Que savait Mario Draghi de “l’arrangement” des comptes de l’Italie pour entrer dans la zone euro

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Prêchi Prêcha

L’Italie est exposée à une perte de 8 milliards € sur des dérivés, Mario Draghi impliqué. Maquillages, mensonges, détournements sont les mamelles de l’Union Européenne….. On coule, et nos élus bronzent sur la plage !

Des informations de presse indiquent que le Trésor italien, à l’époque dirigé par Mario Draghi, l’actuel président de la BCE, aurait contracté des produits financiers risqués dans les années 1990 pour faciliter l’entrée de l’Italie dans la zone euro. Le pays pourrait y perdre 8 milliards d’euros.

L’Italie a-t-elle précédé la Grèce dans le maquillage de ses comptes pour entrer dans la zone euro ? C’est ce que laisse entendre un rapport du Trésor italien que se sont procurés le Financial Times et la Repubblica. Selon ce rapport, l’Italie a restructuré au premier semestre 2012 huit contrats dérivés passés avec des banques étrangères pour un montant total notionnel de 31,7 milliards d’euros. Selon des experts interrogés par le FT, les pertes potentielles que le pays devrait assumer sur ces contrats seraient, au 20 juin, de 8,1 milliards d’euros. Mais le rapport ne donne aucun détail précis sur ces contrats.

Un montage désavantageux

Mais l’essentiel réside peut-être dans l’origine de ces contrats restructurés en 2012. Le Trésor italien aurait alors utilisé ces instruments pour obtenir des paiements immédiats des banques afin de faire entrer le déficit italien dans les clous des critères de Maastricht et permettre l’adhésion du pays à la zone euro dès 1999.

Selon la Repubblica, ces instruments seraient des « swap off market » qui prévoient un paiement en cash des banques au Trésor moyennant le versement d’un taux variable basé sur les taux du marché.

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La duperie de François Hollande sur les chiffres du chômage. (+vidéo Nicolas Doze)

Nicolas Doze : La duperie du gouvernement sur les chiffres du chômage

En mai, le nombre de chômeur a stagné. Ayrault et Sapin restent modestes, ils y voit des “signes encourageants”, «des signes de reprise économique, en France et en Europe», qui laissent penser que «nous pouvons (y) arriver» à inverser cette tendance et tout ça, tout ça bla bla bla… sauf que derrière cette posture de faux cul, il y a la manipulation qu’est en train d’opérer le gouvernement : un joli tripatouillage de chiffre comme savent le faire les socialistes. Car si l’on observe les documents du mois de mai on découvre que le nombre de chômeurs à venir grossir les rangs de la catégorie D a grimpé de 3,1%. Or cette catégorie qui regroupe ceux “non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi” en raison de stage, de formation, d’arrêt maladie ou autre congé maternité, n’est pas prise en compte dans les résultats finaux. C’est la bagatelle de 8 200 personnes qui s’évaporent.

Mieux encore. Si on constate que le nombre de personnes à s’inscrire à Pôle emploi est plus faible que ceux qui le quittent, nombreux sont ceux qui ont été rayés des listes pour défaut d’actualisation. Là encore c’est 36 400 demandeurs d’emploi qui disparaissent.

On doit s’attendre dans les mois à venir à une manipulation des chiffres et à la création tout azimut d’emplois aidés financés par la dette puisque les rentrées fiscales ne permettent même plus à faire tourner la machine…. Hollande pourra dire j’ai inversé la courbe…. il fera le fanfaron, mais ces emplois ne produirons aucun effet, ne rapporterons aucune richesse et nous couterons beaucoup….. il nous aura alors définitivement mis sur la paille….

Le Sénat vote la fin du CDI !

Le 14 mai 2013,  la loi sur « la sécurisation de l’emploi » a été votée au Sénat.

Pendant que les socialistes agitaient dans une main le chiffon arc-en-ciel avec le mariage homosexuel, dans l’autre on a jeté au broyeur le CDI. Magnifique détournement.

En effet, la loi enterrant le CDI a été adopté par 169 voix contre 33. Ce qui veut dire qu’il a eu un large consensus UMP-PS. L’UMP préférant son cirque en manifestant contre la loi Taubira, a participé a ce qu’on pourrait appeler « un crime social » en s’abstenant 1.

Le CDI ou Contrat à Durée Indéterminée, préservait des licenciements sauf en cas de « cause sérieuse et réelle ». Maintenant, le patron pourra virer l’employé pour avoir refusé de changer de poste, pour avoir refusé de changer de lieu de travail, y compris de l’autre coté de l’Hexagone… Ou simplement s’il vous juge « incompétent » ! 2

Le CDI prévoyait l’impossibilité de baisser votre rémunération sans votre accord. 
Grâce à notre Sénat, refuser une baisse de salaire (jusqu’au SMIC) devient un motif valable pour vous faire pointer à Pôle emploi (article 18 de l’accord national interprofessionnel – ANI).
 Les syndicats qui ont trahi les travailleurs en votant l’ANI sont la CFDT, CFE-CGC, et la CFTC. Seul la CGT et FO ont refusé 3.

De voir que c’est un gouvernement dit « de gauche » qui applique les mesures « les plus droitières » preuve que le clivage gauche/droite est une fumisterie, c’est en faite qu’un seul parti l’UMPS, bonnet blanc, blanc bonnet.

C’est cette même majorité « socialiste » qui avait voté le mois précédent à l’assemblée, la mesure sur la « flexibilité » où il est prévu  : qu’en cas de « graves difficultés conjoncturelles », les entreprises pourront imposer à tous les salariés une baisse momentanée des salaires (dans la limite du montant horaire du smic) et une modulation de la durée du travail (baisse ou hausse) pendant une durée de deux ans au maximum. En cas de refus, les salariés seront licenciés pour motif économique. En contrepartie, l’entreprise devra s’engager à maintenir tous les emplois le temps de l’accord 4. Voilà ce qui s’appel une avancée sociale.

Mais cette fin du CDI a déjà été avancée et préparée bien avant l’élection de François Hollande, par son ennemi la finance.

Nicolas Doisy, le Chief Economist du Crédit Agricole de Chevreux l’explique parfaitement dans cette vidéo « Le plan de bataille des financiers ». La réforme du marché du travail, la pression de l’Europe, les promesses non-tenues, …tout était sur les rails avant les élections.  Preuve encore de la mascarade démocratique. Une guignolerie qui n’a trop durée.

« Le changement, c’est je t’en mets une dans la gueule, l’autre dans le fion »

Dieudonné, maître quenellieren parlant du slogan de François Hollande

Le plan de bataille des financiers : 

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