Le lexique d’un leader du 21ème siècle (Dissident Voice)

Lesley Docksey

Pour aider tous les leaders du 21ième siècle (occidentaux bien sûr) dans leurs discours ou leurs déclarations aux médias et à leur crédules auditeurs. N.B. : cette liste n’est pas exhaustive et les leaders pourront inventer les mots et les phrases dont ils ont besoin et leurs alter ego pourront s’en inspirer.

Insurgés (aussi appelés terroristes, Moudjahidines, Al Qaeda, Talibans, Islamistes) : méchants. Nous ne les soutenons pas.

Rebelles : bons ; Nous les soutenons avec des armes et autres matériels, et ce sont nos forces (qui ne sont pas là) qui les entraînent parce que ….

Bottes sur le terrain : nous n’enverrons pas de soldats (parce qu’ils y sont déjà partis il y a une semaine/un mois/un an).

Régimes, dictatures : les gouvernements légitimes que nous ne soutenons pas.

Gouvernements : les régimes et dictatures que nous soutenons.

‘Nous sommes fiers de notre relation privilégiée’ : nous leur achetons des armes.

‘Partenaires’ : nous leur vendons des armes.

Pays amis : et à eux aussi.

Alliés mondiaux : et à eux aussi.

Nous sommes heureux d’accueillir le nouveau gouvernement/le renversement du gouvernement précédent : nous voulons leur vendre des armes.

Régimes : ceux à qui nous vendions des armes auparavant.

Dictatures : idem.

Etat voyou : un état dont l’occident a entièrement perdu le contrôle.

Armes chimiques/biologiques/nucléaires : utilisez ces termes pour effrayer vos propres citoyens. Par exemple, “l’Iran/l’Irak/la Syrie pourraient nous attaquer avec des armes chimiques/biologiques/nucléaires”. Attention, soyez quand même prudent parce (1) il se pourrait qu’ils n’en aient pas et (2) vous ne vous souvenez plus si vous leur en avez vendu ou non.

Ajoutez par sécurité : ‘Nous avons la preuve qu’ils les ont utilisées contre leurs propres citoyens’. Ne fournissez JAMAIS de preuves. Ce que vous voulez ce sont les grands titres dans les journaux du lendemain – “Syrie/Iran/Irak accusé de…”

‘Nous avons des preuves’ : généralement imaginaires ; il y a deux façons de procéder 1) Ne jamais en reparler et espérant que les gens oublieront. 2) Invoquer la ‘sécurité’ pour justifier votre manque de transparence et d’honnêteté.

Ferme réponse sécuritaire : tout ; des sanctions, frappes aériennes, bottes sur le terrain, à la fermeture complète de votre propre pays.

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La Russie et la Chine sifflent (déjà) la fin de la récréation à François Hollande – et à d’autres…

Guennadi Gatilov : le vice-ministre russe des Affaires étrangères a laissé François Hollande faire le Mitterrand quelques dizaines de minutes

Eh bien, François Hollande va devoir trouver un nouveau sujet de conversation avec Vladimir Poutine, vendredi. Le nouveau président de gauche (formatée atlantiste) n’avait pas exclu, voici 24 heures, de faire participer la France à une intervention militaire contre la Syrie, « comme en Libye », pourvu que celle-ci soit autorisée par l’ONU. Mais le président français et BHL n’auront pas attendu longtemps la mise au point du meneur de jeu russe. Mardi soir, quelques dizaines de minutes après l’intervention de Hollande, comme pour calmer les excités occidentaux croyant leur heure revenue à la faveur du drame – toujours pas éclairci – de Houla, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a averti que la Russie ne laisserait pas le Conseil de sécurité autoriser une telle intervention : Moscou « est catégoriquement opposée à toute intervention extérieure dans le conflit syrien qui ne ferait qu’aggraver la situation avec des conséquences incalculables pour la Syrie et le reste de la région« . Continue reading

L’AFP en flagrant délit de manipulation sur Chavez et Ahmadinejad

Par  Vincent Lapierre

Le 09 janvier 2012, Hugo Chavez recevait Mahmoud Ahmadinejad à Caracas. Dans son discours, le président vénézuélien a plaisanté sur la diabolisation des médias occidentaux, remarquant qu’ils imaginaient sans doute qu’un missile serait lancé depuis le Venezuela vers Washington. L’AFP a grossièrement manipulé les déclarations de Chavez pour transformer sa boutade en terrifiante déclaration de guerre.

Source: Investig’ Action

Mensonges et vérités sur la Syrie

Formé à Paris sous l’égide de la France, le Conseil national syrien entend renverser le régime du président Bachar el-Assad. Il est présidé par Burhan Ghalioun, professeur de sociologie à l’université de la Sorbonne (ici avec Alain Juppé, le 23 novembre 2011)

 Par Thierry Meyssan

Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d’une extrême gravité qu’ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s’interrogent sur le bien-fondé d’une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car —avec l’appui du Réseau Voltaire— certains sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l’ampleur de la propagande de l’OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l’état de la guerre médiatique.

En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des événements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des événements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir Continue reading