Le saviez-vous ? Peugeot sous embargo en IRAN

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PEUGEOT, L’IRAN ET GENERAL MOTORS

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Prêchi-Prêcha

France info s’intéresse à la vérité quand c’est trop tard. ça fait longtemps que Marine Le Pen accuse l’actionnaire Général Motors d’avoir fait perdre l’un des marchés les plus juteux de Peugeot. Nous vous le disions nous même en juillet dernier : Après peugeot, Obama oblige Renault à quitter l’Iran. (+vidéo du représentant CGT)

La France a obtempéré aux injonctions de la firme américaine. Le but pour l’oncle Sam était d’empêcher Peugeot d’être le constructeur de totomobiles favoris des Iraniens. C’est réussi. Aujourd’hui que les rapports avec l’Iran s’améliorent, l’Amérique compte bien se réserver le marché pour elle toute seule, et nous on compte nos chômeurs….

Maintenant que les chinois viennent de mettre la main sur la marque au Lion, il ne faudra pas s’étonner quand demain nos usines partiront en masse au pays de la muraille de Chine.

Alors qu’un groupe chinois entre dans le capital de PSA, la présidente du Front national craint pour l’indépendance du constructeur français. Elle affirme « que quand General Motors est entré dans le capital de PSA, sa première exigence a été de demander d’arrêter de fournir le marché iranien, un débouché considérable pour PSA ». Vrai ou faux ? Réponse ici.

VRAI

PSA n’a jamais voulu le reconnaître. Il a toujours affirmé que ce sont les sanctions internationales contre l’Iran qui l’ont obligé à stopper les ventes à ce pays. Mais une grande partie de la presse économique et des analystes du secteur confirment que l’américain General Motors a exigé début 2012 que PSA gèle ses ventes à l’Iran, grand ennemi des Etats-Unis.

Pierre Paturel, spécialiste du secteur automobile au cabinet d’études économiques Xerfi rappelle plusieurs éléments troublants. « PSA n’avait aucun intérêt à arrêter les ventes à destination de l’Iran. Il ne faut pas oublier qu’à ce moment là, PSA vendait environ 460.000 voitures à l’Iran. C’était son 2eme marché mondial et cela représentait 800 millions d’euros de chiffre d’affaire, quelque chose d’énorme ». Pierre Paturel ajoute que « comme par hasard, PSA déclare qu’ils vont arrêter de vendre des véhicules à l’Iran pile au moment où General Motors annonce qu’il va effectivement entrer dans le capital de PSA« .

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L’Affaire Peugeot Un documentaire de Francesco Condemi

Au printemps 2012, Peugeot se retire de son premier marché à l’international : l’Iran. Cette amputation coïncide avec l’annonce par le constructeur automobile de la fermetures de sites industriels et de milliers de licenciements en France et en Europe.
Qui a décidé d’abandonner un marché de 800 millions d’euros par an tout en envoyant à la casse 8000 salariés ?

En ce printemps 2013, le sort de plus de 10 000 salariés de Peugeot PSA semble maintenant scellé par les décisions des dirigeants de la firme. Les syndicats, quant à eux, paraissent incapables de renverser le rapport de force pour empêcher ces licenciements et, déjà, certains promoteurs lorgnent sur les 180 hectares du site d’Aulnay.

Comme à leur habitude, les médias ont escamoté les véritables raisons de la crise traversée par le constructeur automobile. L’idéologie néolibérale nous a distillé son prêt-à-penser sur la faible compétitivité des ouvriers français et sur les difficultés de la conjoncture économique mondiale.

Pourtant, de rares analystes on révélé comment, sous la pression du lobby anti-irannien, Peugeot s’est amputée de son principal client à l’international.
En rompant avec le marché iranien début 2012, PSA s’est privé de 650 à 840 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel.

L’équipe de Clap36 a enquêté sur les instigateurs de ce qu’il convient d’appeler « l’affaire Peugeot ».
Un film documentaire de Francesco Condemi.
Sortie française le 22 mai 2013.

Souscription

Contribuez à l’édition du DVD « L’affaire Peugeot » en participant à la souscription pour 20 € (frais de port inclus). Vous recevrez le film fin juin.
Durée : 59 mn.
Format : 16/9ème, HDV, stéréo.