Florian Philippot sur la loi “antiterroriste” et la Censure d’Internet LCP 01/10/2014

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Le Zapping d’ERTV Deuxième quinzaine de septembre 2014

Parce qu’une compilation d’extraits vidéos peut servir à autre chose que promouvoir l’idéologie dominante, tourner les grands enjeux en dérision ou mépriser le peuple, ERTV vous propose son zapping !

Bon visionnage !

La quenelle, petite histoire d’un grand mensonge politico-médiatique

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Analyse rétrospective détaillée de l’évolution du sens donné à la quenelle par les médias dominants, avec les causes, les objectifs et les techniques employées.

Par Abraxas, AGORAVOX

Coup de tonnerre en ce 21 Janvier 2014, la quenelle, ce geste « infamant » qui a valu à Nicolas Anelka d’être attaqué par la Fédération anglaise de football, n’est pas un geste antisémite. Enfin, pas tout à fait. Il ne l’est que quand il est dirigé contre une synagogue ou un lieu de mémoire, entendez la Shoah, déclarée « sanctuaire » intouchable par Manuel Valls.

http://www.youtube.com/watch?v=BmAHHUArSFQ

Ainsi l’a déclaré Roger Cukierman, président du CRIF, au micro du Figaro.

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/pour-cukierman-la-quenelle-d-anelka-n-etait-pas-antisemite/3086402601001/

Ce revirement dans l’interprétation « officielle » (c’est à dire médiatique) de la signification de la quenelle clôt, je l’espère, un mensonge grotesque, initié par le pendant de Monsieur Cukierman, j’ai nommé Alain Jakubowicz, actuel président de la LICRA.

En effet ce dernier avait lancé « l’affaire » de la quenelle, par une déclaration dans le « reportage » (désolé pour tous ces guillemets mais le vocabulaire utilisé fait partie de la guerre sémantique menée par les médias) de France 2, diffusé dans l’émission « Complément d’enquête » le 19 décembre 2013.

http://www.france2.fr/emissions/complement-d-enquete/les-reportages/quenelle-et-bananes-l-indigestion_159180

Donc selon ce monsieur, ce geste est, de toute évidence, un salut nazi inversé, signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah (les guillemets seraient trop faibles pour exprimer l’aspect douteux de cette affirmation). Et sur quoi base-t-il son exégèse ? Sur des photos postés sur internet de « quenelliers », terme désignant les auteurs de ce geste « nauséabond » (terme préféré des médias pour qualifier la chose).

Tout d’abord, ces photos se comptent tout au plus en dizaines, sur un stock en ligne de plusieurs milliers (pour une vision d’ensemble, http://www.dieudosphere.com/les-quenelles.html)

Ensuite, on peut leur attribuer d’autres significations, comme celle de dire, : « j’emmerde la sacralisation et l’instrumentalisation de la Shoah par les instances juives, ou, j’en ai marre de bouffer de la Shoah matin, midi et soir, voire même au goûter, ou, je ne supporte plus la domination en France du lobby sioniste, ou, je veux blasphémer, et je ne peux me tourner que vers ce symbole puisqu’il est permis de caricaturer Mohammed, le prophète de l’Islam (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Caricatures_de_Mahomet_du_journal_Jyllands-Posten) ou de représenter le Christ en « putain du diable » (cf http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2011/12/08/les-cathos-contre-golgota-picnic-intouchable-christ-227340) mais pas de toucher à cette nouvelle religion qu’est la Shoah, ou je n’aime pas les juifs et je veux le montrer ». Je ne suis pas dans la tête des gens, donc je me garderai bien de juger de la signification que chacun peut attribuer à ce geste.

Enfin, à supposer que ces gens soient réellement des « antisémites » (terme vague censé désigner la haine des juifs pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils font, mais dont le sens très élastique varie en fonction de qui l’emploie et contre qui il l’emploie. (Pour rappel les ashkénazes ne sont pas des sémites alors que les saoudiens le sont. Lire « l’invention du peuple juif » de Shlomo Sand pour les explications détaillése)), depuis quand attribue t-on la signification d’un geste en fonction de son objet d’application ? Si un néo-nazi se prend en photo en train d’uriner sur le mur des lamentations, doit on en conclure que le fait de pisser est antisémite ? Si on filme un homme en train de faire un doigt à un groupe de juifs, doit on proscrire à jamais l’érection du majeur, considéré comme antisémite ? Je laisse à chacun le soin d’exercer sa faculté de raisonnement et de tirer les conclusions que la logique impose.

Cela fait environ dix ans que l’humoriste Dieudonné (qui ne fait plus rire personne selon Manuel Valls et les journalistes de télévision, mis à part peut être les dizaines voire centaines de milliers de personnes qui ont vu ses spectacles et les millions qui ont visionné ses vidéos) pratique ce geste, sans que celui ci ait jamais été qualifié d’antisémite, malgré que son créateur l’ait été des centaines de fois.

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Deux Poids Deux Mesures

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Le pouvoir s’attaque à Dieudonné plutôt qu’aux Femen, qui profanent des églises, ou à la CGT, qui séquestre des patrons. Manière de faire diversion face au fiasco socialiste.

Par Yves de Kerdrel, Valeurs Actuelles

Maintenant, cela commence à bien faire. Pendant que le pays s’enfonce dans les difficultés, le président — normal et irréprochable — s’ébroue dans une garçonnière avec une nouvelle madame du Barry. Bien entendu, la plupart des médias audiovisuels ne s’étonnent de rien. Bien sûr, l’omerta qui entoure les affaires de la “Hollandie” depuis vingt mois devient une chape de plomb. Naturellement, ce qui serait ailleurs une affaire d’État doit être enterré vite fait bien fait.

Il est temps d’en finir avec cette hypocrisie et cette “gauche forcément morale” qui ne cesse, aujourd’hui encore, de dénoncer le quinquennat précédent, qui utilise un cabinet noir à dessein avec des fonds publics et qui ne veut pas qu’on lui reproche ses turpitudes fiscales ou extraconjugales. Que n’aurait-on dit si Nicolas Sarkozy s’était promené à Disneyland avec Carla Bruni coiffé d’un casque de livreur de pizzas en compagnie d’un garde du corps portant des croissants ? Que n’aurait-on dit si l’ancien chef de l’État s’était livré à des escapades nocturnes au moment même où la crise financière battait son plein ? Toutes les bonnes consciences auraient immédiatement appelé à la démission du président, là où aujourd’hui elles réclament le respect de la vie privée.

Ce “deux poids, deux mesures” permanent est devenu insupportable aux Français. Parce qu’il ne concerne pas seulement la manière dont il faudrait parler de François Hollande, qui avait promis « un comportement exemplaire ». Mais parce qu’il se traduit à tous les étages de la société. Pendant des jours, alors que des plans sociaux frappaient des milliers de familles, le seul sujet important traité par les pouvoirs publics — et par les médias à leur botte — était celui de Dieudonné, personnage à l’humour plus que douteux, mais qui n’a jamais mis la République en danger. C’est tout juste si le ministre de l’Intérieur n’en a pas appelé aux mânes de Jean Moulin pour faire interdire son spectacle.

Curieusement, lorsque des Femen — subventionnées indirectement par la Ville de Paris — s’attaquent à l’église de la Madeleine pour y faire, à la veille de Noël, un simulacre d’avortement devant le maître-autel, quelques jours avant que l’église Sainte-Odile soit profanée, pas une voix ne s’élève. Et le ministre de l’Intérieur, si prompt à jouer les matamores face à Dieudonné, ne semble voir dans l’action de ces jeunes femmes, entrées en France dans des conditions suspectes, aucun trouble à l’ordre public. Jusqu’au jour où des chrétiens, atteints dans leur foi, feront justice eux-mêmes, faute de voir leurs lieux de culte protégés comme le sont les mosquées ou les synagogues.

Mais ce n’est pas tout : la semaine passée, deux dirigeants de l’usine Amiens-Nord de Goodyear ont été séquestrés dans des conditions humiliantes sans qu’à aucun moment les forces de l’ordre n’interviennent. Et à l’heure qu’il est, ce site de production est encore occupé en toute impunité par la CGT et ses preneurs d’otages, qui ont mis la main sur le stock de 240 000 pneus prêts à partir. Tout cela laisse Manuel Valls de marbre. Il faut dire que Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a affirmé qu’« il n’y a rien de grave » à séquestrer des patrons. En revanche, les plans sociaux, qui tombent comme les feuilles mortes de Jacques Prévert, sont systématiquement retoqués, parce qu’ils menacent les promesses présidentielles d’inversion de la courbe du chômage.

Le ministre de l’Intérieur est devenu le ministre de la Diversion. Il semble plus occupé à régler des comptes avec les défenseurs des valeurs traditionnelles, comme l’a montré la violence avec laquelle il a traité les manifestants pacifiques contre le mariage homosexuel, et à jouer les gros bras face à des tigres de papier pour éviter que l’on parle des aventures du président, du chômage qui enfle ou de la dette qui est entrée dans une zone dangereuse. Alors qu’en matière de délinquance, toute sa politique est un échec, comme l’ont encore montré les tristes assassinats de trois jeunes Français pendant la nuit de la Saint-Sylvestre. Trois meurtres commis par des personnes de couleur. Mais ce n’est évidemment qu’un pur hasard dont personne n’a le droit de parler dans cette France bien-pensante où la ministre de la Culture demande la fermeture d’un théâtre et où d’autres réclament la censure d’Internet comme dans les pays totalitaires.

Voilà pourquoi ceux qui croient que Manuel Valls est une solution doivent bien prendre conscience qu’il est aujourd’hui un problème dans cette République, dont tous les piliers de la sagesse s’effondrent en même temps. À force de n’avoir d’yeux que pour le Capitole, le “premier flic de France” pourrait finir par découvrir la roche Tarpéienne.