France boosts security in Niger nuclear site for fear of Mali war backlash

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France is deploying special forces and more equipment to Niger to improve security of the French nuclear company Areva, fearing a backlash in reprisal for French-led war in Mali, a report says.

PressTV

Over 70 percent of French electricity comes from nuclear reactors while much of the uranium used for fuel is extracted in Niger by Areva whose production sites are located in the towns of Arlit and Imouraren in the African country, south of Algeria, French magazine Le Point reported.

The deployment came after the January 16 deadly hostage-taking incident when a group of gunmen stormed a gas plant near Algeria’s border with Libya, kidnapping dozens of foreigners and a group of Algerian workers.

The attackers, reportedly linked to the fighters in neighboring Mali, said they had carried out the attack in retaliation for the French-led war in Mali.

France launched the war on January 11, under the pretext of halting the advance of the fighters who control the north of Mali. The United States, Canada, Britain, Belgium, Germany, and Denmark have said they would support the French war in Mali.

Meanwhile, the French-led war in Mali has forced Paris to increase security at home. The police and army presence, according to the magazine, has risen at government buildings, famous tourist sites, and subway and railway stations.

Security has also been increased around French President Francois Hollande who came to power in May 2012. In addition, armed French soldiers are reported to patrol inside the metro, ride trains and watch main streets like the Champs-Elysees.

Presently, France has over 2,100 forces in Mali while its Western allies have provided Paris with logistical support.

France has also received intelligence and logistic support from the United States.

The Economic Community of West African States has also pledged to throw their support behind France by sending some 5,800 soldiers to Mali.

Some political analysts believe that Mali’s abandoned natural resources, including gold and uranium reserves, could be one of the reasons behind the French war.

MR / MA

Un ancien personnage clé de la France au Rwanda à la tête de l’opération Serval au Mali

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Le général de Saint-Quentin désigné pour être le commandant opératif de Serval

ZONE MILITAIRE

L’Etat-major a précisé, le 23 janvier, la chaîne de commandement de l’opération Serval. Cette dernière compte 3 niveaux : stratégique, opératif et tactique. Ainsi, le premier est assuré par le CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations) commandé par le général de corps d’armée Didier Castres, sous-chef d’état-major opérations depuis septembre 2011. Ce dernier est subordonné au chef d’état-major des armées, l’amiral Guillaud, lequel fait le lien avec le pouvoir politique lors de conseils de défense, tenus à l’Elysée.

Le général de brigade Grégoire de Saint-Quentin, actuellement commandant des Eléments Français au Sénégal (EFS) a quant à lui été désigné pour dirigé le niveau opératif de Serval.

[EDITOR’S NOTE: c’est le même Officier qui avait commandé l’opération Turquoise au Rwanda en 1994]

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Guerre au Mali : les rafales français n’ont jamais survolé l’Algérie

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JeuneAfrique.com via E&R

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a remercié, lundi 13 janvier, l’Algérie pour l’ouverture de son espace aérien aux rafales français. Or, les avions de guerre français à destination du Mali ont survolé le Maroc et non l’Algérie.

Les avions de chasse français sont passés au-dessus du Maroc et non de l’Algérie pour aller bombarder les sites djihadistes au Nord-Mali, rapporte le journal en ligne Jeune Afrique.

Lors de sa visite au siège du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), le 15 janvier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, prend connaissance des éléments d’opération de raids aériens.

Sur l’écran qui lui est présenté, on découvre le plan de vol emprunté par les pilotes français : de Saint-Dizier, en France, jusqu’à Ndjamena, au Tchad. La durée du vol est de 9 heures 35 avec cinq points de ravitaillements. Sauf que sur le plan, il apparaît très clairement que les chasseurs-bombardiers survolent le Maroc.

Pourquoi avoir laisser planer le doute ?

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Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, avait pourtant remercié, le 13 janvier, le gouvernement algérien pour sa coopération en acceptant d’ouvrir « sans limites » son espace aérien aux rafales français.

Une annonce remplie de subtilité, car en réalité le chef de la diplomatie française a remercié sans confirmer le survol de l’Algérie des bombardiers français. Pourquoi Laurent Fabius remercie-t-il l’Algérie pour une chose qui au final ne servira pas à la France ?
Pourquoi taire la participation du Maroc ?

En Algérie, Mourad Medelci ne confirme pas les déclarations faites par son homologue français. Rappelons que la République algérienne était rigoureusement opposée à toute intervention militaire au Mali. Depuis le début de la crise, le président Abdelaziz Bouteflika prône le dialogue.

Trois jours plus tard, 32 djihadistes prennent d’assaut le site gazier de Tiguentourine à In Amenas, au sud-est de l’Algérie. Les terroristes ont affirmé agir en représailles à la guerre déclarée par la France au Nord-Mali.

Résultat de la prise d’otages : 37 travailleurs étrangers et 29 terroristes tués. Là aussi, une question taraude de nombreux esprits : comment les assaillants ont-ils réussi à pénétrer aussi facilement dans un complexe gazier classé sous haute surveillance.
Une opération de cette envergure requiert plus de trois jours de préparation.

Laurent Fabius avait prévenu, « les terroristes maintenant lourdement armés, un jour ils peuvent s’en prendre au Mali ou à l’Europe, mais un jour ils peuvent aussi s’en prendre à l’Algérie. (sic) »

Voilà désormais chose faite.

Mali : une guerre peut en cacher une autre

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Par Thierry MEYSSAN via E&R

Préparée de longue date et annoncée par François Hollande six mois à l’avance, l’intervention française au Mali a été présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques. Cette mise en scène ne vise pas seulement à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, elle ouvre surtout la voie à une déstabilisation de l’Algérie.

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Depuis Nicolas Sarkozy avec Laurent Gbagbo, Mouammar el-Kadhafi et Bachar el-Assad, la diplomatie française pratique le baiser de Judas. Ici le président François Hollande venu à Alger embrasser son homologue Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012. Trois semaines plus tard, il allumera la guerre au Mali pour enflammer l’Algérie.

« L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.

Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

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White House, Pentagon at odds over meddling in Mali: Panetta in Complète disarray

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PressTV

The White House and Pentagon officials are reportedly at loggerheads over the prospect of an imminent US military intervention in Mali.

Citing unnamed US officials, The Los Angeles Times reported on Friday that there is a sharp debate between the White House and the US Defense Department over whether the militants in northern Mali constitute enough of a threat to necessitate a military action.

Top Pentagon officials warn that unless Washington embarks on aggressive measures, Mali could turn into an Afghanistan-style safe haven for extremist groups

However, top White House aides dispute Pentagon’s contention that the militants in Mali could pose future challenges against the US.

The White House aides reportedly express concern that any conflict with an elusive enemy in Mali could drag US into an Afghan-like quagmire.

“The question we all need to ask is, what threat do they pose to the US homeland? The answer so far has been none,” an administration official said.

France and several African countries have sent troops to the West African country under the pretext of halting the advance of the militants who have been occupying northern Mali since April.

The Malian Army has announced progress in blocking the rebels’ advance beyond their stronghold in the north, but the United Nations High Commissioner for Refugees remains skeptical the conflict would come to an end any time soon.

Chaos broke out in Mali after President Amadou Toumani Toure was toppled in a military coup on March 22, 2012. The coup leaders said they mounted the coup in response to the government’s inability to contain the Tuareg rebellion in the north of the country, which had been going on for two months.

However, in the wake of the coup d’état, the Tuareg rebels took control of the entire northern desert region. later, Ansar Dine militants pushed rebels aside and took control of the region, which is larger than France or Texas.

ASH/AZ/MA

Crise du Mali, réalités géopolitiques (première partie)

Par Aymeric Chauprade, realpolitik.tv via E&R

L’intervention du Mali, comme toutes les interventions occidentales depuis la fin de la Guerre froide (de l’Irak jusqu’à la Libye en passant par l’ingérence en Syrie) ne saurait être analysée de manière angélique, sous prétexte qu’elle serait une opération française. Inversement, elle ne saurait être assimilée à toutes les autres opérations parce qu’elle admet en effet ses propres déterminants.

La guerre au Mali est la confrontation d’une multiplicité d’acteurs :

• l’État central malien (Bamako)
les Touaregs indépendantistes de l’Azawad
• les groupes jihadistes
l’État français et sa compagnie pétrolière Total (qui est certes une multinationale sur le plan capitalistique mais dont l’action politique reste coordonnée à celle de la France),
• l’État algérien avec d’une part son État profond (le puissant DRS, la sécurité militaire, coeur du régime) d’autre part sa société pétrolière étatique Sonatrach
• les États-Unis d’Amérique et leur État profond (composé d’éléments de la CIA, du Pentagone, de l’armée)
• l’État qatarien et ses intérêts pétroliers et gaziers
• deux États voisins, la Mauritanie et la Libye qui ont toujours joué un rôle crucial dans la question touareg.

Ce sont là les principaux protagonistes de l’affaire malienne. Au second plan, d’autres acteurs chargés d’apporter aux acteurs de premier plan une légitimité en terme de droit international : les autres États africains (la CEDEAO), l’Union européenne…

Voyons les intérêts et les motivations des premiers rôles qui s’affrontent sur la scène malienne, et pas forcément de manière visible.

Cette analyse étant longue, j’ai décidé de la découper en deux parties. La première partie tentera d’y voir clair sur les motivations de l’État malien, des Touaregs indépendantistes et des groupes islamistes.

La seconde partie abordera la question complexe des enjeux pétroliers et gaziers dans la zone (avec notamment les intérêts pétroliers français, qataris et algériens).

Nous pourrons alors proposer une lecture de la crise qui s’articulera autour d’un bras de fer entre Paris, Alger et Doha pour l’essentiel, avec bien entendu aussi les États-Unis en « embuscade » et qui montrera, une fois de plus, que le terrorisme islamiste est largement instrumentalisé pour consolider ou restaurer les intérêts des principaux acteurs.

1) L’État malien

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Afin de présenter l’État malien dans ses caractéristiques géopolitiques je m’appuie sur l’article « Mali » du Dictionnaire de géopolitique (Chauprade/ Thual) lequel date de 1999 dans sa deuxième édition. L’exercice consistant à revenir à ses anciens textes est peu pratiqué en France, et pour cause : s’il l’était, il abîmerait fortement la légitimité de la quasi-totalité de nos commentateurs médiatiques, surtout Olivier Roy, le génial visionnaire de la « fin de l’islam politique » (titre de son essai de 1992) lequel fanfaronnait encore sur les plateaux au début des printemps arabes, en 2011, en expliquant que sa thèse de la disparition de l’islamisme était la bonne et que la masse arabe ne rêvait que de démocratie occidentale… Cela fait penser à Francis Fukuyama s’excusant que la Fin de l’Histoire soit autant retardée depuis 1990 et nous demandant de patienter encore un peu (pour avoir raison)…

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N Syria learns to hate FSA occupation, NATO errs to add new front : MALI

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Members of the terrorist Free Syrian Army (file photo)

By Dr Webster Griffin TARPLEY for PressTV

When the history of the NATO destabilization in Syria finally comes to be compiled, this past week may be regarded as the turning of the tide against the foreign death squads and in favor of the Assad government.

On the one hand, official Washington – the principal sponsor of the foreign fighters – has been deeply shaken by reports coming from circles close to the “Free Syrian Army” (FSA) which depict a rising wave of hatred in northern Syria against the catastrophic misrule experienced under the death squad occupation there.

Ordinary Syrians of all backgrounds are increasingly disgusted by the corruption, incompetence, and oppression of the FSA regime. The rebel chaos is contributing to a significant increase in the popularity of Assad and his regime, which had guaranteed stability and freedom from the worst privations for decades.

On the other hand, NATO commanders have committed, what may turn out to be, a fatal strategic blunder by opening a new fighting front against Algeria and Mali – sending Libyan-based death squads to take hostages at the In Amenas natural gas facility, shortly after France had dispatched troops to northern Mali to confront the advancing Tuareg — before they had succeeded in finishing off Assad.

In this, the NATO bigwigs are repeating the same mistake made by Hitler in June 1941 when he launched his Barbarossa attack on the USSR before he had achieved the decisive elimination of the British. The result became an unwinnable two front war which doomed the Nazi dictator.

Who is out of touch with reality – Assad or Obama?

The imperialist think tanks of Washington had been optimistic during the late autumn and early winter of 2012-2013 that the collapse of the Assad government would occur in short order. They were taken aback in early January by Assad’s defiant and self-confident New Year’s speech to his supporters. With her usual snide cynicism, the State Department spokeswoman Victoria Nuland hissed that Assad was “out of touch with reality.”

This week The Washington Post was forced to quote an expatriate Syrian journalist’s remark that “many Syrians wonder whether it isn’t the United States and its allies who are out of touch….” (Liz Sly, “Assad still confident that he can control Syria,” The Washington Post, January 12, 2013)

Then came the shocking reports that the rebel-held areas, far from becoming a paradise of freedom and democracy under FSA rule, were exhibiting the grim features of a “failed state.” As David Ignatius, a veteran speaking tube for the State Department and the intelligence community wrote on January 13, “this stark analysis is contained in an intelligence report provided to the State Department last week by Syrian sources working with the Free Syrian Army (FSA). Describing the situation in the area from Aleppo to the Turkish border, where Assad’s army has largely disappeared, the report draws a picture of disorganized fighters, greedy arms peddlers and profiteering warlords.” (David Ignatius, “Anarchy in Syria,” The Washington Post, January 13, 2013)

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‘Pentagon’s hand behind French intervention in Mali’

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French soldiers walk past a hangar they are staying at the Malian army air base in Bamako. (Reuters / Joe Penney)

By RT, interview of William ENGDAHL

As French soldiers pour into Mali in the fight to push back the advancing Islamist militants, questions have been raised as to the motives behind the intervention. Author William Engdahl told RT the US was using France as a scapegoat to save face.

RT: At a time when France and the rest of the Eurozone are trying to weather the economic crisis, what’s Paris seeking to gain by getting involved in another conflict overseas?

William Engdahl: Well, I think the intervention in Mali is another follow-up to the French role in other destabilizations that we’ve seen, especially in Libya last year with the toppling of the Gadhafi regime. In a sense this is French neocolonialism in action.

But, interestingly enough, I think behind the French intervention is the very strong hand of the US Pentagon which has been preparing this partitioning of Mali, which it is now looming to be, between northern Mali, where al-Qaeda and other terrorists are supposedly the cause for French military intervention, andsouthern Mali, which is a more agricultural region. Because in northern Mali recently there have been huge finds of oil discovered, so that leads one to think that it’s very convenient that these armed rebels spill over the border from Libya last year and just at the same time a US-trained military captain creates a coup d’état in the Southern capital of Mali and installs a dictatorial regime against one of Africa’s few democratically elected presidents.

So this whole thing bears the imprint of US Africom [US Africa Command] and an attempt to militarize the whole region and its resources. Mali is a strategic lynchpin in that. It borders Algeria which is one of the top goals of these various NATO interventions from France, the US and other sides. Mauritania, the Ivory Coast, Guinea, Burkina Faso. All of this area is just swimming in untapped resources, whether it be gold, manganese, copper.

RT: Why was France the first Western country to get involved to such an extent? And what sort of message is this military initiative sending to its allies?

WE: Well I think that’s the Obama Administration’s strategy – let France take the hit on this as they did in Libya and other places in the past year and-a-half and the US will try and play a more discrete role in the background rather than being upfront as they were in Iraq and Afghanistan which cost the US huge amounts of credibility around the world. They’re playing a little bit more of a sly game here, but the rush for the US to announce its support the French military intervention and the actions of Africom over the past year and-a-half, two years ,in Mali make clear that this is a US operation with the French as a junior partner.

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Le député indépendant belge Laurent LOUIS s’oppose à la GUERRE AU MALI

Le député indépendant belge Laurent LOUIS s’oppose, seul contre tous les autres parlementaires, à la participation de la Belgique à la guerre au Mali. Il dénonce la manipulation internationale, le mensonge de la lutte anti-terrorisme, le soutien des Occidentaux aux djihadistes en Libye, Tunisie et Syrie et dévoile les véritables raisons de cette opération militaire néo-colonialiste.