Erdogan sous le coupret de l’opposition !

IRIB – Le député syrien Khaled al Aboud prévoit la chute du gouvernement d’Erdogan dans un proche avenir.

“Avec  les politiques d’Erdogan envers  la Syrie, Erdogan s’est mis toute l’opposition et uen grande partie de l’opinion publique sur le dos . Sur beacoup de point, ses positions sont en nette contradiction avec celles de ses opposants, elles sont anti souvrainiste et anti indépendantiste”/ “Erdogan cherche en prétextant la lutte contre le PKK et Al Qaida à séduire à nouveau ses opposants et l’opinion turque mais le couperet est suspendu au dessus de sa tête et il va tomber bientôt”

 

 

 

Les facteurs géopolitiques de la guerre impérialiste contre la Syrie (Première partie : La défaite d’Israël à la deuxième Guerre du Liban de 2006)

par Fida Dakroub

Généralités

La plus évidente des vérités ? Un mensonge qui nous plaît [1]. Contrairement à ce que les médias impérialistes ambitionnent, l’image mensongère des événements en Syrie, qu’on fabrique inlassablement, se décompose rapidement et constitue de nouvelles substances, une fois qu’une lecture critique de l’épisode syrienne du prétendu « Printemps arabe » soit impliquée. En effet, une telle lecture doit prendre comme objet d’analyse les intérêts stratégiques des puissances impérialistes au Moyen-Orient, depuis la floraison des violettes odorantes du « Printemps arabe », arrosées soigneusement par la Sainte-Alliance arabo-atlantique, jusqu’au lendemain du retrait des troupes étatsuniennes de l’Irak, en décembre 2011.

1. Les deux approches sur la guerre contre la Syrie

Dans l’arène médiatique, deux discours contradictoires s’opposent sur la lecture des événements en Syrie : d’un côté, les médias arabo-atlantiques – liés naturellement aux centres de force impérialistes – de l’autre côté les médias alternatifs et résistants.

En ce qui concerne les ambitions des médias arabo-atlantique, il est tout naturel.

D’abord, on commence par falsifier les données du terrain, pour que les choses se montrent sur la scène comme « épisodes de l’épopée humaine, âpre, immense, — écroulée » [2] ; une sorte de bataille épique entre les forces du bien et celles du mal ; ensuite, on diabolise le personnage de l’Autre – ici le gouvernement syrien – jusqu’au point où l’on voit en lui un Hashmodai [3] , un Astaroth [4] ; enfin, on glorifie les groupes islamistes armés ; on les angélise jusqu’au point où on les présente comme moines méditateurs, portant l’étincelle de « Liberté, Justice, Démocratie ».

Ceci implique, évidemment, le recours à toutes sortes d’opérations cosmétiques pour manipuler les émotions d’une grande partie de spectateurs, « cadenassés » devant des grands écrans, diffusant des spectacles majestueux, chef-d’œuvre de la propagande arabo-atlantique. Continue reading