Restez débranchés ! – Épisode 4 – Les Médias

Restez débranchés ! est la web-série qui vous permettra de porter la contradiction aux leçons infligées en cours et qui vous donnera enfin de vraies clés de compréhension, en citant par exemple des noms qui semblent avoir échappé à vos manuels scolaires, ainsi qu’à vos professeurs.
C’est le système de l’éducation qui ne va pas être content… La nouvelle école est en marche !

La note confidentielle au cœur de la crise financière mondiale (Vice.com) — Greg PALAST

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Lorsqu’un petit oiseau a déposé la note confidentielle Fin de Partie (End Game memo) à ma fenêtre, son contenu était tellement explosif, tellement fou et diabolique que je n’arrivais pas à le croire.

La note confirme les délires conspirationnistes les plus fous : à la fin des années 90, de hauts responsables du Trésor US ont secrètement conspiré avec une petite cabale de gros banquiers pour détruire la régulation financière à travers la planète. Quand vous voyez 26,3 pour cent de chômage en Espagne, le désespoir et la faim en Grèce, les émeutes en Indonésie et Detroit en faillite, remontez à la note Fin de Partie qui est la genèse de tout ce sang et toutes ces larmes.

Le fonctionnaire du Trésor qui jouait secrètement à cette Fin de Partie des banquiers s’appelle Larry Summers. Aujourd’hui, Summers est le candidat favori de Barack Obama pour la présidence de la Réserve Fédérale américaine, la banque centrale du monde. Si la note confidentielle est authentique, alors Summers ne devrait pas siéger à la Réserve Fédérale mais moisir au fond d’un donjon réservé à tous ces aliénés criminels du monde de la finance.

La note est authentique.

J’ai du prendre l’avion pour Genève pour obtenir confirmation et obtenir une réunion avec le Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy. Lamy, le généralissime de la mondialisation, m’a dit : « L’OMC n’a pas été créée par une cabale obscure de multinationales concoctant des complots contre le peuple … Il n’y a pas de riches banquiers fous qui négocient en fumant des cigares ».

Puis je lui ai montré la note.

La note commence avec le larbin de Larry Summers, Timothy Geithner, qui rappelle à son patron qu’il doit appeler les pontes de la Finance pour que ces derniers ordonnent à leurs armées de lobbyistes de se mettre en marche :

« Comme nous entrons dans la dernière ligne droite (ie fin de partie) des négociations sur les services financiers à l’OMC, je crois que ce serait une bonne idée pour vous de prendre contact avec les chefs d’entreprise … »

Pour éviter à Summers d’avoir à appeler son bureau pour obtenir les numéros de téléphone (qui, selon la loi américaine, doivent apparaître sur les annuaires publics), Geithner a énuméré les lignes privées de ceux qui étaient à l’époque les cinq dirigeants les plus puissants de la planète. Et les voici :

Goldman Sachs : John Corzine (212) 902-8281

Merrill Lynch : David Kamanski (212) 449-6868

Bank of America : David Coulter (415) 622-2255

Citibank : John Reed (212) 559-2732

Chase Manhattan : Walter Shipley (212) 270-1380

Lamy avait raison : ils ne fument pas des cigares. Il ne restait plus qu’à les appeler. Ce que j’ai fait, et bien sûr, j’ai obtenu un joyeux bonjour personnel de Reed – joyeux jusqu’à ce que je révèle que je n’étais pas Larry Summers. (note : les autres numéros ont été promptement débranchés. Et Corzine ne peut pas être joint tant qu’il fait l’objet d’une mise en accusation.)

Ce n’est pas la petite cabale des conciliabules tenues par Summers et les banksters qui est si troublante. L’horreur est dans l’objectif même de la « fin de partie ».

Je m’explique :

C’était en 1997. Le Secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, poussait fort pour déréglementer les banques. Ce qui nécessitait, en premier lieu, l’abrogation de la loi Glass-Steagall pour démanteler les barrières entre les banques commerciales et les banques d’investissement. C’était comme remplacer les coffres des banques par des roulettes de casino.

Deuxièmement, les banques voulaient obtenir le droit de jouer à un nouveau jeu à haut risque : « le commerce des produits dérivés ». JP Morgan à elle seule allait bientôt détenir $ 88 000 milliards de ces pseudo-titres inscrits dans ses livres comptables comme des « actifs ».

Le Secrétaire adjoint au Trésor, Summers (qui allait bientôt remplacer Rubin comme Secrétaire) s’est personnellement fermement opposé à toute tentative de contrôle sur les produits dérivés.

Mais quel intérêt de transformer les banques américaines en véritables casinos de produits dérivés si l’argent pouvait leur échapper et se réfugier dans des pays aux lois bancaires plus sûres ?

La réponse imaginée par la Big Bank Five fut la suivante : supprimer les contrôles sur les banques partout dans le monde – d’un seul coup. Le plan était aussi brillant qu’incroyablement dangereux.

Comment réussir ce coup de folie ? Le plan des banquiers et de Summers était d’utiliser l’Accord sur les Services Financiers (ASF), un additif abscons et bénin aux accords commerciaux internationaux gérés par l’Organisation Mondiale du Commerce.

Jusqu’à ce que les banquiers entament leur manoeuvre, les accords de l’OMC ne concernaient que le commerce des marchandises – c’est-à-dire, mes voitures en échange de vos bananes. Les nouvelles règles élaborées par Summers et les banques allaient obliger tous les pays à accepter le commerce d’actifs toxiques tels que les produits dérivés financiers.

Jusqu’à ce que les banquiers réécrivent l’ASF, chaque nation contrôlait les banques à l’intérieur de ses frontières. Les nouvelles règles du jeu allaient obliger tous les pays à ouvrir leurs marchés aux Citibank, JP Morgan et tous leurs « produits » dérivés .

Et tous les 156 pays de l’OMC allaient devoir démolir le mur qui séparait les banques d’épargne commerciales des banques d’investissement qui s’adonnaient aux produits dérivés.

C’est l’ASF qui allait servir de bélier et la tâche fut confiée à M. Geithner, qui fût nommé ambassadeur auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Les banquiers se déchaînent.

Mais pourquoi un pays accepterait-il de laisser son système bancaire arraisonné et saisi par des pirates financiers comme JP Morgan ?

La réponse, dans le cas de l’Equateur, était les bananes. L’Équateur était véritablement une république bananière. Le fruit jaune était une source vitale de devises fortes. Si l’Equateur refusait de signer le nouveau ASF, il ne lui resterait plus qu’à donner ses bananes aux singes et se retrouver en faillite. Alors l’Équateur a signé.

Et ainsi de suite – tous les pays furent intimidés à signer.

Tous les pays, sauf un. Le nouveau Président du Brésil, Inacio Lula da Silva, a refusé. Selon une autre note confidentielle que j’ai obtenue, le Brésil, en représailles, fût menacé avec un embargo sur ses produits par le Commissaire au commerce de l’Union européenne, un certain Peter Mandelson. Mais le refus obstiné de Lula a finit par payer pour le Brésil qui, seul parmi les pays occidentaux, a survécu et prospéré pendant la crise bancaire de 2007-2009.

La Chine a signé – mais a obtenu sa livre de chair en retour. Elle a entre-ouvert son secteur bancaire en échange de l’accès et le contrôle du marché des pièces détachés automobiles aux États-Unis ainsi qu’à d’autres marchés. (Rapidement, deux millions d’emplois aux États-Unis furent délocalisés en Chine.)

Le nouveau ASF ouvrit dans le monde entier la boîte de Pandore du commerce des produits dérivés. Parmi les transactions notoires légalisées : Goldman Sachs (où le secrétaire au Trésor Rubin avait été co-président) a monté un swap secret en euro-dérives avec la Grèce qui a fini par détruire le pays. L’Equateur, avec son propre secteur bancaire déréglementé et détruit, a explosé en émeutes. Argentine a du vendre ses compagnies pétrolières (aux Espagnols) et son eau (à Enron), tandis que ses enseignants fouillaient les poubelles pour se nourrir. Ensuite, Les Banquiers Déchaînés de la Zone Euro ont plongé tête la première dans la mare aux dérivés sans savoir nager – et le continent est actuellement vendu par petits bouts au rabais à l’Allemagne.

Bien sûr, ce ne sont pas seulement les menaces qui ont réussit à faire adopter l’ASF, il y avait aussi la tentation. Après tout, tout mal commence par une pomme offerte par un serpent. La pomme, c’était les piles étincelantes de trésors cachés dans l’ASF pour les élites locales. Le serpent, lui, s’appelait Larry.

Est-ce que tous ces malheurs et douleurs proviennent d’une seule note confidentielle ? Bien sûr que non : le mal était dans le Jeu lui-même, joué par la clique de banquiers. La note, elle, ne fait que révéler la stratégie employée.

Et la note révèle aussi beaucoup de choses sur Summers et Obama.

Alors que des milliards d’âmes désolées souffrent encore de la catastrophe mondiale provoquée par les banquiers, Rubin et Summers ne s’en sont pas trop mal tirés. La déréglementation des banques par Rubin a permis la création d’une monstruosité financière appelée « Citigroup ». Quelques semaines après avoir quitté ses fonctions, Rubin fût nommé directeur, puis président de Citigroup – qui a fait faillite tout en parvenant à payer Rubin un total de 126 millions de dollars.

Puis Rubin a pris un autre poste : celui de contributeur principal de la campagne électorale d’un jeune sénateur, Barack Obama. Quelques jours seulement après son élection à la présidence, Obama, sur l’insistance de Rubin, a nommé Summers au poste étrange de « Tsar Economique » des Etats-Unis et nommé Geithner au poste de Tsarine (c’est-à-dire Secrétaire du Trésor). En 2010, Summers a abandonné ses atours royaux pour devenir « consultant » auprès de Citibank et d’autres créatures de la déréglementation bancaire dont les émoluments ont fait grimper la valeur nette de la fortune de Summers de 31 millions de dollars depuis la note « fin de partie ». 

Qu’Obama choisisse Summers, à la demande de Robert Rubin, à la tête du conseil d’administration de la Réserve Fédérale signifie que nous sommes malheureusement encore loin de la fin de la partie.

Greg Palast

Source : http://www.vice.com/en_uk/read/larry-summers-and-the-secret-end-game-memo

Un grand merci à l’expert Mary Bottari de Bankster USA http://www.BanksterUSA.org sans qui notre enquête n’aurait pas pu débuter.

Le film de ma rencontre avec le chef de l’OMC Pascal Lamy a été créé à l’origine pour Ring of Fire, animée par Mike Papantonio et Robert F. Kennedy Jr.

La suite de la discussion sur les documents que j’ai présentés à Lamy se trouve dans “The Generalissimo of Globalization,” (Le généralissime de la mondialisation), chapitre 12 de « La pique-nique des Vautours » de Greg Palast (Constable Robinson 2012).

Traduction “Le Lamy de mes ennemis n’est pas mon ami” par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.
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La fausse émancipation des Femen

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Par Simone Choule via E&R

Perpétuellement considéré dans les médias comme un groupe de femmes « émancipées » et « libérées » et ainsi montré en modèle pour l’opinion, le mouvement « Femen » recouvre pourtant des zones d’ombres quant à ses sponsors, ses financements et sa formation.

Femmes émancipées du Grand Capital ?

Au vu de leurs dernières apparitions sur la scène médiatique (arrivée impromptue au sein de Notre-Dame de Paris, dans le bureau de vote de Berlusconi), les journalistes ont pu constater que les Femen étaient équipées de cartes de presse afin d’infiltrer toutes sortes d’institutions [1]. Cartes de presse de l’Associated Press, agence montée en 1846 par six journaux new-yorkais, et qui a pu renchérir ses affaires en faisant les bons investissements juste au bon moment avant les différents krachs boursiers de l’histoire.

Une agence que l’on découvre financée par les Rockfeller, famille longtemps perçue aux États-Unis comme obsédée par les grands monopoles financiers et à l’origine de nombreuses officines mondialistes (Council on Foreign Relations, Commission Trilatérale, Club Bilderberg…).

Les différentes Femen participant au mouvement se voient recrutées et choisies dans des secteurs où l’argent est roi : de la pornographie [2] aux réseaux de prostitution estudiantine [3], il est difficile de voir en ces victimes du monde libéral les Spartacus du Grand Capital, tant elles ne mordent pas la main qui les nourrit mais en vivent, étant payées jusqu’à 1 000 dollars par mois. Il est évident qu’on les verra moins manifester devant les murs de Wall Street…[3Bis]

Femmes émancipées des hommes ?

Bien que les Femen apparaissent dans les médias comme un mouvement « subversif » et « spontané », se trouvent néanmoins à leur tête des « sextremistes » deux éminences grises discrètes et peu mises en avant dans les mass media : Anna Houtsol et Viktor Sviatski. Si l’une (une petite rousse de 27 ans au visage ferme) a grandi dans les années 90 où l’après-URSS a conduit beaucoup d’hommes au chômage, conduisant les femmes de son village d’origine à prendre les devants pour assurer la survie, l’autre est d’une opacité troublante.

Sviatski connaît parfaitement le fonctionnement des médias. Il est toujours présent au quartier général du mouvement en Ukraine, mais n’apparaît jamais au grand jour. 34 ans, créatif, c’est lui qui amène les idées pour les actions à mener par les « féministes » aux seins nus [4]. La pose au poing levé permet par exemple au spectateur de façonner à peu de frais dans son esprit un réflexe de pensée conditionné indiquant que les Femen sont le synonyme de liberté (poing levé) et de libertaire (seins nus). L’idéologie du Capitalisme de la séduction en somme, comme le confirmerait le philosophe Michel Clouscard.

Ceux qui ont rencontré Viktor Sviatski décrivent quelqu’un doté d’une personnalité dominante, qui n’hésite pas d’exiger à ses activistes de se mettre au régime. Anna Houtsol déclare quant à elle qu’il s’agit juste d’un ami et dédaigne en parler publiquement. Si la présence d’un homme aux côtés des Femen a quelque chose de contradictoire avec leur posture médiatique, le mutisme autour de lui vient renforcer les zones d’ombre qui entourent ce mouvement. Leurs sources de financement restent en effet assez floues. De plus, leurs actions tous azimuts rendent perplexe quant à leur véritable raison d’être (en plus de porter de graves atteintes médiatiques aux intérêts du puissant lobby des soutiens-gorge).

Malgré tout, les Femen s’exportent. Des activistes ukrainiennes forment maintenant des recrues en France, en Allemagne et bientôt au Brésil. Il alors devient évident que les Femen sont émancipées de tout, sauf du mondialisme patriarcal des banques.

Bassam Tahhan sur l’assassinat de Chokri Belaid : “la Tunisie otage du Qatar”

Interview du 10 février 2013 à la radio francophone iranienne : Bassam Tahhan, professeur de stratégie et de géopolitique, revient sur l’assassinat du leader politique tunisien Chokri Belaid et dénonce le jeu pervers du Qatar.

Crise du Mali, réalités géopolitiques (troisième partie)

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Par Aymeric Chauprade via E&R

Le Mali possède 5 bassins sédimentaires dont le potentiel pétrolifère est avéré :

• bassin de Taoudenni (au nord et vers la frontière mauritanienne) : 600 000 km2 pour le seul Mali mais 1,5 million de km2 partagés entre Mali, Algérie, Mauritanie, Niger. Schites riches en matière organique. Il serait comparable au bassin d’Illizi en Algérie.

• le fossé (ou graben) de Gao : 15 000 km2, un seul puit à l’heure actuelle.

• les bassins contigus de Iullemeden et Tasmena (à l’Est et frontaliers avec le Niger), 80 000 km2, deux puits à l’heure actuelle ; comparable au bassin de Doba au Tchad ou aux bassins d’affaissement paléozoïque d’Algérie.

• fossé de Nara au centre, près de Mopti, également comparable au bassin Crétacé de Doba au Tchad soit aux bassins d’affaissement paléozoïque d’Algérie.

• L’AUREP, l’Autorité pour la Recherche pétrolière au Mali soutient que le sous-sol du pays est très potentiel pour le gaz et le pétrole et le directeur Afrique du Nord de Total, Jean-François Arrighi de Casanova va dans ce sens quand il parle lui de “nouvel eldorado pétrolier” à propos de la zone Mauritanie/Mali/Niger.

Cependant, à ce jour, le Mali compte encore un faible nombre de puits et son sous-sol reste sous-exploité.

Pour l’instant, Total est surtout présent chez le voisin mauritanien.

La multinationale d’origine française est présente dans l’exploration sur les permis Ta7 et Ta8 de la partie mauritanienne du bassin de Taoudéni mais en partage avec les Algériens et les Qataris. Total possède 60%, la Sonatrach (Algérie) 20% et Qatar Petroleum International 29%.

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Mali : une guerre peut en cacher une autre

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Par Thierry MEYSSAN via E&R

Préparée de longue date et annoncée par François Hollande six mois à l’avance, l’intervention française au Mali a été présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques. Cette mise en scène ne vise pas seulement à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, elle ouvre surtout la voie à une déstabilisation de l’Algérie.

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Depuis Nicolas Sarkozy avec Laurent Gbagbo, Mouammar el-Kadhafi et Bachar el-Assad, la diplomatie française pratique le baiser de Judas. Ici le président François Hollande venu à Alger embrasser son homologue Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012. Trois semaines plus tard, il allumera la guerre au Mali pour enflammer l’Algérie.

« L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.

Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

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