La France va emprunter 173 miliards d’euros en 2014

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La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d’euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.

La France va emprunter 173 milliards d’euros sur les marchés à moyen et long terme en 2014, anticipant une remontée de ses taux d’emprunt après une année 2013 au cours de laquelle ses coûts de financement sont tombés à un plus bas historique.

Ce montant, net des rachats de dette, est un peu plus faible que celui anticipé lors de la présentation du budget en septembre (174 milliards d’euros), mais plus élevé qu’en 2013 (169 milliards), selon un communiqué publié vendredi par l’Agence France Trésor (AFT).

[EDITOR’S NOTE: les 4 Milliards d’euros EN PLUS viennent du remboursement pour le CRÉDIT LYONNAIS (Affaire Giancarlo Parreti-rachat MGM-Jean-Yves Haberer)]

La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d’euros en 2014

La différence par rapport à septembre tient au fait que l’AFT a racheté depuis cette date un milliard d’euros de dette qui arrivait à échéance en 2014. En tout, l’AFT a racheté pour 23 milliards d’euros de dette en 2013, dont 13 arrivant à échéance en 2014 et 10 en 2015, ce qui lui permet d’alléger d’autant ses remboursements à venir.

Au total, les besoins de financement de la France s’élèvent à 176,4 milliards d’euros pour l’an prochain, couverts pour l’essentiel par les 173 milliards d’emprunts, complétés par des ressources annexes. La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d’euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.

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En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants

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Les représentants de l’Union européenne ont décidé de mettre à contribution les épargnants à partir de 2016.

Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l’idée émise par le FMI d’une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l’Europe vient d’entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. L’accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu’il pourrait être d’une importance capitale pour les épargnants.

Les Européens se sont mis d’accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou “bail-in”, afin d’éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.

“Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28”, a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. “Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques”, a-t-il ajouté.

“C’est un pas fondamental vers la réalisation de l’union bancaire”, a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d’accord au cours d’un “trilogue” sur ce texte, qui s’appliquera aux 28 Etats membres.

Cette nouvelle directive s’articulera avec le Mécanisme unique européen de résolution des banques, qui fait toujours l’objet de difficiles négociations au niveau des ministres, et destiné lui à la seule zone euro. Les ministres des Finances doivent se retrouver mercredi prochain pour tenter de finaliser un accord sur ce sujet.

Dépôts garantis jusqu’à 100.000 euros

Selon la directive, lorsqu’une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l’empêcher de sombrer. De source européenne, on a indiqué qu’une “recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation” étaient prévus “sous de strictes conditions”.

La recapitalisation ne concernera ainsi “que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance”.

Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou “bail-in” s’appliquera, par opposition au “bail-out” privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public, creusant ainsi les déficits.

Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l’on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire.

Les dépôts seront garantis jusqu’à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.

Transparence des banques

Chaque Etat membre devra mettre en place des fonds de résolution nationaux qui devront atteindre un niveau de 1% des dépôts couverts dans les 10 ans.

“Toutes les banques devront contribuer à ces fonds mais les contributions seront plus importantes pour les banques qui prennent plus de risques”, a dit Michel Barnier.

Les banques devront mettre des “réserves de côté pour les temps difficiles”, afin de “rendre le secteur financier plus robuste pour qu’il prête à l’économie réelle”, a-t-il commenté sur twitter.

Ces règles du “bail-in” entreront en vigueur au 1er janvier 2016. La Commission avait d’abord prévu une application à partir de 2018, mais la Banque centrale européenne avait fait part de ses inquiétudes pour la période intermédiaire, craignant que le Mécanisme de résolution unique de la zone euro n’ait à régler le sort de certaines banques sans disposer de cet outil.

Jusqu’ici, ce sont les Etats, avec l’argent des contribuables, qui renflouaient les banques (un “bail out”). Ce renversement pose un certain nombre de questions, notamment sur la transparence de la gestion des banques pour les épargnants. Les informations disponibles pour les clients sont souvent très compliquées à décrypter pour juger de la santé financière de leur établissement bancaire. En outre, cela assure les banques de ne pas faire faillite, ce qui pourrait les inciter à être moins prudentes sur les marchés.

Source: Challenges

Manipulation des taux interbancaires : amendes records pour 8 Banques dont DEUTSCHE BANK et SOCIETE GENERALE

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Joaquin Almunia, commissaire européen à la concurrence, lors de sa conférence de presse mercredi matin à Bruxelles. | REUTERS/YVES HERMAN

La Commission européenne a infligé, mercredi 4 décembre, des amendes à plusieurs établissements financiers accusés d’entente et de manipulation des taux interbancaires de la zone euro (Euribor), de la City (Libor) et du Japon (Tibor), dans différentes devises, entre 2005 et 2010, pour un montant total record de 1,712 milliard d’euros. Les taux interbancaires sont les taux auxquels les banques commerciales se prêtent entre elles.

L’immense marché des produits dérivés de taux d’intérêt dépend de ces taux de référence. Des taux déclarés quotidiennement par les banques, qui doivent refléter l’état de santé du marché du crédit.

« L’entente avait pour objectif de fausser l’évolution normale des composants du prix pour ces produits dérivés. Des traders de différentes banques discutaient des soumissions de leur banque pour le calcul de l’Euribor ainsi que de leurs stratégies de négociation et de fixation des prix», explique le document.

« COLLUSION DES BANQUES »

« Ce qui est choquant, dans les scandales du Libor et de l’Euribor, ce n’est pas seulement la manipulation des indices de référence, qui mobilise les régulateurs financiers du monde entier, mais aussi la collusion entre des banques qui sont censées se faire concurrence », a commenté le commissaire européen chargé de la concurrence, Joaquin Almunia.

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Le géant allemand Deutsche Bank, concerné par les deux enquêtes, devra à lui seul s’acquitter d’une amende totale de 725 millions d’euros,

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et la Société générale, impliquée uniquement dans l’enquête sur l’Euribor, a été condamnée à une amende de 446 millions d’euros. L’établissement britannique RBS, condamné dans les deux affaires, devra payer 391 millions d’euros.
La Deutsche Bank a affirmé avoir constitué les réserves nécessaires pour s’acquitter de ce montant, tandis que la Société générale a annoncé mardi accepter l’amende infligée par la Commission européenne.

« Société générale vient de conclure une transaction avec la Commission européenne suite à ses investigations en matière de concurrence sur l’Euribor, qui prévoit le versement dun montant de 445,9 millions d’euros au titre de faits remontant à la période mars 2006-mai 2008 », souligne la banque dans un communiqué. « Le montant dû au titre de cette transaction ne remet pas en cause les objectifs financiers du groupe pour 2013 », précise la banque.

La Commission n’avait jamais jusqu’ici infligé des amendes pour un montant cumulé aussi élevé dans des cas d’entente et abus de position dominante, a souligné Joaquin Almunia. Au total, quatre institutions financières ont participé à l’entente concernant les taux d’intérêts en euros, et six à celle touchant celles en yens.

FAUTE AVOUÉE…[Editor’s Note: Comprenez “Les BALANCES”]

Dans le cas des taux en euros, Barclays a bénéficié d’une immunité et ne paiera pas d’amende pour avoir révélé l’existence de l’entente à la Commission. Deutsche Bank, RBS et Société générale ont vu leurs amendes réduites de 10 % pour avoir coopéré à l’enquête. Une procédure a également été ouverte à l’encontre de Crédit agricole, HSBC et JPMorgan.

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CETTE SEMAINE MICHEL SAPIN A PRIS UN AUTRE LDL (en plus de sa mescaline) (LDL = LISTE DES LICENCIEMENTS)

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Les 2 pieds nickelés qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et qui se sont donnés comme mission d’inverser la courbe du chômage

du 2 au 6 décembre 2013 : La semaine passée a été marquée par un massacre de la Bête Argent et de la Bête Media, en particulier le Chicago Trinune, regardez bien et dites-vous que le cancer entame sa phase terminale :

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LosRoca ferme à Mesnil Saint Nicaise, 36 salariés virés, lire ici Courrier Picard, merci à Willy –

Canon France va virer 453 personnes lire ici Le Progrès

Unicredit Autriche vire 850 banquiers, lire ici Reuters

First Data credit card processing licencie 550 personnes aux US, lire 9 News

Confirmation, la banque Barclays sabre 1700 banquiers lire Moneynews

Fifth Third Bank vire 200 salariés lire ici Charlottsville news

le Crédit Agricole va fermer 50 agences en région parisienne, pas de licenciements vrais, mais encore moins d’embauches, “le groupe veut passer le nombre de ses agences dans la région parisienne de 325 à 277 afin notamment de s’adapter à la baisse de la fréquentation des clients” lire ici Yahoo news, merci à Mr Lacoste –

le groupe de presse Chicago Tribune vire 700 personnes, lire Mr Feder

WestTrac Australia vire 630 salariés lire ici BrW

Intel licencie 600 salariés en… Malaisie (!!!) lire Marketwatch

Dow Chemical va sabrer 5000 personnes et fermer 20 usines dans le monde et stopper 6000 sous-traitants avec immobilisation temporaire de 20 usines!!!! –

Alitalia prépare un épandage massif de 2000 salariés lire Reuters

la chaîne de drogueries Dominicks va virer 5600 personnes aux US lire NBC

Kellogs va améliorer le régime de ses collaborateurs en virant 2170 salariés dans le monde lire ici le HuffPost

Vencorex vire 300 personnes “Selon la CGT et la CFDT … destruction d’au moins 300 emplois sur environ 550, et devrait avoir un impact sur les autres sociétés de la plate-forme chimique, ainsi que sur Arkema-Jarrie”, lire ici Le Dauphine, merci à Mr Pointet –

je l’ai déjà donné, mais Michelin a confirmé que 706 personnes seront licenciées à Joue les Tours, lire le Parisien, merci à Aetos –

“Les sureffectifs atteignent 250.000 postes en France” selon le Monde, lire ici pour le croire, merci à Dimitri –

enfin en Suisse “UBS ne payera plus d’indemnités de départ dès l’année prochaine. Le no1 bancaire helvétique a adopté un plan social qui entre en vigueur dès janvier 2014. Celui-ci garantit toutefois aux employés licenciés, âgés de moins de 58 ans, une activité 12 mois après leur mise à pied.”….Lire ici 20 minutes suisse

alors que la Belgique l’a déjà adoptée “Depuis le 1er novembre dernier, plus de chômage après une prime de licenciement” merci à Mr Van Buylaere, écouter ici RTL.

Ca va arriver en France, je vous le garantis.

MICHEL SAPIN VA VIRER DES CHOMEURS EN MASSE

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Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013

du 25 au 29 novembre 2013 :
Notre lecteur Meziane nous a écrit: “Comment Monsieur Sapin compte faire baisser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année? En partie grâce à ce cadeau fait aux entreprises sur les contrats aidés. En effet la prise en charge de l’Etat passe de 70-80% à 90%, lire ici Initiatives.tv. De plus, ma compagne, qui est conseillère au sein de Pôle Emploi, a eu une réunion hier et le mot d’ordre était “Plus de sévérité!” Comprendre bien sûr : “Ayez la radiation facile”. Voila comment on baisse par miracle le nombre de chômeur en France”.

De nombreux lecteurs m’ont fait part de cet article Reuters dans les Echos et Le Figaro, annonçant encore des licenciements massifs. “Un article qui montre que vous avez raison car on a battu un record de défaillances d’entreprises. Vous avez dit que cela va être la saignée, eh bien c’est le cas, lire ici “pas d’embellie pour les faillites d’entreprises”

Pire: selon le Figaro, le gouvernement (via Mr Montebourg) a même prévu que la France VA VIVRE 450 GROS PLANS DE LICENCIEMENTS EN 2014… !!!! Hello ??? Ils le savent, mais ne font rien. Ces politiques sont en train de devenir des criminels. Ce n’est plus une crise économique, c’est un génocide.

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LA PILULE BLEUE DE MICHEL SAPIN OU LA LISTE DES DESTRUCTIONS D’EMPLOIS du 25 au 29
novembre 2013:

L’un de nos lecteurs a vu que “150 entreprises artisanales ferment leurs portes tous les jours. Tout le monde s’en fout. Donc, vive la planche a billets” lire ici le Journal des Entreprises

Free Record Shop Belgique, 68 boutiques, 230 salariés a déposé le bilan, lire ici 7sur7

Nicolas a noté que selon Union Presse, plus de 3000 emplois ont été perdus en un an dans sa région –

Mr Rodriguez a vu que les douaniers français au bord de la Suisse font grève “aux frontières à cause de la suppression de 10.000 postes”, lire ici Nice Matin

Le transporteur Mory Ducros s’est mis en RJ, les syndicats craignent entre 2000 et 3000 postes supprimés sur 5000 –

La plus grande banque danoise, Danske Bank, a annoncé 250 suppressions de postes supplémentaires en vue de réduire ses coûts, lire ici, merci à Mr Lacoste –

EADS a annoncé vouloir se séparer de 8000 salariés – Mr Brunet a vu que le groupe de presse Tribune va virer 700 personnes lire Romandie et que Volvo va virer 2000 ouvriers, lire ici
Mr Keaton nous dit que le groupe MPO confirme la suppression de 91 postes, lire Ouest France

la Société Générale va supprimer discrétement 400 à 500 postes dès 2014, merci à Mr Pennequin Le Bras qui ajoute que la banque CIF a mis définitivement la clé sous la porte et va rayer 1000 postes, et que BNP Personal Finance annonce la fermetue de toutes ses filiales en France de crédit immobilier aux particuliers et la suppression de 137 postes sur 800 à partir de janvier 2014

Damien rapporte des rumeurs de licenciements chez Astrium et Cassidian, 1000 à 2000 postes serait supprimé en France – Mr Salvé a vu de son côté que selon le “site de Batiactu du 21 novembre traite de la defaillance des entreprises du BTP et des perspectives pour 2014 (inquiétant) … “Alerte rouge dans la construction: Une défaillance d’entreprise sur trois en France frappe la chaîne de la construction, et la situation devrait s’aggraver en 2014 d’après une étude alarmante de l’assureur-crédit Coface … dans un article prééedent ils prévoyaient 20000 pertes d’emplois dans le BTP pour la rentrée 2014”

Notre lecteur Dimitri, fidèle au poste nous rapporte cette liste: 1000 postes supprimés chez Aviva, lire le Figaro, Société industrielle de Bourbon vire 32 salariés lire ici Reunion1, postes supprimés à l’Hôpital de Le Faouët, l’avenir des contractuels menacé lire ici Ouest-France, Au CHI Eure-Seine 32 infirmiers jetés comme des seringues usagées lire Infirmiers.com, la Chambre d’Agriculture de l’Isere vire 12 salariés lire Le Dauphiné, l’imprimerie Ime vire 42 salariés lire ici Graphiline, licenciements à l’hôpital de Roanne, lire ici Le Progrès – Un autre lecteur nous dit “le magasin de Cambrai La Cave, va fermer… Il existait depuis 90 ans et j’y allais depuis tout petit avec mes parents dès la fin des années 70″ lire ici la Voix du Nord Il y a quelques jours j’ai regardé des anciennes cartes postales des années 1920-1930 de ma ville… Les rues descendantes (toujours en pavées en 2013) étaient remplies de commerces en tout genre. Aujourd’hui il n’y a plus rien et quand je dis plus rien c’est zéro sauf les cabinets médicaux… Triste”

Mr Psonka nous apprend que les pépinéristes et horticulteurs ont bloqué Lille vendredi dernier… BFM n’en a pas parlé, lire ici FR3 Pas de Calais,

Enfin Christiane a vu que 40.000 emplois seront supprimés dans le monde associatif en France, lire ici Basta Mag.

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La note confidentielle au cœur de la crise financière mondiale (Vice.com) — Greg PALAST

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Lorsqu’un petit oiseau a déposé la note confidentielle Fin de Partie (End Game memo) à ma fenêtre, son contenu était tellement explosif, tellement fou et diabolique que je n’arrivais pas à le croire.

La note confirme les délires conspirationnistes les plus fous : à la fin des années 90, de hauts responsables du Trésor US ont secrètement conspiré avec une petite cabale de gros banquiers pour détruire la régulation financière à travers la planète. Quand vous voyez 26,3 pour cent de chômage en Espagne, le désespoir et la faim en Grèce, les émeutes en Indonésie et Detroit en faillite, remontez à la note Fin de Partie qui est la genèse de tout ce sang et toutes ces larmes.

Le fonctionnaire du Trésor qui jouait secrètement à cette Fin de Partie des banquiers s’appelle Larry Summers. Aujourd’hui, Summers est le candidat favori de Barack Obama pour la présidence de la Réserve Fédérale américaine, la banque centrale du monde. Si la note confidentielle est authentique, alors Summers ne devrait pas siéger à la Réserve Fédérale mais moisir au fond d’un donjon réservé à tous ces aliénés criminels du monde de la finance.

La note est authentique.

J’ai du prendre l’avion pour Genève pour obtenir confirmation et obtenir une réunion avec le Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy. Lamy, le généralissime de la mondialisation, m’a dit : « L’OMC n’a pas été créée par une cabale obscure de multinationales concoctant des complots contre le peuple … Il n’y a pas de riches banquiers fous qui négocient en fumant des cigares ».

Puis je lui ai montré la note.

La note commence avec le larbin de Larry Summers, Timothy Geithner, qui rappelle à son patron qu’il doit appeler les pontes de la Finance pour que ces derniers ordonnent à leurs armées de lobbyistes de se mettre en marche :

« Comme nous entrons dans la dernière ligne droite (ie fin de partie) des négociations sur les services financiers à l’OMC, je crois que ce serait une bonne idée pour vous de prendre contact avec les chefs d’entreprise … »

Pour éviter à Summers d’avoir à appeler son bureau pour obtenir les numéros de téléphone (qui, selon la loi américaine, doivent apparaître sur les annuaires publics), Geithner a énuméré les lignes privées de ceux qui étaient à l’époque les cinq dirigeants les plus puissants de la planète. Et les voici :

Goldman Sachs : John Corzine (212) 902-8281

Merrill Lynch : David Kamanski (212) 449-6868

Bank of America : David Coulter (415) 622-2255

Citibank : John Reed (212) 559-2732

Chase Manhattan : Walter Shipley (212) 270-1380

Lamy avait raison : ils ne fument pas des cigares. Il ne restait plus qu’à les appeler. Ce que j’ai fait, et bien sûr, j’ai obtenu un joyeux bonjour personnel de Reed – joyeux jusqu’à ce que je révèle que je n’étais pas Larry Summers. (note : les autres numéros ont été promptement débranchés. Et Corzine ne peut pas être joint tant qu’il fait l’objet d’une mise en accusation.)

Ce n’est pas la petite cabale des conciliabules tenues par Summers et les banksters qui est si troublante. L’horreur est dans l’objectif même de la « fin de partie ».

Je m’explique :

C’était en 1997. Le Secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, poussait fort pour déréglementer les banques. Ce qui nécessitait, en premier lieu, l’abrogation de la loi Glass-Steagall pour démanteler les barrières entre les banques commerciales et les banques d’investissement. C’était comme remplacer les coffres des banques par des roulettes de casino.

Deuxièmement, les banques voulaient obtenir le droit de jouer à un nouveau jeu à haut risque : « le commerce des produits dérivés ». JP Morgan à elle seule allait bientôt détenir $ 88 000 milliards de ces pseudo-titres inscrits dans ses livres comptables comme des « actifs ».

Le Secrétaire adjoint au Trésor, Summers (qui allait bientôt remplacer Rubin comme Secrétaire) s’est personnellement fermement opposé à toute tentative de contrôle sur les produits dérivés.

Mais quel intérêt de transformer les banques américaines en véritables casinos de produits dérivés si l’argent pouvait leur échapper et se réfugier dans des pays aux lois bancaires plus sûres ?

La réponse imaginée par la Big Bank Five fut la suivante : supprimer les contrôles sur les banques partout dans le monde – d’un seul coup. Le plan était aussi brillant qu’incroyablement dangereux.

Comment réussir ce coup de folie ? Le plan des banquiers et de Summers était d’utiliser l’Accord sur les Services Financiers (ASF), un additif abscons et bénin aux accords commerciaux internationaux gérés par l’Organisation Mondiale du Commerce.

Jusqu’à ce que les banquiers entament leur manoeuvre, les accords de l’OMC ne concernaient que le commerce des marchandises – c’est-à-dire, mes voitures en échange de vos bananes. Les nouvelles règles élaborées par Summers et les banques allaient obliger tous les pays à accepter le commerce d’actifs toxiques tels que les produits dérivés financiers.

Jusqu’à ce que les banquiers réécrivent l’ASF, chaque nation contrôlait les banques à l’intérieur de ses frontières. Les nouvelles règles du jeu allaient obliger tous les pays à ouvrir leurs marchés aux Citibank, JP Morgan et tous leurs « produits » dérivés .

Et tous les 156 pays de l’OMC allaient devoir démolir le mur qui séparait les banques d’épargne commerciales des banques d’investissement qui s’adonnaient aux produits dérivés.

C’est l’ASF qui allait servir de bélier et la tâche fut confiée à M. Geithner, qui fût nommé ambassadeur auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Les banquiers se déchaînent.

Mais pourquoi un pays accepterait-il de laisser son système bancaire arraisonné et saisi par des pirates financiers comme JP Morgan ?

La réponse, dans le cas de l’Equateur, était les bananes. L’Équateur était véritablement une république bananière. Le fruit jaune était une source vitale de devises fortes. Si l’Equateur refusait de signer le nouveau ASF, il ne lui resterait plus qu’à donner ses bananes aux singes et se retrouver en faillite. Alors l’Équateur a signé.

Et ainsi de suite – tous les pays furent intimidés à signer.

Tous les pays, sauf un. Le nouveau Président du Brésil, Inacio Lula da Silva, a refusé. Selon une autre note confidentielle que j’ai obtenue, le Brésil, en représailles, fût menacé avec un embargo sur ses produits par le Commissaire au commerce de l’Union européenne, un certain Peter Mandelson. Mais le refus obstiné de Lula a finit par payer pour le Brésil qui, seul parmi les pays occidentaux, a survécu et prospéré pendant la crise bancaire de 2007-2009.

La Chine a signé – mais a obtenu sa livre de chair en retour. Elle a entre-ouvert son secteur bancaire en échange de l’accès et le contrôle du marché des pièces détachés automobiles aux États-Unis ainsi qu’à d’autres marchés. (Rapidement, deux millions d’emplois aux États-Unis furent délocalisés en Chine.)

Le nouveau ASF ouvrit dans le monde entier la boîte de Pandore du commerce des produits dérivés. Parmi les transactions notoires légalisées : Goldman Sachs (où le secrétaire au Trésor Rubin avait été co-président) a monté un swap secret en euro-dérives avec la Grèce qui a fini par détruire le pays. L’Equateur, avec son propre secteur bancaire déréglementé et détruit, a explosé en émeutes. Argentine a du vendre ses compagnies pétrolières (aux Espagnols) et son eau (à Enron), tandis que ses enseignants fouillaient les poubelles pour se nourrir. Ensuite, Les Banquiers Déchaînés de la Zone Euro ont plongé tête la première dans la mare aux dérivés sans savoir nager – et le continent est actuellement vendu par petits bouts au rabais à l’Allemagne.

Bien sûr, ce ne sont pas seulement les menaces qui ont réussit à faire adopter l’ASF, il y avait aussi la tentation. Après tout, tout mal commence par une pomme offerte par un serpent. La pomme, c’était les piles étincelantes de trésors cachés dans l’ASF pour les élites locales. Le serpent, lui, s’appelait Larry.

Est-ce que tous ces malheurs et douleurs proviennent d’une seule note confidentielle ? Bien sûr que non : le mal était dans le Jeu lui-même, joué par la clique de banquiers. La note, elle, ne fait que révéler la stratégie employée.

Et la note révèle aussi beaucoup de choses sur Summers et Obama.

Alors que des milliards d’âmes désolées souffrent encore de la catastrophe mondiale provoquée par les banquiers, Rubin et Summers ne s’en sont pas trop mal tirés. La déréglementation des banques par Rubin a permis la création d’une monstruosité financière appelée « Citigroup ». Quelques semaines après avoir quitté ses fonctions, Rubin fût nommé directeur, puis président de Citigroup – qui a fait faillite tout en parvenant à payer Rubin un total de 126 millions de dollars.

Puis Rubin a pris un autre poste : celui de contributeur principal de la campagne électorale d’un jeune sénateur, Barack Obama. Quelques jours seulement après son élection à la présidence, Obama, sur l’insistance de Rubin, a nommé Summers au poste étrange de « Tsar Economique » des Etats-Unis et nommé Geithner au poste de Tsarine (c’est-à-dire Secrétaire du Trésor). En 2010, Summers a abandonné ses atours royaux pour devenir « consultant » auprès de Citibank et d’autres créatures de la déréglementation bancaire dont les émoluments ont fait grimper la valeur nette de la fortune de Summers de 31 millions de dollars depuis la note « fin de partie ». 

Qu’Obama choisisse Summers, à la demande de Robert Rubin, à la tête du conseil d’administration de la Réserve Fédérale signifie que nous sommes malheureusement encore loin de la fin de la partie.

Greg Palast

Source : http://www.vice.com/en_uk/read/larry-summers-and-the-secret-end-game-memo

Un grand merci à l’expert Mary Bottari de Bankster USA http://www.BanksterUSA.org sans qui notre enquête n’aurait pas pu débuter.

Le film de ma rencontre avec le chef de l’OMC Pascal Lamy a été créé à l’origine pour Ring of Fire, animée par Mike Papantonio et Robert F. Kennedy Jr.

La suite de la discussion sur les documents que j’ai présentés à Lamy se trouve dans “The Generalissimo of Globalization,” (Le généralissime de la mondialisation), chapitre 12 de « La pique-nique des Vautours » de Greg Palast (Constable Robinson 2012).

Traduction “Le Lamy de mes ennemis n’est pas mon ami” par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.
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Qataris buy 49% of key Libyan bank stake

[Editor’s note: And some still think that it was all about “humanitarian matter”… Qatar buying out 49% of Libya’s Bank of Commerce, is yet another example of why Libya has been bombed back to stone age. So the cake can be shared amongst those US client countries who decided and supported this illegal war that destroyed Africa’s wealthiest country and killed innocent civilians by thousands and thousands… ]

Libya’s Bank of Commerce and Development (BCD) has agreed to sell a 49 percent stake in itself to the Qatar National Bank (QNB) for an undisclosed amount. The decision was made by BCD shareholders at an extraordinary general meeting held in Benghazi yesterday.

BCD chairman Jamal Abdelmalek said the agreement would result in an increase in the bank’s capital, which will support its financial position and its ability to expand in the Libyan market. Besides an unrevealed capital injection, QNB will be providing administrative support.

Ali Shareef Al-Emadi, QNB Group CEO said the deal was in line with the company’s strategic plan of international expansion in selected and promising markets, of which Libya was clearly one.

“The QNB group looks forward to increasing fields in the Libyan market which is anticipated to record healthy growth rates, paving the way for a wide range of banking services in partnership with the BCD.” Continue reading

Bankers have seized Europe: Goldman Sachs Has Taken Over

[ Editor’s note: Artcle translated into French HERE ]

by Paul Craig Roberts

On November 25, two days after a failed German government bond auction in which Germany was unable to sell 35% of its offerings of 10-year bonds, the German finance minister, Wolfgang Schaeuble said that Germany might retreat from its demands that the private banks that hold the troubled sovereign debt from Greece, Italy, and Spain must accept part of the cost of their bailout by writing off some of the debt. The private banks want to avoid any losses either by forcing the Greek, Italian, and Spanish governments to make good on the bonds by imposing extreme austerity on their citizens, or by having the European Central Bank print euros with which to buy the sovereign debt from the private banks. Printing money to make good on debt is contrary to the ECB’s charter and especially frightens Germans, because of the Weimar experience with hyperinflation. 
Obviously, the German government got the message from the orchestrated failed bond auction. As I wrote at the time, Continue reading