Décryptage de l’attentat à Charlie Hebdo, avec Jean-Loup Izambert

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Coupe Pour Qui ? La Face cachée de la Coupe du Monde au Brésil #ChangeBrazil

13 juin 2014 – Copa para quem? Voici un super web-reportage sur le Brésil hors des stades et du champ habituel des caméras.

“Une voie de tram est en construction pour améliorer la mobilité dans la ville de Fortaleza lors de la Coupe du monde. Cette voie impliquait de nombreuses destructions de petites maisons dans une communauté pauvre. Personne n’a averti personne. Il n’y a eu aucune communication, ni annonce dans les journaux, rien. On a cherché à s’informer et on a entendu dire, d’abord sous forme de rumeur que les maisons allaient être détruites…”

http://www.copaparaquem.com/fr/

UKRAINE : LE RETOUR AU REEL

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Les dernières évolutions autour du conflit ukrainien ont entraîné un brutal retour à la réalité pour les puissances occidentales et la population ukrainienne.

Par Xavier MOREAU, Realpolitik.tv

Réalités militaires et sécuritaires

Personne ne peut s’opposer à l’armée russe en Europe, et l’agitation hystérique du département d’État américain est inversement proportionnelle à sa capacité à agir. L’inquiétude pour la population ukrainienne ne vient pas de l’armée russe, mais de la présence au sein du gouvernement de membres de Svoboda. Ces derniers ont tenté, pour l’instant sans succès, d’intégrer « Pravy Sektor » dans les forces armées ukrainiennes. Les milices ont en outre récupéré les listes de leurs opposants, au sein du parti communiste et du parti des régions. La sécurité de ces personnes et de leur famille est précaire. Les milices peuvent investir les habitations, menacer, battre ou enlever impunément qui ils veulent.

La présence militaire des Russes en Crimée est un faux problème, dans la mesure où le pouvoir à Kiev a moins de légitimité que celui de la Rada de Crimée, qui prend ses décisions sans contrainte extérieure. En outre de nombreux habitants ont la double nationalité, et peuvent ainsi être considérés comme des soldats russes. Aux groupes d’auto-défense de Crimée se sont joints des volontaires russes et serbes.

Réalité Economique

L’Union européenne maintient un flou artistique sur l’aide qui sera accordée. Les dates des premiers versements n’ont toujours pas été fixées, ainsi que l’étalement de l’aide dans le temps. L’Ukraine va, comme nous l’avions annoncé, passer sous le broyeur et sans doute dès le mois de mars. On parle désormais de diviser les retraites par deux. L’UE maintient également le flou concernant la signature de l’accord de coopération. Elle souhaiterait signer la « partie politique » avant les élections du 25 mai, c’est-à-dire du papier sans intérêt. La réalité est que l’UE n’a pas intérêt à signer cet accord dans sa totalité, car même les populations les plus naïves de l’ouest de l’Ukraine comprendraient que cela ne leur apporte rien et surtout pas de visas. Lors de son intervention devant la commission des Affaires étrangères de l’assemblée nationale, le ministre français, Laurent Fabius, avait d’ailleurs souligné avec sagesse, le côté néfaste de cet accord et la nécessité de le revoir (38:00). À l’est de l’Ukraine, en effet, l’installation de barrières douanières du côté russe aura des conséquences économiques et électorales incalculables.

La Russie dispose de nombreux leviers économiques. L’Ukraine doit toujours 2 milliards de dollars à Gazprom, qu’elle ne peut payer. En outre si l’endettement de l’Ukraine dépasse 60 % du PIB, la Russie peut exiger le remboursement anticipé de son prêt de décembre dernier, ce qui conduirait à une banqueroute immédiate. L’Ukraine doit donc continuer à maintenir sa monnaie pour éviter de franchir ce seuil. Rappelons en outre que 60 % de la dette ukrainienne a été négocié sur les marchés en euro et devra être remboursée dans cette monnaie. Une dévaluation ferait donc exploser la dette ukrainienne.

Réalité politique : le triomphe des oligarques

Le gouvernement auto-proclamé de Kiev est composé exclusivement de proches de Yulia Timochenko et de membres du parti Svoboda. C’est la présence de ce parti minoritaire à la tête des structures de forces et de la justice, qui explique le refus catégorique de la Russie de négocier avec ce gouvernement issu de la rue.

La nomination par le gouvernement de Kiev de deux oligarques, comme gouverneurs des régions de Dniepropetrovsk et de Donetsk, permet de mieux comprendre l’origine du coup d’État. Ce sont les oligarques qui ont décidé de se venger du clan Ianoukovitch, et du racket exercé contre eux systématiquement. Les deux oligarques en question sont liés au système Timochenko, qui a déjà sévi en Ukraine. Il s’agit d’Igor Kolomoiski (Privat Bank) et de Sergei Taruta. Ils ont reçu le soutien du plus riche d’entre eux, Rinat Akhmetov. La nomination de ces hommes d’affaires à la très mauvaise réputation et dont l’un est même soupçonné de meurtre, a un double objectif.

Premièrement, rassurer la communauté juive d’Ukraine, puisqu’Igor Kolomowski est président du congrès juif ukrainien et qu’il finance la plupart des organisations juives. Cela explique le soutien inattendu des représentants de cette communauté au nouveau gouvernement, pourtant composé de leurs pires ennemis.

Deuxièmement, convaincre par l’argent ou briser par la force si besoin est, les mouvements pro-russes fédéralistes ou séparatistes. Les oligarques peuvent compter notamment sur les clubs de supporters de football qu’ils contrôlent.

Ces nominations démontrent aux doux rêveurs occidentaux, que le mouvement de Maïdan n’aboutira pas à la fin de la corruption, mais correspond à un retour de l’oligarchie qui a régné pendant la Révolution orange. Désormais, le combat contre les oligarques est mené uniquement par les mouvements pro-russes, qui sont apparus dans les régions russophones. En Crimée, ils ont éconduit l’oligarque Poroshenko, tandis qu’à Donetsk, ils tentent d’imposer un candidat élu, Pavel Gubarev, contre l’oligarque choisi par Kiev.

Les moyens déployés contre les pro-russes dans l’Est sont colossaux et sans une intervention russe, leurs chances sont faibles. Les services de sécurité du gouvernement de Kiev ont enlevé Pavel Gubarev, jeudi à Donetsk. Il est à l’heure actuelle séquestré à Kiev et a été condamné par Svoboda à deux mois de prison. Les activistes de Donetsk ont pu libérer les autres prisonniers politiques, en s’emparant de l’autobus qui les emmenait. À Donetsk, toujours, le nouveau gouverneur-oligarque, Sergei Taruta, conscient de l’inquiétude des Russophones, a tenu un discours très dur contre « Pravy Sektor ». Il vise indirectement Svoboda, ce qui pourrait signifier la fin du « gouvernement fasciste de transition » et la mise en place d’un gouvernement « UE compatible ». La réaction des bandes armées à cette déclaration sera intéressante à suivre.

En investissant ces oligarques, en confiant le gouvernement aux équipes corrompues de Yulia Timochenko, le gouvernement de Kiev continue de se discréditer vis-à-vis de la population. Pour contenir le mécontentement, les autorités de Kiev ont fait tomber une véritable chape de plomb, sur le modèle du système français. Le scandale de la conversation de Catherine Ashton avec Urmas Paet est, comme en France, passé totalement sous silence. C. Ashton a pourtant décidé de lancer une commission d’enquête ce vendredi. Les chaines de télés russes ont été retirées des bouquets satellites. L’accès au portail Internet russe « yandex.ru » est impossible et est automatiquement renvoyé sur « yandex.ua », qui distribue sans discontinuer de la propagande antirusse. Le système médiatique ukrainien très libre jusque-là s’oriente vers un système monolithique « à la française ».

Situation en Crimée

Le changement de stratégie russe en Crimée, qui consiste désormais à annexer la presqu’île, est une réponse aux sanctions occidentales, toutes symboliques soient-elles. Moscou signifie aux Occidentaux que ces sanctions produiront l’effet exactement inverse sur sa politique. Les Russes prennent en compte également que la parole internationale des dirigeants américains n’a absolument aucune valeur.

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Restez débranchés ! – Épisode 4 – Les Médias

Restez débranchés ! est la web-série qui vous permettra de porter la contradiction aux leçons infligées en cours et qui vous donnera enfin de vraies clés de compréhension, en citant par exemple des noms qui semblent avoir échappé à vos manuels scolaires, ainsi qu’à vos professeurs.
C’est le système de l’éducation qui ne va pas être content… La nouvelle école est en marche !

Manif du Front de Gauche: La MANIP DES MÉDIAS

MELANCHON C’EST FINI

Mélenchon ne fait plus recette. Ses admirateurs sont de moins en moins nombreux. Sa manif anti- fiscalité a fait un flop. Selon les services de la préfecture ils n’étaient même pas 7000… malgré les fausses déclarations du Front de gauche et ce qu’auraient pu nous faire croire les images télé :

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Source: Prêchi-Prêcha

Olivier Delamarche & Pierre Sabatier: Des pays comme la Grèce ne rembourseront pas

Olivier Delamarche & Pierre Sabatier: L’accord Iranien n’est que de la communication 1/2

Olivier Delamarche & Pierre Sabatier: Des pays comme la Grèce ne rembourseront pas 2/2

Que savait Mario Draghi de “l’arrangement” des comptes de l’Italie pour entrer dans la zone euro

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Prêchi Prêcha

L’Italie est exposée à une perte de 8 milliards € sur des dérivés, Mario Draghi impliqué. Maquillages, mensonges, détournements sont les mamelles de l’Union Européenne….. On coule, et nos élus bronzent sur la plage !

Des informations de presse indiquent que le Trésor italien, à l’époque dirigé par Mario Draghi, l’actuel président de la BCE, aurait contracté des produits financiers risqués dans les années 1990 pour faciliter l’entrée de l’Italie dans la zone euro. Le pays pourrait y perdre 8 milliards d’euros.

L’Italie a-t-elle précédé la Grèce dans le maquillage de ses comptes pour entrer dans la zone euro ? C’est ce que laisse entendre un rapport du Trésor italien que se sont procurés le Financial Times et la Repubblica. Selon ce rapport, l’Italie a restructuré au premier semestre 2012 huit contrats dérivés passés avec des banques étrangères pour un montant total notionnel de 31,7 milliards d’euros. Selon des experts interrogés par le FT, les pertes potentielles que le pays devrait assumer sur ces contrats seraient, au 20 juin, de 8,1 milliards d’euros. Mais le rapport ne donne aucun détail précis sur ces contrats.

Un montage désavantageux

Mais l’essentiel réside peut-être dans l’origine de ces contrats restructurés en 2012. Le Trésor italien aurait alors utilisé ces instruments pour obtenir des paiements immédiats des banques afin de faire entrer le déficit italien dans les clous des critères de Maastricht et permettre l’adhésion du pays à la zone euro dès 1999.

Selon la Repubblica, ces instruments seraient des « swap off market » qui prévoient un paiement en cash des banques au Trésor moyennant le versement d’un taux variable basé sur les taux du marché.

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