C’est arrivé en douce, sans fanfares ni clairons : l’UE vient d’autoriser les OGM avec 480 voix pour et 159 contre.

L’Europe a mis fin à des années de blocage sur le dossier OGM. Mardi 13 janvier, les eurodéputés ont adopté à une large majorité (480 voix contre 159), en deuxième lecture, un amendement à une directive datant de 2001 qui permettait à un pays de l’Union de s’opposer aux cultures d’organismes génétiquement modifiés sur son territoire, même si une autorisation a été délivrée au niveau de Bruxelles. Dans le même temps, cette législation, qui entrera en vigueur au printemps, devrait faciliter la culture de semences transgéniques sur un Vieux Continent hostile aux biotechnologies.

Jusqu’à présent, la Commission autorisait les OGM après avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), mais se retrouvait systématiquement confrontée à l’hostilité des États anti-OGM lors des conseils européens et ne parvenait pas à obtenir de majorité qualifiée lors des votes. De leur côté, les États « anti-OGM » (ils sont 19, dont la France, à s’opposer à ces cultures) ne pouvaient interdire les cultures transgéniques qu’en prenant sur leur territoire des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence pour des motifs environnementaux et sanitaires. Une procédure très fragile juridiquement.

Désormais, les capitales pourront évoquer également des motifs de politique agricole, d’aménagement du territoire ou des conséquences socio-économiques. Dans le détail, les États qui souhaitent bannir les OGM devront négocier avec les semenciers, sous la houlette de la Commission, pour leur demander d’être retirés du périmètre de culture proposé par les entreprises. Si la firme refuse, l’État-membre pourra néanmoins interdire de manière unilatérale l’OGM. Ce qui devrait, en toute logique, empêcher les firmes de biotechnologie (Monsanto, etc.) de contester leurs décisions devant la Cour de justice de l’Union Européenne.

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Source: Quenel +

De Findus à JP Morgan

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Par Romain, Atelier E&R

Dans un article de l’AGEFI datant de septembre 2012, on apprend que « l’avenir de Findus, que Lion Capital avait repris en LBO en 2008, semble s’éclaircir. Après neuf mois d’incertitudes, la chaîne de surgelés, conseillée par Rothschild & Cie, a bouclé une restructuration qui conduit le fonds d’investissement à en perdre le contrôle. »

En juillet 2012, Lion Capital, endetté, cède donc des parts Findus à deux banques créancières : JP Morgan (19,6 %) et Highbridge (21,5 %)

Dans un article de The Independant, du 9 février 2013 cette fois, on apprend que selon un document divulgué, les lasagnes contiendraient de la viande de cheval depuis environ 6 mois. Soit, si on fait un petit calcul, exactement depuis que les deux banques ont investi dans la compagnie…

Nestlé, dont les principaux actionnaires sont le groupe anglais Chase Nominee (10,10 %) – qui lui même appartient à la banque J P Morgan et Chase – et Citibank (7,00 %), a admis mardi avoir aussi des lots contenant de la viande de cheval.

Pour revenir à la France, et à notre cher gouvernement, il est intéressant de noter que cette opération a été faite sur le conseil de la banque Rothschild dont un des ex-membres est présent parmi les conseillers d’Arnaud Montebourg.

Quand à Cyril Lignac, chef cuisinier et conseiller culinaire de Findus depuis 2007, et qui déclarait à ce propos : « Findus est une entreprise réputée et sérieuse et ils m’ont convaincu », il vient de comprendre ce que c’est que de se faire glisser une quenelle par l’industrie agroalimentaire, salissant par la même occasion sa profession.