La Syrie dans le chaudron des projets gaziers géants !

IRIB -À la question «  Quelle est la vérité sur les ressources de nos eaux territoriales en pétrole et en gaz ? »

, le Président syrien Bachar Al-Assad a répondu : « C’est la vérité, que ce soit dans nos eaux territoriales ou dans notre sol. Les premières études ont fait état d’importants gisements de gaz dans nos eaux territoriales. Puis, nous avons su que d’autres gisements s’étendaient de l’Egypte, à la Palestine et sur tout le long de la côte ; ces ressources étant plus abondantes dans le nord. Certains disent que l’une des raisons de la crise syrienne est qu’il serait inacceptable qu’une telle fortune soit entre les mains d’un État opposant mais, évidemment, personne ne nous en a parlé de façon directe. C’est une analyse logique de la situation et nous ne pouvons ni la réfuter, ni la considérer comme une raison secondaire. C’est peut-être la raison principale de ce qui se passe en Syrie mais, pour le moment, elle reste du domaine de l’analyse »[1], [Ndt].

Le fond de l’air de la bataille russo-américaine empeste le gaz

Désormais la force des grandes puissances ne repose pas tant sur leur armement de plus en plus sophistiqué que sur leur mainmise sur les sources d’énergie, le pétrole et puis le gaz censé devenir le combustible numéro un à partir de 2030, selon les prévisions des experts en la matière. Il se pourrait donc que le fond de l’air de la bataille russo-américaine empeste le gaz !

Ce qui nous amène à tenter de voir clair dans  l’imbroglio des conflits d’intérêts contradictoires concernant l’exploitation et le transport du gaz entre la coalition Russie-Chine-Iran-Syrie d’une part, et la coalition USA-Europe-Turquie-Arabie saoudite-Qatar d’autre part, avant de nous pencher sur leur rôle dans le traficotage et l’ébullition de la « crise syrienne ».

La dépendance européenne pour le gaz

La consommation de l’Europe en gaz liquéfié serait de 500 milliards de m3 par an provenant principalement de la Russie et du Qatar. Actuellement le Qatar assurerait environ le quart de ces besoins et il est attendu que sa dépendance au gaz russe aille crescendo d’ici 2020, renforçant ainsi les relations d’intérêts entre l’Europe et la Russie ; ce à quoi les USA et l’UE s’opposent vigoureusement.

Cinq projets gaziers cherchent à gagner le marché européen

1. Les deux premiers sont russes et reposent sur les considérables ressources de la Russie elle-même. À travers la mer Baltique, une première ligne « Nord stream » relie directement la Russie à l’Allemagne considérée stratégiquement comme un important point de départ vers le continent européen. Partant de la mer Noire, la deuxième ligne du projet « South stream » passe par la Bulgarie avant de se diriger vers la Grèce, la Hongrie, l’Autriche et le nord de l’Italie, avec une capacité d’acheminement de 60 milliards de m3 par an.

2. Le troisième est le projet américain « Nabucco » qui repose sur les ressources du Turkménistan et de l’Azerbaïdjan. Il prévoit d’acheminer le gaz de la Turquie vers l’Europe en passant via la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, et l’Italie, avec  une capacité de transport de 31 milliards de mpar an.Prévu pour 2014, repoussé à 2017 pour problèmes d’ordre technique, son coût est désormais estimé à 21 milliards de dollars, et la course semble gagnée d’avance par la Russie.

Ce troisième projet récupère les excédents du Turkménistan ; lequel est engagé dans un autre projet l’associant à la Chine, au Pakistan, à l’Azerbaïdjan et dont l’Iran s’est retiré au profit « du projet Iran-Iraq-Syrie ».

À savoir que la plupart des puits turkmènes sont contrôlés par des multinationales basées en Israël tel que le groupe Merhav dirigé par Yosef Maiman [3], l’un des hommes les plus influents en Israël ; et que la Turquie s’était précipitée pour réserver sa participation au projet, puisqu’elle devenait le carrefour du transit en plus de garantir la couverture de ses propres besoins. Elle a d’ores et déjà signé un contrat avec l’Azerbaïdjan pour l’achat de 6 milliards de m3 en 2017.

3. Le quatrième est donc « le projet Iran- Iraq- Syrie », les trois pays ayant signé en Juin 2011 un protocole d’accord pour l’acheminement du gaz iranien vers la Syrie en passant par l’Irak sur une ligne terrestre d’environ 1500 Kms [ 225 Kms en Iran, 500 Kms en Irak, 500 à 700 Kms en Syrie] qui traverserait ensuite la mer Méditerranée pour rejoindre la Grèce sans passer par la Turquie ! De plus, le projet faisait état de la possibilité pour l’Europe de s’approvisionner au niveau des ports syriens.

Le coût de construction de ce dernier projet est estimé à 10 milliards de dollars et doit être mis en route entre 2014 et 2016. Il est conçu pour transporter 110 millions de mpar jour, soit environ 40 milliards de m3 par an. Les pays participant au projet ont même annoncé leurs propres besoins par jour et jusqu’en 2020 [25 à 30 millions de m3pour l’Irak, 20 à 25 millions de m3 pour la Syrie, 7 à 5 millions de m3 pour le Liban, avec une extension de la ligne vers la Jordanie].

La part de l’Europe est estimée à 50 millions de m3 par jour, soit environ 20 milliards de m3 par an. Ce qui fait que ce projet est un concurrent sérieux du projet Nabucco, d’autant plus qu’il repose sur les énormes réserves iraniennes estimées à 16 000 milliards de m3, ce qui suffirait pour quelques siècles à venir.

4. Le cinquième est qualifié de « Projet qatari ». Selon le quotidien Al-Akhbar, il aurait reçu l’aval des USA et se propose de construire un gazoduc qui transporterait le gaz qatari jusqu’en Europe, avec la participation de la Turquie et d’Israël. Il partirait du Qatar pour justement arriver en Syrie dans la région de « Homs, Al-Qusayr » en traversant l’Arabie saoudite et la Jordanie, sans passer par l’Irak ! À partir de cette région du territoire syrien, il bifurquerait dans trois directions : le port de Lattaquié en Syrie, le port de Tripoli au Liban, et la Turquie.

La capacité de transport de ce cinquième gazoduc n’est pas clairement précisée, mais elle pourrait dépasser celle du projet Nabucco. Le projet en lui-même pourrait concurrencer la ligne « South stream » et repose là aussi sur des réserves considérables, celles du Qatar étant estimées à 13 800 milliards de m3.

Les gisements en Méditerranée et la bascule de l’équation géopolitique

 

Les dernières découvertes d’importants gisements de pétrole et de gaz en Méditerranée orientale [eaux territoriales concernées : Grèce, Turquie, Chypre, Syrie, Liban, Palestine, Israël, Égypte] ont radicalement changé la donne géopolitique et pourraient être à l’origine de rivalités [4] et de discordes épouvantables par leurs conséquences.

L’Institut des Études géologiques des États-Unis [USGC] parle de de 9700 milliards de m3 de réserves pour le gaz et de 3,4 milliards de barils pour le pétrole. Alors que ces chiffres sont loin d’être fiables, coups tordus et batailles juridiques pour la répartition des quotas battent leur plein entre les pays riverains.

Israël n’a pas attendu le verdict pour signer des contrats avec des sociétés américaines et européennes et commencer à exploiter les gisements Tamar et Léviathan à l’Ouest de Haïfa. Selon ses propres estimations, il devrait couvrir une grande part de ses besoins et, à son tour, exporter son excédent vers l’Occident. Des incertitudes demeurent vu le contexte actuel et les conflits d’intérêts régionaux et internationaux.

Quant au Qatar, il serait facile pour l’Iran d’empêcher le transit du gaz qatari par le Détroit d’Ormuz. C’est pourquoi, appuyé par l’Occident, le Qatar s’acharne à se libérer de cette éventualité en s’offrant « un couloir de passage terrestre » pour exporter son gaz vers l’Europe ; couloir qu’ils ont décidé de faire passer par la Syrie !

Tel est le projet béni et voulu par les dirigeants US, mais il se trouve que telle n’est pas la volonté de Damas, de Moscou et de Téhéran. Tant que les relations étroites entre ces trois capitales resteront telles qu’elles sont, ce projet n’aboutira pas. Continue reading

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RUSSIA IS A FRIEND OF SYRIA AND WON’T LET IT DOWN

RUSSIA IT HAS TOO MUCH TO LOSE… THINK ABOUT THE GAS PROJECTS… NABUCCO VS SOUTH/NORTH STREAM.

IF SYRIA FALLS, RUSSIA’S PROJECTS OF PIPELINES WOULD FALL WITH IT. HENCE, ENABLING NABUCCO TO BE IMPLEMENTED. THIS WOULD MEAN EUROPE GETTING QATAR-I GAS I/O RUSSIAN GAS. WHICH WOULD TERRIBLY UNDERMINE RUSSIAN INFLUENCE ON AN INTERNATIONAL LEVEL.

Syrie – Guerre Du Gaz : Al-Assad Obstacle Au Gazoduc Qatar / Turquie

Par Mireille Delamarre

Dans sa boulimie d’investissements/retours sur investissements et ses velléités dominatrices comme premier producteur exportateur mondial de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) le Qatar a déjà misé plus de 3 milliards de $ sur le djihad takfiriste pour renverser le président syrien Bashar al Assad seul obstacle à la mise en route du gazoduc Qatar Turquie dont la partie turque est déjà prête à recevoir le gaz qatari pour l’acheminer en Europe de l’Ouest connecté au Nabucco.

[NDLR: Articles que nous recommandons également sur ce sujet ICIICI]

La dimension énergétique de la guerre contre le gouvernement syrien de Bahsar al Assad a été dés le début marginalisée dissimulée sous le qualificatif de “guerre civile” ou “guerre interreligieuse sunnite / shi’ite”. Des millions de militants anti guerre étaient descendus dans la rue en 2003 pour tenter d’empêcher une guerre contre l’Irak de Saddam Husseim scandant partout : “pas de guerre pour le pétrole”.

La majeure partie des voix anti guerre se sont tues soutenant en Libye et maintenant en Syrie les “guerres humanitaires” (R2P) inclus les “anticapitalistes” – Français notamment- qui roulent désormais pour l’Axe Washington Tel-Aviv Paris Londres Ankara Doha Ryadh.

La Syrie a des réserves pétrolières estimées en 2010 à 2 500 000 000 barils et des réserves gazières importantes. Mais surtout le territoire de la Syrie est le plus approprié pour exporter le pétrole et le gaz du Golfe Persique dont celui du Qatar mais aussi de l’Iran vers les pays d’Europe de l’Ouest gros consommateurs de ces ressources énergétiques via la Turquie.

En 2009 le Qatar et la Turquie avaient entamé des négociations avec l’Arabie Saoudite – concurrent direct du Qatar dans le financement et l’armement des takfiristes en Syrie – pour la construction d’un gazoduc Qatar Arabie-Saoudite Syrie Turquie qui devait être rattaché au gazoduc Nabucco Azerbaïdjian Turquie.

Selon Oilprice.com l’Arabie Saoudite a refusé que ce gazoduc en provenance du Qatar traverse son territoire. Le tracé de ce dernier inclue donc désormais le Sud de l’Irak, la Jordanie, la Syrie, la Turquie. La partie turque du gazoduc est déjà construite prête à recevoir le gaz du Qatar.

Seule obstruction : Assad.

Le champ gazier du Qatar North Dome – 3ème plus grande réserve de gaz mondiale avec 900 mille milliards de M3 – au milieu du Golfe Persique adjacent à celui de l’Iran de South Pars constituent à eux deux la plus vaste réserve mondiale de gaz.

En 2011 le Qatar a lancé un ultimatum au président syrien Bashar al Assad pour faire passer le gazoduc Qatar Turquie sur le territoire syrien. Assad a refusé et défiant le Qatar a décidé de s’allier avec l’Iran et l’Irak pour construire un gazoduc amenant le gaz de South Pars jusqu’en Méditerranée direction les marchés européens. La déferlante takfiriste financée armée par le Qatar a submergé la Syrie.

Le Qatar veut doubler sa production et son exportation de Gaz Naturel Liquéfié. Le Qatar s’est positionné comme premier exportateur mondial de GNL et cherche donc à consolider sa domination dans ce domaine par un programme de construction visant à accroître sa production pour passer de 31 millions à 77 millions de tonnes.

Le putschiste à la tête du Qatar Hamad bin Khalifa al Thani- plus pour longtemps Washington et Londres l’ont déposé et ont désigné son successeur qui doit prendre ses fonctions début Juillet – a déclaré à la suite d’entretiens avec le président turc Abdullah Gul et le premier ministre dictateur Tayyip Erdogan :

” nous sommes pressés d’avoir ce gazoduc du Qatar à la Turquie. Nous en avons discuté dans le cadre de la coopération dans le domaine de l’énergie. Pour se faire un groupe de travail va être mis en place qui présentera rapidement des solutions concrètes.”

Erdogan à lui-même affirmé que la Turquie souhaitait établir avec le Qatar “une relation à long terme et stable” en matière énergétique. “Dans ce but je pense qu’un gazoduc Qatar Turquie résoudra la question une fois pour toute”

Parmi ces solutions il y a celle de relier le gazoduc Qatar Turquie – via la Syrie – au projet de gazoduc Nabucco pour transporter le gaz provenant de l’Asie Centrale et du Moyen Orient en Europe concurrençant directement le gaz russe. Un accord de transit pour le Nabucco a déjà été signé par Erdogan et 4 premiers ministres de pays européens pour permettre une décision finale sur les investissements à faire pour réaliser ce projet soutenu par l’UE et qui vise à réduire la dépendance européenne au gaz russe. Autre gazoduc qui pourrait être relié au Nabucco celui transportant le gaz egyptien via la Jordanie et la Syrie.

On comprend dés lors l’intérêt qu’ont les dirigeants de ces deux pays -Egypte et Jordanie – à participer activement au renversement du gouvernement de Bashar al Assad. Cela vaut aussi pour la complicité de l’UE et les attitudes va-t-en guerre extrêmistes de la Grande Bretagne et de la France.

On ne le répètera jamais assez la guerre contre la Syrie du président Bahsar al Assad est une guerre pour la domination du marché des ressources énergétiques une guerre pour le gaz où chacun défend ses intérêts énergétiques soit en tant que producteur exportateur soit en tant que consommateur importateur.

Mais derrière les ambitions énergétiques du Qatar se cache aussi le maintien de l’hégémonie américaine des pétro dollars sur l’économie mondiale dont ont déjà été victimes Saddam Hussein et Muammar Khadafi.

Cette fois cependant la Russie mais aussi la Chine sont décidées à défendre leurs intérêts non seulement énergétiques mais aussi géostratégiques d’où les hésitations de Washington à lancer une guerre contre la Syrie à laquelle est hostile une grande partie de l’état major de l’armée américaine comme en témoigne la tentative récente avortée du secrétaire au département d’état John Kerry – alors même qu’il discutait hypocritement avec Moscou de la réunion d’une Conférence Genève II – de pousser Obama à prendre la décision de bombarder la Syrie. Le chef d’état major de toutes les armées américaines le Gl Martin E. Dempsey s’y est vivement opposé.

Oil and Gas find offshore Syria motive for US Israeli mercenary uprising and bloodshed in Syria

US GEOPOLITICAL TERRORISM PLATFORM

US GEOPOLITICAL TERRORISM PLATFORM

Why are US Israeli mercenaries in Syria?  Same reason why the US illegally attacked Afghanistan, Iraq, and Libya and Israel is committing genocide against the Palestinian civilian population   – oil and gas.  The U.S. Geological Survey reported that the Levant Basin, which covers Israel, Syria, Lebanon, Cyprus and Palestine, contains around 122 trillion cubic feet of gas and at least 1.7 billion barrels of oil.

The Israeli government plans to build a floating liquefied natural gas terminal with a sea-based defense radar system off its Mediterranean coast while forming a naval force to protect what it claims is its rich offshore gas fields. However, Syria, Lebanon, Cyprus and Palestine all have Levant Basin oil and gas rights.

Israel sent its Mossad and their foreign mercenaries into Syria to help the US and its mercenaries start a bloody uprising to take from Syria its oil and gas rights in the Levant Basin. Israel attacked Palestine and is grabbing land from them to deny them their oil and gas rights in the Levant Basin. The people of Palestine are being slaughtered to extinction (genocide) because of the oil and gas in the Levant Basin.

Lebanon’s Parliament Speaker Nabih Berri said that Israel is “ignoring the fact that according to the maps the deposit extends into Lebanese waters,”  Lebanese Energy Minister Gebran Bassil said June 17 his country “will not allow Israel or any company working for Israeli interests to take any amount of our gas that is falling in our zone.” He said Noble was warned not to work close to Lebanon’s economic zone. Continue reading

Struggle over the Middle East: Gas Ranks First

[ Editor’s note: This article is also available in FrenchItalianArabicGermanRussianSpanish ]

by Imad Fawzi Shueibi (April 17th 2012)

The media and military attack against Syria is directly related to the global competition for energy, as explained by Professor Imad Shuebi in this masterful article. At a time when the euro area threatens to collapse, where an acute economic crisis has led the U.S. into a debt of up to 14 940 billion, and where their influence is dwindling in the face of the emerging BRICS powers, it becomes clear that the key to economic success and political domination lies mainly in the control of the energy source of the century: gas. It is because she is at the heart of the most colossal gas reserves in the world that Syria is being targeted. The wars of the last century were fought for oil, but a new era has dawned, that of wars for gas.

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After the fall of the Soviet Union, Russians began to feel that the struggle for armament has exhausted them, especially in the absence of the necessary energy sources needed by any industrial country. The American presence in the oil zones for some decades enabled them to grow and have control over the international political decision without much struggle. Therefore, the Russians turned towards energy sources, be them oil or gas. Since the international apportionment does not bear much competition in oil sectors, Moscow sought to manipulate gas in the areas of gas production, transporting or marketing on a large scale.

The starting point was in 1995 when Putin set the strategy of Gasprom Co. to move within the area in which gas exists starting from Russia through Azerbaijan, Turkmenistan, Iran (for marketing) and the Middle East. Certainly, the projects of the Nord Stream and South Stream will be a historical order of merit/insignia given to Vladimir Putin for his efforts in bringing Russia back to the International arena and for tightening the grip on the European economy which will depend, for decades, on gas as an alternative for oil or depend on gas as well as oil, yet with prioritizing the first; i.e., gas. At this point, it was a must for Washington to hasten to create its peer project; Nabucco, to compete against the Russian project as to gain an international apportionment on the basis of which the next century will be politically and strategically determined. Continue reading