ressentent que leur économie pourrait être anéantie.

Mais il prédit qu’à la longue, les citoyens de ces pays voteront de plus en plus pour des politiciens opposés aux politiques d’austérité, à l’image de ce qui s’est passé en Italie, et que l’UE perdra son emprise.