ALERTE: PREPARATION D’UNE SAISIE GLOBALE DE L’EPARGNE DANS 28 PAYS EUROPEENS

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Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2014

du 17 au 21 février 2014 : C’est un article laconique qui est tombé sur le fil Reuters mais vous n’en avez pas entendu parler sur nos Merdias habituels. L’article technique du FMI et validé par la Bundesbank (voir plus bas) a cette fois été validée par les zombies de l’Union Européenne. Un rapport est en préparation pour saisir TOUTE L’EPARGNE des 500 millions d’Européens pour la mettre à disposition des banques (en faillite).

Messieurs Barnier et Moscovici, vous n’êtes que des menteurs. Si la crise de la zone euro est “terminée” alors pourquoi ce projet de vol global directement sur le compte des Européens???

Regardez ce qu’écrit Reuters: “the savings of the European Union’s 500 million citizens could be used to fund long-term investments to boost the economy and help plug the gap left by banks since the financial crisis, an EU document says”.

Difficile d’être plus clair et de voir que Mario Draghi, Mr Goldman Sachs, en est arrivé là pour sauver la Banque Centrale Européenne. Saisir l’épargne des gens. Cela revient à peu près à ce qu’avait fait Roosevelt qui avait forcé les Américains à lui vendre leur or à un prix très bas, payé par la planche à billets. Plus de 80 années plus tard, il suffit à Mr Draghi d’appuyer sur un bouton pour que tous les ordinateurs de banque, interconnectés dans tous les pays, opérent cette saisie un vendredi à 17 heures.

ZH écrit: “So as Europe finally admits that the ECB has failed to unclog its broken monetary pipelines for the past 5 years (…) Mobilize, once again, is a more palatable word than, say, confiscate.”

Lire ici Reuters, ici ZH et ici la Libre.be pour un rappel sur la validation de la Buba qui demande à ce que toute saisie soit faite le week-end.

A nouveau, aux lecteurs concernés, prenez vos dispositions. Après ce sera trop tard.

Selon Mediobanca, l’Italie pourrait avoir besoin de sauvetage de l’UE dans les six mois

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Par Charles SANNAT, Prêchi Prêcha

C’est comme d’habitude un excellent article écrit par l’un des meilleurs fouineurs actuels, toujours mon bien respecté Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres.

Pour lui qui relate une étude confidentielle de la banque italienne Mediobanca, l’Italie est susceptible d’avoir besoin d’un sauvetage de l’UE dans les six mois puisque le pays est en profonde crise économique et fait face à un « crédit crunch » (contraction de l’accès au crédit en français) également pour les grandes entreprises dont plus de 160 sont désormais passées en mode « administration spéciale de crise ».

Comprenez par administration spéciale de crise que les entreprises (les grandes) réduisent la voilure vitesse grand V, licencient, ne paient plus fournisseurs, renégocient tous leurs contrats, et coupent toutes les dépenses non-indispensables… Évidemment, cela n’aide pas vraiment à relancer la crôassance, si vous voyez ce que je veux dire.

Inutile de vous préciser – mais je le fais quand même, c’est comme la formule « cela va sans dire », raison pour laquelle je suppose qu’il faut quand même le dire – que si l’Italie tombe, l’Europe tombe, ce qui pourrait pour certains s’apparenter finalement à une bonne nouvelle.

N’oubliez pas que les machins de secours européens fonctionnent toujours sur le principe où des pays surendettés empruntent de l’argent qu’ils n’ont pas, pour le donner à des pays complètement en faillite.

On y apprend également que la production industrielle de l’Italie a chuté de 25 % par rapport à son sommet de la dernière décennie, tandis que le revenu disponible a diminué de 9 % et les ventes de logements ont chuté aux niveaux de 1985 !

C’est donc à une véritable catastrophe économique à la grecque que fait face l’Italie. Pourtant, comme pour la France, l’Italie n’est pas la Grèce. Non, l’Italie est la troisième économie de la zone euro !

lire l’article du TELEGRAPH en VO

TOUTE SOMME AU-DESSUS DE 100.000 EUROS EN BANQUE COURT UN RISQUE

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Par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013

du 13 au 17 mai 2013 : Le plan de la CEE sur Chypre va être sans doute appliquée en Irlande…”Bank deposits of over 100,000 euros ARE at risk” et c’est le quotidien Irish Times qui vous le dit ici, lisez bien car c’est de l’eau à mon moulin qui veut que les banques, via la Troïka, finiront par vous braquer vos économies d’une manière ou d’une autre… “Discussions on the controversial bank resolution regime, which is likely to see savers with deposits over 100,000 euros “bailed in” as part of future bank wind-downs, are due to intensify this week in Brussels, ahead of Tuesday’s meeting”… Soyez prêts car cela va arriver un jour ou l’autre ici.

LE PATRON DE L’EUROZONE PREPARE UN PLAN POUR RASER LES ESPAGNOLS, ITALIENS, ETC.
du 13 au 17 mai 2013 : Là aussi, on aura tout vu. Samedi, le Télégraph de Londres a demandé aux Anglais vivant en Espagne de retirer leur argent des banques, sous risque de tout perdre. Jeremy Warner écrit: “Spain is officially insolvent: get your money out while you still can … I don’t advise getting your money out lightly. Indeed, such advise is generally thought grossly irresponsible, for it risks inducing a self reinforcing panic. Yet looking at the IMF projections, it’s the only rational thing to do.”, lire ici l’article de Jeremy Warner.

Au même moment, un archevêque espagnol avertit les politiques d’une situation très très grave: “The Catholic Primate of Spain has called for a profound shift in Europe’s debt crisis policy to avert social collapse, warning that soaring unemployment in Spain and across southern Europe has become “very dangerous”” lire ici Ambrose qui relève lui aussi que les 27% de chômage espagnol (officiel) est désormais intenable… sans parler des 64% des jeunes espagnols au chômage! Je ne sais pas si vous imaginez, 64% !!! De quoi transformer toute ville espagnole en capitale du crime et du trafic de drogue parce que ce sera avant tout une question de survie.

Mais le plus fort se trouvait dans l’édition de la semaine passée, signé du correspondant du Telegraph à Bruxelles, Bruno Waterfield: “British savers could face losses in eurozone bank stress tests: Uninsured depositors and bondholders in eurozone banks could face imposed losses following stress tests carried out before a “single-supervisory mechanism” headed by the European Central Bank begins work next June”, comprenez que le fameux Diesel-Boom (il avait déclaré que Chypre est une répétition -ou test grandeur nature- de ce qui va se passer dans les autres pays) va appliquer le plan aux autres pays: “Jeroen Dijsselbloem, the chairman of eurozone finance ministers, warned that that the ECB checks on the quality of banking assets could lead to banks being shut down, highlighting the need for eurozone agreement on bank resolution rules this summer”… Comprenez ensuite que des stress-tests, les fameux, cette fois vont dire que les banques sont mourues, ce qui va déclencher le rasoir Troïka à trois lames qui va raser les comptes des Espagnols, Italiens, etc. Il faut toujours lire entre les lignes à Bruxelles. Et aussi les stats… Cela évite des déboires.

PS: Selon Elstat, le chômage des jeunes grecs est de 64,2% et celui des adultes de 27%, chiffres officiels. Rajoutez beaucoup pour avoir le vrai chiffre. Les jeunes grecs vont-ils finir par se révolter ?

LA SOCIETE GENERALE OBLIGEE DE FLIQUER SES CLIENTS POUR GARDER SES LIQUIDITES
du 13 au 17 mai 2013 : QUITTEZ CETTE BANQUE AU PLUS VITE…
Notre lecteur Kevin nous rapporte une fait que d’autre lecteurs m’ont signalé (l’une de mes amies a eu sa carte SG de bloquée parce qu’elle se trouvait d’Espagne, sans avertissement), et que j’ai déjà eu l’occasion de traiter ici, lisez bien: “Je sais que cela ne va pas vous étonner mais je vous met ci-dessous mes échanges avec mon banquier (SG bien sur). Discipliné, je lui ai envoyé la liste des pays dans lesquels des retraits/paiements pourraient être effectués, mais non, ça ne lui suffit pas! Dois-je millimétrer mon voyage à l’avance? Fini le temps où on pouvait partir avec son sac a dos et voguer au gré des envies! Rien que pour ça, je vais clore mon compte dés le 1er Juin! Au passage mon autre banque est beaucoup moins emmerdante (CIC), je n’ai pas a les prévenir et s’ils ont un doute c’est eux qui m’appellent. Quel est le problème avec la SG ?? Je ne comprends pas pourquoi cette banque est comme ça?”… Voici le mail de la banque:

Bonjour Monsieur (…) pour ce faire, merci de bien vouloir me préciser les lieux et dates correspondant à vos déplacements, afin de prévenir notre service carte et de ne pas être bloqué en conséquence. Cordialement, Julien XXX Conseiller de Clientèle, Agence Paris XXX

Encore une raison de rejoindre Bruno Boulefkhad le 18 mai devant la SG à la Défense… Bis: QUITTEZ CETTE BANQUE AU PLUS VITE (et tant qu’il est encore temps).

PS: dans un genre encore plus surréaliste, le Fisc a envoyé un accusé de récéption à un contribuable un peu particulier. “Le Trésor public a adressé un courrier à un contribuable mort, au cimetière d’Autheuil (Orne). Même le numéro de la tombe était précisé dans le libellé de l’adresse. Visiblement, l’administration fiscale était bien décidée à rentrer en contact avec ce contribuable, décédé il y a quelques mois”. Bercy devrait envoyer une lettre de redressement à tous les Français morts et enterrés, le déficit serait comblé assez rapidement. Cela vous montre à quel point ces gens sont déséspérés, envoyer une relance au cimetière…Lire ici Ouest-France avec la photo !!!

PS2: Selon Nathalie, “au distributeur du Crédit Agricole du Centre Ouest, ils ne délivrent que 40 euros par jour!”… Cela vous montre que le CA a aussi de graves problèmes de liquidités

Face à Marine Le Pen, Pierre Moscovici ment. (vidéo)

Pour se maintenir au pouvoir les membres de l’UMPS mentent. Et dans les débats leur tactique consiste à diaboliser l’adversaire, à dire des généralités, et à éviter d’aller des sujets de fond. Un bel exemple nous a été donné par Moscovici sur BFM TV face à Marine Le Pen.

Voir le débat dans lequel Moscovici se fait ridiculiser. Il en a même l’oeil qui suinte…

Mensonge n°1:

Marine Le Pen: « Monsieur Moscovici vous avez dit l’euro est trop fort, vous comptez faire quoi ? »

Moscovici: « L’euro est trop fort ? Moi? j’ai jamais dit ça ! »

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Source : Le Monde 03/02/2013

Mensonge n° 2 :

Moscovici dit à Marine Le Pen sur le chèque de 31 milliard au FMI:

« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… »

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Source : Le Figaro 12/10/2012

Mensonge n° 3. Le mensonge sentimental du petit juif immigré.

Moscovici déclare que ses parents sont venus en France pendant la guerre et qu’ ils y ont été protégés.

FAUX : Son père, Serge Moscovici a quitté la Roumanie en 1947 et est arrivé en France en 1948.

Sa mère, Marie Bromberg est née en France, en 1932, d’une famille juive venue de Pologne.

Source : Prêchi Prêcha

POURQUOI L’OR CHUTE ?

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Prêchi-Prêcha

Notons qu’à l’été 2008 quelques mouvements erratiques sur l’or avaient précédés la faillite de Lehmann Brothers qui a entrainé la divergence des taux dans la zone euro. Si on devait être dans même genre de configuration, avec un évènement bancaire dans d’ici à quelques mois qui entrainerait une divergence des taux dans la zone euro, la France serait très sévèrement touchée.

La mer se retire toujours avant un tsunami.

Lu sur le blog Hashtable

En France, on a tout compris : ce que le peuple veut, ce sont des déclarations de patrimoine des ministres et l’autorisation pour les homosexuels de se marier. Le reste, l’économie, le chômage, les impôts, les banques en faillite, tout ça, le peuple n’en veut pas. Il a la téléréalité et Nabila pour l’occuper, alors pas question de se prendre la tête sur ce que fabriquent la Chine ou les marchés boursiers.
Conséquence logique mais dommage pour vous : ce billet ne parlera pas de la fortune de la ministre Delaunay.

Que voulez-vous, savoir que la brave ministre qui s’ennuyait est multimillionnaire est, finalement, sans intérêt. Qu’il y ait des contribuables qui, fort naïfs, découvrent ébahis qu’elle a tant gagné d’argent que ça alors qu’elle a toujours largement pioché dans leurs poches, c’est quelque chose qui ne surprend pas lorsqu’on la met en rapport avec l’état dans lequel est le pays.

Soyons clair : c’est la catastrophe. Je l’indiquais dans un précédent billet, la faillite est autant morale que financière, et les chocs soubresauts de moralisation ridicules qu’impulse mollement Hollande à coup de déclarations télévisuelles ternes n’y changeront absolument rien.

D’ailleurs, le prochain fusible probable de ce gouvernement de clowns, Moscovici, a dû reconnaître du bout des lèvres que les impôts et prélèvements allaient encore augmenter un tantinet : eh oui, à cause de toute cette tempête d’ultra-libéralisme qui décime des familles et tue des petits chevaux, l’État va encore accroître sa pression fiscale. Il était temps : à 56.9% du PIB de dépense publique et à 46.5% de prélèvements, on a frôlé la surchauffe capitaliste libre-échangiste et l’étiolement de l’État. L’Austérité Qui N’Existe Pas va donc encore s’abattre sur le peuple pendant que l’élite s’occupera de produire des papiers amusants sur son patrimoine (un unique âne ici, quelques sous-bocks et un paquet de clopes là).

La France est très clairement partie en sucette. Les ministres ont abandonné toute prétention à la compétence et la ligne politique de Hollande et de son gouvernement, si tant est qu’il y en ait encore une, ressemble plus à une nouille aux flasques enroulés décroissants qu’à une quelconque direction ferme empruntée vaille que vaille et par conviction. Le pari est lancé sur le nombre de mois qui s’écouleront avant l’explosion finale, caractérisée par une série de mesures chypriotes (saisie sur les comptes, fermetures bancaires, blocage des capitaux, …).

Et pendant que les médias sont tous, gros micros mous tendus aux quatre vents, occupés par de palpitantes questions sociétales, les gouvernements qui ont un peu de bon sens continuent de placer leurs pions pour les prochains événements mondiaux.

Au premier rang de ceux-ci, on retrouve bien évidemment la Chine dont j’avais déjà évoqué les manœuvres sur l’or. Pour rappel, je notais que l’Empire du Milieu était lancé (ainsi que, dans une moindre mesure, la Russie et l’Inde) dans un achat d’or tous azimuts. Son appétit n’a pas changé, les positions de sa banque centrale restant définitivement à l’achat. Parallèlement, on se souvient que le pays avait ouvert des lignes de swap direct avec, notamment, le Japon, lui permettant d’échanger des biens et services sans plus passer par le dollar.

Il semble que les Chinois continuent donc d’assoir, tranquillement mais sûrement, leur monnaie comme remplaçant possible du dollar américain ; non seulement, la quantité d’or dans les coffres de la Banque Centrale chinoise augmente drastiquement, mais en plus, le pays entend ouvrir une ligne de swap directe avec … l’Australie, éliminant le dollar américain du commerce entre les deux nations.

De façon étonnante et en opposition diamétrale avec l’incompétence assez compacte qui caractérise le gouvernement français, la Banque de France a d’ailleurs décidé, devant ces opportunités, de tenter, elle aussi, d’avoir une telle ligne avec la Chine : ici, il s’agit essentiellement de damer le pion à la rivale anglaise dont on comprend qu’elle pourrait offrir à terme cette facilité à l’Empire du Milieu, mais que son allégeance aux États-Unis empêche pour le moment de concrétiser.

Pas de doute : en achetant de l’or, en multipliant les lignes d’échange direct du Yuan vers les autres monnaies, la Chine continue à se débarrasser de ses liens avec le dollar. Et justement, il est particulièrement intéressant de constater que, malgré ces achats massifs d’or de la part de banques centrales (la Chine étant d’ailleurs largement rejointe par la Russie et l’Inde dans ce domaine), le métal précieux a pris ces derniers jours une solide dérouillée (descendant sous 1400$ l’once).

Que se passe-t-il ? Et surtout, pourquoi cela n’est pas du tout bon signe

Eh bien comme l’indique assez clairement Charles Gave dans son dernier édito, la baisse subite des cours de l’or indique d’abord … une évaporation de la liquidité monétaire. En substance, ce qu’on observe ici, c’est une véritable fuite des dépôts et une destruction du crédit. La monnaie s’enfuit de la zone euro, à grandes enjambées. Et le mouvement que l’on voit sur l’or est la démonstration d’une vente massive … de certificats divers et variés sur l’or, autrement dit, de l’or papier (ETF) : à l’évidence, on assiste ici à un véritable lessivage des mains faibles (tous les spéculateurs rentrés sur le marché pour bénéficier de la tendance, mais dont les positions sont de court ou très court terme). S’ajoute à ce mouvement qu’une partie de plus en plus importante des acheteurs d’or est en train de réclamer la livraison physique de l’or ou, lorsqu’il faut aller vite, de revendre leurs ETF.

Parce que, pour ce qui est de la livraison, on sait tous qu’il va y avoir un problème : il n’y a pas assez d’or physique pour répondre à la demande correspondante à l’or-papier. Et pour ceux qui avaient de l’or en dépôt physique, il semble que la nervosité soit au rendez-vous puisque des retraits massifs (et records) ont actuellement lieu dans les entrepôts du Comex.

Autrement dit, si l’on s’en tient à l’actuelle dégringolade des cours de l’or, la relique barbare n’est plus fashion, ni trendy et plus personne n’en veut. Vendez.

Et si vous comprenez vraiment ce qui se passe sur les marchés actuellement, profitez de l’aubaine.
Achetez. En effet, si l’on s’en tient aux remarques avisées d’analystes qui ont un peu plus de flair que nos ministres et les habituels commentateurs sur les médias mainstream, la chute actuelle démontre surtout une crispation très importante des marchés, et une perte de crédibilité des trackers sur l’or (l’or-papier). En revanche, l’or physique, lui, continue d’attirer tant les banques centrales des pays émergents qui cherchent à s’affranchir des monnaies occidentales de plus en plus pourries que les investisseurs soucieux d’échapper aux rabotages de plus en plus douloureux que les autorités leur font subir (par l’impôt, l’inflation ou la ponction directe sur les comptes).

Soyons bien clair : l’ensemble de ces éléments ne peut guère être interprété en faveur d’un avenir radieux. Il faudrait être désespéré ou stupide (ou les deux) pour continuer à clamer que la France pourra, d’ici à la fin de l’année, faire baisser sensiblement son chômage et enregistrer une croissance quelconque. De la même façon, il faudrait être complètement déconnecté de toute réalité pour croire qu’on ne va pas au devant d’un grain majeur ; agiter la presse sur des sujets de seconde importance et ne rien faire pour préparer le peuple au déluge qui s’annonce relève quasiment d’un comportement criminel.

En tout état de cause, ce pays est foutu.

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“Si le Portugal ne peut plus payer ses dettes, il doit faire défaut”

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« Le Portugal ne pourra jamais payer ses dettes, au lieu de cela il s’appauvrit. Si vous ne pouvez pas payer, la seule solution, c’est de ne pas payer. Quand l’Argentine était en crise, elle n’a plus payé. Est-ce que quelque chose s’est produit ? Non, rien n’est arrivé », a déclaré Mario Soares, l’ex-Premier ministre socialiste portugais qui a dirigé les deux premiers gouvernements à la suite de la dictature de Salazar.

express.be via E&R

Estimant que le gouvernement portugais était devenu le serviteur servile de la Chancelière allemande Angela Merkel, il a exhorté les forces politiques du pays à s’unir pour « faire chuter le gouvernement » et à faire cesser la politique d’austérité imposée par la troïka composée du Fonds Monétaire International (FMI), de la Commission Européenne, et de la Banque Centrale Européenne (BCE).

« Dans leur avidité à obéir à Senhora Merkel, ils ont tout vendu et ruiné ce pays. En deux ans, ce gouvernement a détruit le Portugal », fulmine-t-il.

Ses déclarations ont été formulées alors que la cour constitutionnelle portugaise à jugé la semaine dernière que la suppression du 14ème mois des salaires des fonctionnaires et des pensionnés, proposée par l’actuel Premier ministre Pedro Passos Coelho, était illégale.

Par ailleurs, une fuite dans un rapport de la Troïka a indiqué que le pays menace d’entrer dans une spirale de la dette, et qu’il pourrait nécessiter à terme un second plan de sauvetage.

En effet, selon ce document, les besoins de financement du Portugal pourraient atteindre 15 milliards d’euros en 2015, c’est-à-dire plus que les montants dont il avait besoin avant la crise, et alors même que sa cote de crédit s’est dégradée. Précédemment, il ne nécessitait que 10 à 12 milliards d’euros annuels.

Cependant, vendredi, les ministres de l’Eurogroupe ont donné leur accord pour une extension de 7 ans des prêts que le Portugal a reçus dans le cadre de son plan de sauvetage.

Pour Dario Perkins de Lombard Street Research, un défaut du Portugal pourrait exclure le pays de la zone euro.

L’Allemagne pourrait s’inquiéter que d’autres pays adoptent la même attitude et elle pourrait choisir de se montrer inflexible. Il pense que les pays de la périphérie redoutent d’être exclus de la zone euro, car ils ressentent que leur économie pourrait être anéantie.

Mais il prédit qu’à la longue, les citoyens de ces pays voteront de plus en plus pour des politiciens opposés aux politiques d’austérité, à l’image de ce qui s’est passé en Italie, et que l’UE perdra son emprise.

Une chape de plomb recouvre la visite officielle du président islandais en France

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Morosité persistante dans la zone euro, embellie confirmée de l’Islande ont eu raison de l’arrogance de nos élites. L’Islande, premier pays européen touché par la crise en 2008, a retrouvé le chemin de la prospérité : croissance de 2,5% du PIB, un chômage de 5%, excédents du commerce extérieur et des comptes publics. Les choix de politique économique de ce petit pays se retrouvent projetés sous la lumière de l’oligarchie. Dans les hautes sphères des centres de décision, les masques tombent, les certitudes se lézardent, les dogmes s’effondrent.

Agoravox via E&R

La dernière visite d’une délégation officielle de l’Islande remonte à 1983. Qui serait assez crédule pour croire que le calendrier retenu pour la fin février 2013 est une pure coïncidence ? À l’aune d’une zone euro enlisée dans une crise profonde, voyons un peu ce que peut ressentir l’ oligarchie aux affaires en France notamment, en apprenant que l’île vient de réaliser deux années consécutives de croissance positive supérieures à 2 % du PIB quand ce même PIB était en recul de 6,6 % en 2009 ; que le déficit budgétaire annuel de cet État providence est maintenant résorbé quand il était de 13.5 % en 2008 ; que le chômage approche les 5 % de la population active quand il était monté à 8 % en 2010 ; qu’il faut se faire à l’idée que le pays a gagné son bras de fer juridique contre la technocratie de Bruxelles et la finance internationale ; que le prêt de 2,1 milliards d’euros du FMI fut remboursé dans les meilleurs délais ; qu’en dévaluant brièvement la couronne jusqu’à 70 %, le pays a pu réinvestir dans l’économie nationale et créer un cercle vertueux pour la relance des investissements [1].

Et puis les pouvoirs publics islandais ne se sont pas contentés de faire un pied de nez aux banques en faillite. L’Islande prend des mesures hétérodoxes efficaces pour les particuliers et les entreprises qu’il conviendrait de faire connaître au plus grand monde. N’en déplaise aux financiers, pour sauver les ménages surendettés, l’État incite les banques à écrêter leurs créances. Au-delà de 110 % de la valeur du logement, la dette est effacée. Pour sauver les PME, entreprises créatrices d’emplois locaux, rappelons-le, l’État agit de même [2].
Voilà de quoi titiller les biens pensants les plus dogmatiques, n’est-ce pas ?

Dès lors, on comprend mieux pourquoi l’Islande n’est pas pressée d’entrer dans l’Union Européenne, et encore moins d’adopter la monnaie unique. « En quarante ans, nous sommes passés d’un pays en développement à l’un des plus prospères d’Europe avec notre petite monnaie indépendante », argumente l’eurosceptique président [3].

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